‹ L'Année liturgique. L'aventChapitre 92 sur 149 · RÉPONS DE L^AVENT · texte numérisé non relu

RÉPONS DE L^AVENT

(/*' Dimanche de l'Avent, à Matines.)

^. Nous attendons le Sau- f. Salvatorem expectayeiip, notre Seigneur Jésus- mus DominuraJesuni Chris* Christ : * Qui transformera no- tum ; * Qiîl reformabit cortre corps vil et abjec^, en le pus humilitatis nostrœ conrendant conforme à son corps figuratum corpori clarltatis glorieux, f. Vivons dans le sie- suae. f, Sobrie, juste et pie, cle présent avec tempérance, vivamus in hoc sœculo, exjustice et piété, dans Vattente pectantes beatam spem, et du bonheur que nous espérons, Âdventum gloriœ magni et de l'Avéneraent glorieux du Dei,* Qui reformabit corgrand Dieu , * Qui transfor- pus humilitatis nostrœ coumera notre corps vil et abject, figuratum corpori claritaen le rendant conforme et son tis su8e. corps glorieux.

' y DÉCEMBRE

MÉMOIRE DE SAINT SABRAS, ARBÉ

L'Église Romaine se borne aujourd'hui à rOffice de la Férié ; mais elle y joint la Commémoration de saint

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Sabbas^ Abbé^dé la fameuse Laure de Palestine^ qui subsiste encore aujourd'hui sous son nom. Ce Saint» qui mourut en 533, est le seul personnage de l'Ordre Monastique dont l'Église fasse mention en ses Offices, dans tout" le coius de TAvent; on pourrait môme dire que parmi les simples Confesseurs, saint Sabbas est le seul qu'on voie au Calendrier du Bréviaire dans cette partie de l'année, puisque le glorieux titre d'Apôtre dès Indes, semble mettre saint François Xavier dans une classe à part. Nous devons voir en ceci l'intention de la divine Providence qui, pom* produire une plus salutaire impression sur le peuple chrétien, s'est appliquée à choisir, d'ime manière caractéristique, les Saints qui devaient être proposés à notre imitation, dans ces jours de préparation à la venue du Sauveur. Nous y trouvons des Apôtres, des Pontifes, des Docteurs, des Vierges, glorieux cortège du Christ Dieu, Roi et Époux; la simple Ccmfession n'y est représentée que par un seul homme, par l'Anachorète et Cénobite Sabbas, persotmage qui, du moins, par sa profession monastique, se rattache à Ëlie et aux autres Solitaires de l'ancienne Alliance, dont la chaîne mystique vient aboutir à Jean le Précurseur. Honorons donc ce grand Abbé, pour lequel l'Église grecque professe une vénération filiale, et sous l'invocation duquel Rome a placé une de ses Églises; et appuyons -nous de son SHiifrage auprès de Dieu, en disant avec li Liturgie Domaine :

ORAISON

liitercessio nos, qusesu- Que l'intercession. Seigneur, mii8, Domine, beat! Sabbae du bienheureux SabbÀs, nous

LITtTRGÎQtlE. 33f

recommande, s'il vous plait, Abbatis commetidet, ut auprès de tous; afin que nous quod nostris meritis non obtenions, par son patronage, valemus , ejus patrocinio ce que nous ne pouvons obte- assequamur. Per Ghristum nir par nos mérites. Par Jésus- Dominum nostrum. Amen. Christ notre Seigneur. Amen. -

Glorieux Sabbas^ homme de désirs^ gui^ dans Tattente de celui qui a dit à ses serviteurs de veiller jusqu'à sa venue, vous êtes retiré au désert, de peur que les bruits du monde ne vinssent vous distraire de vos espérances^ ayez pitié de nous qui, au milieu du siècle et livrés à toutes ses préoccupations, avons cependant reçu, comme vous, l'avertissement de nous tenir prêts pour Tarrivée de celui que vous aimiez comme Sauveur, et que vous craigniez comme Juge. Priez, afin que nous soyons dignes d'aller au-devant de lui, quand il va paraître. Souvenez- vous aussi de l'État Monastique, dont vous êtes l'un des principaux ornements; relevez ses ruines au milieu de nous; suscitez des hommes de prière et de foi comme aux anciens jours; que votre esprit se i*epose sur eux, et qu'ainsi l'Église, veuve d'une partie de sa gloire, la recouvre par votre intercession.

Considérons encore la Prophétie du Patriarche Jacob, qui n'annonce pas seulement que le Messie doit être l'attente des nations, mais exprime aussi que le sceptre sera été de Juda, à l'époque où paraîtra le Libérateur promis. L'oracle est maintenant accompli. Les étendards de César Auguste flottent sur les remparts de Jérusalem; et si le Temple a été réservé jusqu'à ce jour, si l'abomination de la désolation n'a point encore été^

établie dans le lieu saint^ si le sacrifice n'a point encore été interrompu, c'est que le véritable Temple de Dieu, le Verbe incamé, n'a pas non plus été inauguré; la Synagogue n'a pas renié celui qu'elle attendait; l'Hostie qui doit remplacer toutes les autres n'a pas encore -été immolée. Mais Juda n'a plus de chef de sa race, la monnaie de César circule seule dans toute la Palestine; et le jour est proche où les chefs du peuple juif confesseront, devant un gouverneur Gentil, qu'tf ne leur est pas permis de faire mourir qui que ce soit. Il n'y a donc plus de Roi sur le trône de David et de Salomon , sur ce trône qui devait durer à jamais. 0 Christ ! fils de David, Roi Pacifique , il est temps que vous paraissiez et veniez prendre ce sceptre arraché par la victoire aux mains de Juda, et déposé pour quelques jours en celles d'un Empereur. Venez ; car vous êtes Roi , et le Psalmiste , votre aïeul, a chanté de vous : Ceignez votre épée sur votre cuisse , ô trèsvaillant/ Montrez votre bonté et voire gloire ; avancezvous , et régnez ; car la vérité , la douceur ^ la justice sont en vous, et la puissance de votre bras vous produira. Lancées par ce bras vainqueur, vos flèches pereeront le casur des ennemis de votre Royauté , et feront tomber à vos pieds tous les peuples^ Votre trône sera étend; le sceptre de votre Empire sera un sceptre d'équité; Dieu vous a sacré, Dieu vous-même , d'une huile de joie qui coule plu$ abondamment sur vous, à Christ! qui en tirez votre nom , que sur tous ceux qui jamais s'honorèrent du nom du Roi. (Psalm. xlïv.) 0 Messie ! quand vous serez venu , les hommes ne seront plus errants comme les brebis sans pasteur ; il n'y aura qu'un seul

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bercail où vous régnerez par Tamoar et la justice; car toute puissance vous sera donnée au ciel et sur la terre ; et quand, aux jours de votre Passion, vos ennemis vous demanderont : Est-tu Roi? vous répondrez suivant la vérité : Oui, je suis Roi. 0 Roi ! venez régner sur nos cœurs ; venez régner sur ce monde qui est à vous, parce que vous Tavez fait, et qui bientôt sera une fois de plus à vous , parce que vous Taurez racheté. Oh ! régnez donc sur ce monde, et n'attendez pas, pour y déployer votre royauté , le jour dont il est écrit : Vous briserez contre terre la tête des Rois (Psalm. cix.) ; régnez dès à présent, et faites que tous les peuples soient à vos pieds dans un hommage universel d'amour et de soumission.

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