‹ L'Année liturgique. L'aventChapitre 96 sur 149 · HYMNE DE SAINT NICOLAS · texte numérisé non relu

HYMNE DE SAINT NICOLAS

{Tirée des Menées des Grecs.)

Myrae quidem habitasti , et m y ru m seu unguentum vere demonstrasti, unguento unctus spjrituali , sancte Nicoiae, summe Christi Archierarcha , et ungis faciès illorum (}ui cum fide et amore tui celebrandam raeraoriam semper perficiunt ; solvens eos ab omni necessitate, et periculo, et tribulatione , Pater , in tuis ad Dominum precibus.

Victoria populi vere nomine propiio demonstratus es, in tentationibus potens, sancte Nicolae, summe Christi Sacerdos ; nam passim invocatus , velociter praBveniseos qui cum amore ad tuum praesidium confugiunt ; tu enim die ac nocte cum fide visus, salvas eos a tentationibus et necessitabus.

Constantino Iraperatorî et Ablavio in somnis apparuisti, illisque terrorem injiciens,ad illos ut liberarent festinanter : Quos in carcere, aiebas, habetis vinctos,

Tuas vraiment habité à Myre, e&halant un parfum précieux; parfumé toi-même d'un baume spirituel , ô bienheureux Nicolas, grand Hiérarque du Christ ; et tu parfumes la face de ceux qui , avec foi et amour, hono* rent ton illustre mémoire , les délivrant de toutes nécessités et tribulations, ô Père saint, par tes prières auprès du Seigneur.

Ton nom propre est véritablement : Victoire du peuple , bienheureux N icolas, souverain Prêtre du Christ ; car, invoqué en tous lieux, tu préviens aussitôt ceux qui avec amour requièrent ta protection ; apparaissant nuit et jour h ceux qui t'invo-

3uent avec foi , tu les délivres es nécessités et des tentations.

Tu apparus à rErapereur Constantin et à Ablavius, et leur inspiras une terrible frayeur par ces mots, atin de les engager à la clémence : « Les iniio- (c cents que vous retenez dan»

ce les fers ne méritent point un « injuste supplice; et si tu më- < prises mes paroles, ô Prince !

«j'en porterai contre toi ma a plainte au Seigneur. »

Ton œil intrépide a pu fixer les sublimes hauteurs de la Gnose, et tu as sondé le profond abîme de la Sagesse ; toi qui as enrichi le monde de tes enseignements , ô Père saint , prie pour nous le Christ, ô grand Pontife Nicolas !

Le Christ t'a fait voir à ton troupeau, comme la règle de la foi et l'image de la douceur, ô grand Hiérarque Nicolas ! car tu répands à Myre un précieux parfum, tout y resplendit de la gloire de tes œuvres, ô protecteur des veuves et des orphe* lins ! prie sans cesse le Seigneur de sauver nos âmes.

Réjouis -toi, ô très -sainte âme ! demeure très-pure de la Trinité, colonne de l'Église , soutien des tidèles . appui de ceux qui sont fatigués, astre rayonnant qui par l'éclat de tes agréables prières , dissipes en tous lieux les ténèbres des tentations ; saint Pontife Nicolas , port tranquille où trouve un abri quiconque dans la fureur de la tempête réclame ton secours , prie le Christ qu'il daigne accorder à nos âmes une grande miséricorde.

Réjouis- toi, ô plein d'un divin zèle ! qui, par un terrible avertissement et par l'éclat de ta voix menaçante dans un songe, as délivré ceux que le glaive allait immoler. Fontaine

innocentes sunt ab illc^îtiraa jugulatione : quoa si me audire neglexeris , pre* cem contra te, Princeps, ad Dominum obsecrans intentabo.

Defixis acriter oculis, in»pexisti in Gnoseos altitudines , et caliginosum inspexisti Sapientise abyssum ; tu (]ui tuis documentis ditasti mundnra , Pater, pro nobis Christum deprecare , summe sacerdos, Nicolae.

Regulam fidei et dulcedinis imaginem monstravit te gregi tuo Christus Deus, summe Sacerdos Hierarcha Nicolae : in Myris namque unguentum spargis, illuscescunt tua prœclara facta, orphanorum ac viduarum protector : ideoque deprecari ne cesses salvari animas nostras.

Gaude,sacratissima mens, Trinitalis mansio purissima, Ecclesiœ columna, Fideliumstabilimentum, fatigatorum auxilium, Stella quae bene acceptarum precum fulgoribus, tentationum tenebras undique depellis , sancte Sacerdos Nicolae ; portus placidissimus, in quo fugientes tempestatibus circumventi salvantur,Christum deprecare dari animabus nostris magnam misericordiam.

Gaude , o divino zclo accense, qui tuatei-rribili animadversione et in somnls atlocutione liberasti injuste csedendos. Fons fluens in Myra unguenta ditissima, 16*

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animas îrrigans, fœtida eupiditatum expiirgans , gladio zizania erroris amputans ; expurgans ventilabro, dissipa Ârii acerosa documenta ; et Ghristum deprecare dare animabus nostris magnam misericordiam.

Altissime Rex regiinfi , magnipotens^precibus sano ti Pastoris , vitam, o Verbum y pacidca , quaesumus, cunctorum Christianorum ; donans contra barbaros pio Régi victoriam et fortitudi* nem , ut omnes semper hyinnificemus potentiam tuaiu , et extoilamus usque ad omnia saecula.

abondante, tu répands dans Myre la richesse de tes païf ums; tu verses dans les âmes une douce rosée, tu écartes les ordures des passions mauvaises , tu coupes avec le glaive Pivraie de Terreur; prends le van de ton zèle , dissipe les futiles enseignements d'Arius, et prie le Christ d'accorder h nos âmes une grande miséricorde.

Roi très-haut de tous les Rois, vous dont la puissance est infinie, à la prière de notre saint Pasteur , rendez paisible , ô Verbe, nous vous en conjurons, la vie de tous les Chrétiens.Donnez contre les barbares, à notre pieux Empereur, la force et la victoire; afin que tous, et toujours , nous chantions votre puissance , et l'exaltions dans tes siècles des siècles.

Saint Pontife Nicolas, que votre gloire est grande dans l'Église de Dieu ! Vous avez confessé le nom de Jésus-Christ devant les Proconsuls, et enduré la persécution pour son nom ; vous avez ensuite été témoin des merveilles du Seigaeur^ quand il rendit la paix à son Église ; et peu après votre bouche s'ouvrait dans TAssemblée des trois cents dix-huit Pères, pour confesser, avec une autorité irréfragable, la divinité du Sauveur Jésus-Christ, pour lequel tant de milhons de Martyrs avaient répandu leur sang. Recevez les félicitations du peuple Chrétien qui, par toute la terre, tressaille de joie à votre doux souvenir; et soyez-nous propice, en ces jours où nous attendons la venue de celui que vous avez proclamé Consubstantiel au Père. Daignez aider Botre foi et seconder notre amour. Vous le voyez main-

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tenant fece à face , ce Verbe par qui toutes choses ont été faites et réparées ; demandez*lui de vouloir bien se laisser approcher par notre indignité. Soyez notre médiateur entre lui et nous. Vous Tavez fait connaître à notre intelligence, comme le Dieu souverain et éternel; révélez-le à notre cœur, comme le suprême bienfaiteur des enfants d'Adam. C'est en lui, ô Pontife charitable , que vous aviez puisé cette compassion tendre pour toutes les misères, qui fait que tous vos miracles sont autant de bienfaits : continuez, du haut du ciel, de secourir le peuple Chrétien.

Conservez et augmentez la foi des nations dans le Sauveur que Dieu leur a envoyé. Que, par reflfet de vos prières, le Verbe divin cesse d'être méconnu et oublié dans ce monde qu'il a racheté de son sang. Demandez , poui* les Pasteurs de l'Église , l'esprit de charité qui brilla si excellemment en vous , cet esprit qui les rend imitatem's de Jésus-Christ , et leur gagne le cœur de leur troupeau.

Souvenez - vous aussi, saint Pontife, de cette Église d'Orient qui vous garde encore une si vive tendresse. Votre pouvoir sur la terre s'étendait jusqu'à ressusciter les morts; priez, afin que la véritable vie, celle qui est dans la Foi et l'Unité, revienne animer cet immense cadavre. Par vos instances auprès de Dieu, obtenez que le sacrifice de l'Agneau que nous attendons soit de nouveau et bientôt célébré sous les Dômes de Sainte -Sophie. Restituez à l'unité les Sanctuaires de Kiow et de Moscou, et après avoir soumis à la Ci'oix l'orgueil du Croissant, abaissez devant les Clefs de saint Pierre la majesté des Tzars;

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afin qu'il n'y ait plus ni Scythe , ni Barbare , mais un seul troupeau et un seul pasteur.

Considérons encore Tétat du monde dans les jour? qui précèdent l'arrivée du Messie. Tout atteste que les prophéties qui Tannonçaient ont reçu leur accomplissement. Non-seulement le Sceptre a été ôté de Juda, mais les Semaines de Daniel tirent à leur lin. Les autres prédictions de TÉcriture , sur lavenir du monde , se sont successivement vérifiées. Tour à tour sont tombe's les Empires des Assyriens, des Mèdes, des Perses et des Grecs; celui des Romains est parvenu à Tapogée de sa force ; il est temps qu'il cède la place à l'Empire éternel du Messie. Celte progression a été prédite, et maintenant l'heure sonne où le dernier coup va être frappé. Le Seigneur aussi a dit , par un de ses Prophètes : Encore un peu de temps ^ et je remuerai le ciel et la terre, et j'ébranlerai toutes les nations; puis, viendra le Désiré de tous les peuples. (Aggée. n. 7.) Ainsi donc, ô Verbe éternel! descendez. Tout est consommé. Les misères du monde sont parvenues à leur comble ; les crimes de l'humanité sont montés jusqu'au ciel ; le genre humain a été remué jusque dans ses fondements; haletant, il n'a plus de ressource qu'en vous, en vous qu'il appelle sans le connaître. Venez donc : toutes les prédictions qui devaient retracer aux hommes les caractères du Rédempteur, sont émises et promulguées. Il n'y a plu& de Prophète dans Israël; les oracles de là Gentililé se sont tus. Venez accomplir toutes choses i car la plénitude des temps est arrivée.

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