IÎ
Yalentinien^ auquel il fut trèsagréable de voir appeler aux honneurs du sacerdoce les ma« gistrats de son choix. Lt Préfet Probus n'en fut pas moins charmé, lui qui, an départ d'Ambroise, lui avait dit, comme dans un pressentiment prophétique : ce Allez et agissez , « non pas en Juge, mats en É vê- « que. » Ainsi, la volonté impériale s'unissant au désir du peuple, Ambroisefut baptisé (car il était catéchumène), reçut les ordres sacrés, passa par tous les degrés çresciits par la discipline de rËglise ; et huit joui^ après son élection, le sept des Ides de Décembre , il reçut la charge épiscopale. Devenu Évêque, il fut Tin trépide champion de la foi et de la discipline ecclésiastique, ramena à la vérité de la foi beaucoup d'Ariens et d'autres hérétiques, entre lesquels il enfanta a Jésus-Christ saint Augustin, le flambeau sacré de TÉglisé.
Après la mort violente de l'empereur Gratien , il alla deux fois en députation auprès de Maxime, son meurtrier; et ne pouvant l'amener à la pénitence, il se sépara de sa communion. L'EImpereur Théodose s'étant rendu coupable du massacre de Thessalonique, il lui refusa l'entrée de l'église; et comme le Prince représentait que David , Roi comme lui, avait été adultère et homicide : «Vous l'avez imité ce dans sa faute , répondit Amcc broise, imitez-le dans son re- «pentir. » C'est pourquoi Théodose se soumit numblemeut à
tum est , cui gratissimum fuit a se delectos Judices ad sacerdotium postulari. Fuit id etiam Probo Prœfecto jucundum , qui Ambrosio proficiscenti quasi divinans dixerat : Vade, âge, non ut Judex, sed ut Ëpiscopus.
Itaque cum ad populi desiderium Imperatoris vol untas accederet , Ambrosius baptizatus (erat enimcatechumenus) sacrisque initiatus, ac servatis omnibus ex instituto Ecclesise Ordinum gradibus, octavo die, qui fuit septimo Idus Decembris, Episcopale onus suscepit. Factus Ëpiscopus , catholieam fidem ei aisciplinam ecclesiasticam acerrime défendit : multosque Arianos, et alios haereticos ad fidei verilalem convertit, in quibus clarissimum Ecclesise lumen sanctum Augustinum Jesu Christo peperit.
Gratiano Imperatore occiso, ad Maximum ejus interfectorem legatus iterum profectus est : eoque pœnitentiam agere récusante, se ab ejus communione semovil. Theodosium Imperatorem propter csedem Thessalonicse factara ingressu Ecclesiœ prohibuit. Cui, cum il le David quoaue regem adulteioim et nomicidam dixisset, respondit Ambrosius : Qui secutus es errantem, sequere pœnitentem.
Quare Theodosius sibi abeo impositam publicam pœnitentiam humiliter egi^.
^2 l'atent
Ergo sanctus Episcopus pro la pénitence publique que liri
Ecclesia Dei maximis labo* imposa Ambroise» Le saiot
ribus curis(|ue perfunctu», Ëveque ayant donc accompli
rouitis libris etiam egregie pour l'Église de Dieu de grands
conscriptis, antequam in travaux, encourut beaucoup de
morbum incideret, mortis fatigues, écrivit beaucoup de
suse diem prsedixit. Ad livres avec éloquence, prédit le
quem œgrotum Honoratus jour de sa mort avant d'entrer
Vercellensis Episcopus, Dei en maladie. Honorât, évéque
voce ter admonitus accurrit, de Verceil , trois fois averti par
eique sanclum Dei corpus la voix de Dieu, accourut à
praebuit : quo ille sumpto , son lit de souffrance, et lui don-
conformatis in crucis simi- na le très-saint Corps du Sei-
litudinem manibus orans , eneur. Ambroise l'ayant reçu,
animam Deo reddidit, pri- disposa ses mains en forme de
dieNonasAprilis^annopost croix, se mit en prières, et
Christum natum trecentc- rendit son âme à Dieu, la veille
fiimo nonagesimo septimo. des Nones d'Avril, l'an de Tio-
carnation de Notre-Seigneur, trois cent quatre-vingt-dix-sept.
Saluons un sr grand Docteur , en répétant ces paroles de la sainte Église, dans TOffice des Vêpres :
0 Doctor optime, Eccle- 0 Docteur excellent! lumière
si» sanctœ lumen, béate de la sainte Église, bienheu-
Ambrosi, divinœ legis ama- reux Ambroise, amateur de la
tor , deprecare pro nobis loi divine, priez pour nous le
Filium Dei. Fils de Dieu.
La Liturgie Âmbrosienne est moins riche qn'on ne devrait s'y attendre, sur les éloges de saint Ambroise, La Préface même de la Messe est trop brève et trop générale pour que nous Tinsérions ici. Nous nous contenterons de donner deux des Répons de TOffice de la Nuit, rHynme, et celle des Oraisons qui nous a semblé la plus remarquable. Quant à THymne, nous devons avertir qu'elle est presque toute entière de composition récente, ayant été largement corrigée dans ces derniers temps, comme un grand nombre d'autres Hymnes du Bréviaire Âmbrosien. L'ancienne commençait par
ce vers : Miractdum laudabile; mais elle est d'une grande médiocrité de pensées et d'expression.