RÉPONS
i|. Sur qui me reposerai-je, dit le Seigneur? ce sera sur l'homme humble et doux, * Celui qui tremble à ma parole.
t. J'ai trouvé David, mon ser- Titeur; je l'ai oint de mon huile sainte , * Celui qui tremble à ma parole.
i^. Cet homme illustre a été suscité pour détruire Arius : il est la splendeur de l'Église, l'éclat du Pontificat; * Pendant qu'il ceint la mitre de la terre, il obtient celle du Paradis.
f. On lui avait dit, lorsqu'il partait pour Milan : Allez, agissez non en Juge, mais en Ëvêque. * Pendant qu'il ceint la mitre de la terre, il obtient celle du Paradis.
^. Super quem requiescam, dicit Dominus, nisi super humilem et mansuetum. * Trementera verba mea? j^. Inveni David ser- Yum meum , oleo sancto meo unxi eum. * Tremen* tem verba mea.
^. Di reclus est vir inclytus, ut Arium destrueret :
splendor Ecclesiae , claritas Yatum ; '^ Infulas dum gerit saeculi, acquisivit Paradisî.
f. Diclum enim fucrat proficiscenti : Vade, âge non ut Judex, sed ut Episeopus.
* Infulas dum gerit sseculi, acquisivit Paradisi.
HYMNE
Chantons ensemble notre auguste Père, qui a repoussé loin de nous les flots tunniltueux du siècle.
Enfant, il dort, et sur ses lèvres tendres comme la fleur, des abeilles se reposent ; habiles à composer le miel, elles indiquent déjà celui qui régnera par une éloquence douce comme le miel.
Pressentant sa destinée future, il veut qu'on baise avec respect sa main d'enfant; à peine dégagé des langes du berceau, il se joue avec les bandelettes de la mitre.
Nostrum Parentem maxi^ mum, Canamus umnes, turbidas^ Qui fluctuantis sseculi , Terris procellas expuiit.
Puer quiescit ; floreis Apes labellis insident ; Mellis magistrœ, melleum^ Signant ducem facundise.
Parvam futuri prescius, Dextramcoli vultosculis; Yix dumsolutus fasciis, Quœrit tiai-œ tœnias.
L'AVÏNT
Infans locuttis, insubram Ambrosio fert infulam ; Hanc fugit : at semper fii-
gara Honos fefellit obvius.
Velat sacrata denique, Doctum tiara verticem :
Ceu tectus ora casside, Belluni minatur Ario.
Non sceptra conciissus timet , Non iraperantem fœmi nanti, Temploque, clausis posti-
Arcet cruentum Gaesarem;
Sordes fluentis abluit Aurelii cœlestibus:
Fide coaequans Martyres, Invenit artus Martyrum.
Jam nunc furentem Tartari , Lupum flagello submove ; Qiiem Pastor olira rexeris , Gregern tuere jugiter.
Deo Patri sit gloria, Ejusqiie soli Filio, Cura Spiritu Paraclito, Nunc et per omne saecufum.
Amen.
Un enfant parle et déeerae s Ambroise l'insigne du Pontificat Milanais ; il fuit , et toujours rhonneur suprême l'atteint dans sa fuite.
Enfin la mitre sacrée orne 9on docte front; comme un guerrier couvert de son casque, il défie Arius au combat.
Inébranlable, il ne redoute ni le sceptre, ni Taltière Impératrice ; et fermant les portes du temple, il repousse un César couvert de sang.
11 lave dans le» eaux célestes les souillures d'Augustin ; égal aux Martyrs par sa foi, il découvre les ossements des Martyrs.
Et maintenant, saint Pontife, armé d'un fouet vengeur, cha»* sez au loin le loup infernal, et protégez sans relâche le tix)upeau que votre main pastorale a conduit.
A Dieu Père soit la gloire, et à son unique Fils, avec l'Esprit Paraclet, maintenant et par tous les siècles.
Amen.
OHAISON.
iEteraeomnipotens Deus, qui beatum Ambrosium, tui nominis Confessoreni , non solum huic Ecclesiae , sed omnibus per mundum diffusis Ecclesiis Doctorem dedisti ; prœsta ut , ç[uod ille divino afïlatus Spiritu docuit , nostris jugiter stabiitatur in cordibus, et quem Patronum, te douante, amplectimur, eum apud. i^d^m
Dieu tout-puissant et éternel, qui avez donné le bienheureux Ambroise, Confesseur de votw nom, pour Docteur non-seulement à cette Église de Milan, mais à toutes les Eglises répandues dans le monde; faites que la doctrine qu'il nous a enseignée par le souffle de l'Esprit- Saint, s'affermisse à jamaisdans nos cœurs, et que celui - là même que nous aimon» avec
UTUBGIQUE.
misericordiam defensorem habeamus. Per Ghristum* Doroinum nostrum. Amen.
tendresse comme le Patron que vous nous avez donné, soit aussi notre défenseur en présence de votre miséricorde. Par Jésus- Christ notre Seigneur. Âmen.
La Liturgie Mozarabe n'a rien de propre sur saint Ambroise, dont elle célèbre la fête au 4 avril, ainsi que plusieurs autres Églises de TOccident. Les Grecs, au contraire , honorent la mémoire du grand Évêque de MiJan par des Hymnes remplies des plus magnifiques' éloges. Nous en empruntons les strophes principales.