I. Psalm. cxxv
saluera comme ses membres vivants ei renouvelés.
Dans la période que nous avons présentement à traverser, les Martyrs abondent, et nous débutons aujourd'hui par un des plus célèbres. Sébaste, en Arménie, fut honorée par ses vertus pastorales et par sa glorieuse Passion; bientôt la même ville nous fournira dans un seul jour quarante soldats Martyrs. La dévotion envers saint Biaise est demeurée très vive en Orient, surtout en Arménie, et son culte, introduit de bonne heure dans les Eglises de l'Occident, y a toujours été très populaire. Sa fête n'étant néanmoins que du degré simple, l'Eglise Romaine n'a consacré à son honneur que la courte Légende que nous donnons ici.
BLASius. Sebaste in Armenia cum virtutum laude floreret. ejusdem civitatis episcopus eligitur. Qui quo tempore Diocletianus insatiabilem crudelitatem in Christianos exercebat , se in speluncam abdidit montis Argœi. ubi tamdiu latuiî. dum ab Agricolai praesidis militibus venantibus deprehensus, et ad prœsidem ductus.
ejus j'jssu conjectus est in vincula. Quo in loco multos œgrotos sanavit, qui ad Blasium , ejus fama sanctitatis adducti.
deferebantur. In illis puer fuit. qui. desperata
BLAISE fleurissait en toute sorte de vertus à Sébaste en Arménie, lorsqu'il fut élu evêque de cette ville. Au temps où Dioclétien exerçait son insatiable cruauté contre les Chrétiens, le Saint se retira dans une caverne du mont Argée. où il demeura caché jusqu'à ce qu'ayant été découvert par des soldats du gouverneur Agricolaûs. qui se livraient à la chasse, il fut conduit devant ce magistrat et jeté en prison par son ordre. Là, il guérit plusieurs malades qu'on lui amena, à cause de la réputation de sainteté dont il jouissait, et entre autres un enfant qui se mourait pour avoir avalé une
Sahit Biaise, Evéqiie et Martyr. 2 g g
a medicis salute. transversa spina faucibus inhaerente, animam agebat.
Produclus autem ad prassidem Blasius semel et iterum, cum nec blanditiis, nec minis adduci posset ut diis sacrificaret, primum virgis cassus , deinde in equuleo ferrais pectinibus dilaniatus est :
postremo dempto capite, illustre fidei testimonium Christo Domino dédit, tertio nonas februarii.
arête qui lui était demeurée de travers dans le gosier, en sorte que les médecins désespéraient de le sauver. Biaise comparut deux fois devant le gouverneur , sans que Ton put, ni par caresses ni par menaces, le persuader de sacrifiei aux idoles. Il fut donc d'abord battu de verges, ensuite déchiré avec des peignes de fer sur le chevalet, et enfin il eut la tète tranchée, rendant un glorieux témoignage au Seigneur Jésus- Christ; le trois des nones de février.
NOUS unissons nos voix au ccncert de louanges que vous adressent toutes les Eglises qui sont sous le ciel, 6 glorieux Marty*?! En retour de nos hommages, du sommet de la gloire où vous régnez, abaissez vos regards "sur nous, et voyez les tîdèles de la chrétienté tout entière qui se préparent aux saintes expiations de la pénitence, et qui songent à revenir au Seigneur leur Dieu par les larmes et la componction. Souvenez-vous de vos propres combats, et assistez-nous dans le travail de renouvellement que nous allons entreprendre. Vous n'avez pas craint les tourments de la mort; et quelque rude qu'ait été l'épreuve, vous l'avez subie avec courage. Obtenez-nous la constance dans une carrière moins périlleuse. Nos ennemis ne sont rien auprès de ceux qu'il vous a fallu vaincre; - mais ils sont pertîdes, et si nous les ménageons, ils peuvent nous abattre. Obtenez-nous le secours divin par lequel
3oo Le Temps de la Septuagésime.
vous avez triomphé. Nous sommes les fils des Martyrs ; que leur sang ne dégénère pas en nous" Souvenez-vous aussi, saint Pontife, des heureuses contrées que vous arrosâtes de votre sang. La foi pour laquelle vous avez donné votre vie s'y était altérée ; des jours meilleurs semblent briller enfin. Par vos prières paternelles, rendez l'Arménie à l'Eglise catholique, et consolez, par le retour de leurs frères, les fidèles qui ont su s'y conserver orthodoxes, parmi tant de périls.