‹ L'Année liturgique (volume 2)Chapitre 127 sur 189 · I. Symbol. Nie · texte numérisé non relu

I. Symbol. Nie

s. Cyrille et A lexandrie, Ev. et Doct. .33 g

dans la nature qu'il avait prise pour nous sauver, n'était que la mère d'un homme.

Trois siècles de persécution furieuse avaient essayé vainement d'arracher à l'Eglise le désaveu de la divinité de l'Epoux. Le monde cependant venait à peine d'assister au triomphe de l'Homme-Dieu. que déjà l'ennemi exploitait la victoire; mettant à protît l'état nouveau du christianisme et sa sécurité du côté des bourreaux, il allait s'efforcer d'obtenir désormais sur le terrain de la fausse science le reniement qui lui avait été refusé dans l'arène du martyre. Le zèle amer des hérétiques pour réformer la croyance de l'Eglise allait servir l'inimitié du serpent, et concourir plus au développement de sa race maudite que n'avaient fait les défaillances des apostats. Bien digne par son orgueil d'être, à i'àge de la paix, le premier de ces docteurs de l'enfer, Arius parut d'abord, portant le débat jusque dans les profondeurs de l'essence divine, et rejetant au nom de textes incompris le consubstantiel. Au bout d'un siècle où sa principale force avait été l'appui des puissances de ce monde, l'arianisme tombait, ne gardant de racine que chez les nations qui"^ récemment baptisées, n'avaient point eu à verser leur sang pour la divinité du Fils de Dieu. C'est alors que Satan produisit Xestorius.

Habile à se transformer en ange de lumière 1, l'ancien ennemi revêtit son apôtre d'une double auréole menteuse de sainteté et de science ; l'homme qui devait exprimer

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