‹ L'Année liturgique (volume 2)Chapitre 128 sur 189 · I. II Cor. XI · texte numérisé non relu

I. II Cor. XI

^40 Le Temps de la Septuagcsime.

plus nettement qu'aucun autre la haine du serpent contre la femme et son fruit, put s'asseoir sur le siège épiscopal de Constantinople aux applaudissements de l'Orient tout entier, qui se promettait de voir revivre en lui l'éloquence et les vertus d'un nouveau Chrysostome. Mais la joie des bons fut de courte durée. En l'année même qui avait vu l'exaltation de l'hypocrite pasteur, le jour de Noël 428. Nestorius, profitant du concours immense des fidèles assemblés pour fêter l'enfantement de la Vierge-mère, laissait tomber du haut de la chaire épiscopale cette parole de blasphème : « Marie n'a point en- «. fanté Dieu; son fils n'était qu'un homme, « instrument de la divinité, w Un frémissement d'horreur parcourut à ces mots la multitude; interprète de l'indignation générale, le scolastique Eusèbe, simple laïque, se leva du milieu de la foule et protesta contre l'impiété. Bientôt, une protestation plus explicite fut rédigée au nom des membres de cette Eglise désolée, et répandue à nombreux exemplaires, déclarant anathème à quiconque oserait dire : « Autre est le Fils unique du <- Père, autre celui de la vierge Marie. » Attitude généreuse, qui fut alors la sauvegarde de Byzance. et lui valut l'éloge des conciles et des papes 1 Quand le pasteur se change en loup, c'est au troupeau à se défendre tout d'abord. Régulièrement sans doute la doctrine descend des évéques au peuple fidèle, et les sujets, dans l'ordre de la foi, n'ont point à juger leurs chefs. Mais il est dans le trésor de la révélation des points essentiels, dont tout chrétien, par le fait même

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