I. CvR. Al. Ep. XXXIX, al. xxsrv, ex Psalm. xcv. \i
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est sortie du sol même que vous arrosiez de vos sueurs. En proclamant au nom de Pierre et de Gélestin la maternité divine, vous prépariez à Notre-Dame un autre triomphe, conséquence du premier : la Mère d'un Dieu ne pouvait être qu'immaculée. Pie IX, en le définissant, n'a fait que compléter l'œuvre de Gélestin et la vôtre: et c'est pourquoi les dates du 22 juin 431 et du 8 décembre 1854 resplendissent d'un même éclat au cieK comme elles ont amené sur terre les mêmes manifestations d'allégresse et d'amour. L'Immaculée embaume le monde de ses parfums, et c'est pourquoi, 6 Cyrille, l'Eglise entière se tourne vers vous à quatorze siècles de distance ; jugeant que votre œuvre est ache\ée, elle vous proclame Docteur, et ne veut pas que rien manque désormais aux hommages que vous doit la terre. Ainsi, ô Pontife "aimé du ciel, le culte qui vous est rendu se complète avec celui de la Mère de Dieu ; votre glorification n'est qu'une extension nouvelle de la gloire de Marie. Heureux êtes-vous ! car nulle illustration ne pouvait valoir un rapprochement pareil de la souveraine du monde et de son chevalier.
Comprenant donc que la meilleure manière de vous honorer, 6 Cyrille, est d'exalter celle dont la gloire est devenue la vôtre, nous reprenons les accents entiammésque TEsprit- Saint vous suggérait pour chanter ses grandeurs, au lendemain du triomphe d'Eplièse : « Nous vous saluons, ô Marie Mère de Dieu, « comme le joyau resplendissant de l'uni- « vers, la lampe qui ne s'éteint pas, la court ronne de virginité^ le sceptre de l'ortho-
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" doxie. le temple indestructible et le lieu " où se renferme l'immense, Mère et Vierge, " par qui nous est présenté le béni des saints '< Evangiles, celui qui vient au nom du Sei- '' gneuf. Salut, ô vous dont le sein virginal (' et toujours pur a porté l'Infini, par qui est « glorifiée la Trinité, par qui la croix préf( cieuse est honorée et adorée dans toute la c terre ; joie du ciel, sérénité des archanges c et des anges qui mettez en fuite les défi mons. par vous le tentateur est tombé du n ciel, tandis que la créature tombée se relève c par vous jusqu'aux cieux. La folie des idoe les enserrait le monde, et vous ouvrez ses « yeux à la vérité ; à vous les croyants doivent « le saint baptême, à vous ils doivent l'huile (( d'allégresse ; par toute la terre vous fondez <^ les églises, vous amenez les nations à la « pénitence. Que dire encore ? C'est par vous « que le Fils unique de Dieu a brillé comme « la lumière de ceux qui étaient assis dans « les ténèbres et l'ombre de la mort, par vous ". que les prophètes ont prédit l'avenir, que (( les apôtres ont annoncé le salut aux na- (( tions,' que ressuscitent les morts, que rè- « gnent les rois par la Trinité sainte. Quel « homme jamais pourra célébrer Marie, la " toute digne de louange, d'une manière con- - forme à"sa dignité i r »
Si la dignité de la Mère de Dieu surpasse en effet t'bute louange, ô Cyrille, obtenez d'elle pourtant qu'elle suscite parmi nous des hommes capables de célébrer comme vous
î. CvR. Al. Hem. iv. Ephesi habita ad S. Marîain.
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ses grandeurs. Que la puissance dont elle daigna vous revêtir contre ses enn.mis, ne fasse point défaut à ceux qui ont à soutenir, de nos jours, la lutte engagée dès l'origine du monde entre la femme'et le serpent. L'adversaire a crû en audace ; notre siècle est allé plus loin dans la négation de Jésus que Xestorius. que Julien iui-mème, cet empereur apostat contre lequel vous défendîtes aussi la divinité du Fils de la Vierge-mère. O vous qui portâtes à Terreur des coups si terribles, montrez aux docteurs de nos temps la manière de vaincre : qu'ils sachent comme vous s'appuyer sur Pierre ; qu'ils ne se désintéressent de rien de ce qui touche à l'Eglise ; qu'ils regardent toujours comme leurs propres ennemis, et leurs seuls ennemis, ceux du règne de Dieu. Dans vos sublimes écrits, les pasteurs apprendront la vraie science, celle des saintes Lettres, sans laquelle leur zèle serait impuissant. Les chrétiens comprendront à votre école qu'ils ne peuvent espérer croître dans la vertu, sans grandir dans la foi tout d'abord, sans développer en eux la connaissance du mystère de l'Homme- Dieu. En un temps où le vague des notions suffit à tant d'âmes, répétez â tous que « c'est « l'amour du vrai qui conduit à la vie i. » A l'approche de la sainte Quarantaine, nous nous rappelons ces Lettres pascales qui chaque année, en ces jours mêmes, allaient porter partout, avec l'annonce de la Solennité des solennités, l'exhortation à la pénitence ;
LE TEMPS DE LA SEPTLAGESIME
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pénétrez nos cœurs amollis du sérieux de la vie chrétienne, excitez-les à entrer vaillamment dans la carrière sainte où ils doivent retrouver' la paix avec Dieu par le triomphe sur la chair et les sens.