I. Cyr. Al. Ep. X, al. vni
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jours. En voyant la petite-tille du grand Théodose consacrer ses richesses privées à multiplier dans ses murs les églises de la Mère de Dieu, Byzance appren'ait d'elle ce culte de Marie qui devait être sa sauvegarde en tant de mauvais jours, et lui valut du Seigneur tîls de Marie mille ans de miséricorde et d'incompréhensible patience. Sainte Pulchérie, saluée par les conciles généraux comme la gardienne de la foi et le b'bulevard de l'unité i, eut, d'après saint Léon, la part principale à tout ce qui se lit de son temps contre les adversaires de la vérité divine -. Deux palmes sont en ses mains, deux couronnes sur sa tète, dit ce grand Pape; car l'Eglise lui doit la double victoire sur l'impié'té de Nestorius et d'Eutychès qui, se divisant l'attaque, allaient au'mème Dut de côtés opposés : la négation de la divine Incarnation et du rôle de la Vierge-mère dans le salut du genre humain 3,
Mais iffaut nous borner. Que ne pouvonsnous du moins suivre aujourd'hui les péripéties des luttes glorieuses dont fut témoin la ville d'Ephèse, lorsque Cyrille, appuyé sur Rome, soutenu par Pulchérie, affermit pour jamais au front de Notre-Dame le plus noble diadème qu'il puisse être donné de porter à une simple créature ! Le récit abrégé consacré par l'Eglise à l'histoire de notre grand pontife, en donnera quelque idée.
L'ÉLOGE de Cyrille d'Ale- 1 /^ yrillus Alexandrixandrie ne repose point | V^ nus, cujus prœconia
I. Labbe, Conc. IV, 464. — 2. Léo. Ep. xxxi, al. XXVII. — 3. Ibid. et Ep. Lxxix, al. Lix.
^4^ l^e Temps de la Sepinagésime.
non unius tantum vel alterius sunt comprobata testimonio, sed etiam cecumenicorum ConciliorumEphesini et Chalcedonensis actis celebrata, Claris ortus parentibus, ac Theophili Episcopi Alexandrin! nepos, adhuc adolescens praecellentis ingenii clara specimina dédit. Littens ac gcientiis egregie imbutus, ad Joannem Episcopum Hierosolymitanum se contulit. ut in Christiana fide perficeretur. Alexandriam deinde cum rediisset. Théophile vita functo, ad illius sedem evectus est ; que in munere ita optimi pastoris formam ab Apostolo definitam constanter prée se tulit, ut sanctissimi praesulîs gloriam merito sit adeptus.
C ALUTis animarum zelo *^ incensus curas omnes intendit, ut sibi commissum gregem in fidei et morum integritate servaret. atque a venenatis infidelium et hsereticorum pascuis defenderet.
Hinc tumNovatiasseclas e civitate expelli. tum Judœos qui furore acti in casdem christianorum conspiraverant, juxta leges puniri sategit. Sin-
sur le témoignage de quelques hommes, mais il a été célébré dans les actes même des conciles œcuméniques d'Ephèse et de Chalcédoine.
Né d'illustres parents et neveu de Théophile , évêque d'Alexandrie, il donna jeune encore des marques éclatantes d'un esprit supérieur. Formé avec soin dans les lettres et les sciences, il se rendit auprès de Jean, évêque de Jérusalem, pour s'y perfectionner dans la foi chrétienne.
Etant revenu ensuite à Alexandrie, lorsque Théophile mourut, il fut porté sur son siège ; dans cette charge, il montra si constamment en lui la forme du pasteur parfait décrite par l'Apôtre, qu'il acquit à bon droit la renommée d'un très saint Pontife.
EMBRASÉ du zèle du salut des âmes , il mit
tous ses soins à garder le troupeau qui lui était confié dans l'intégrité de la foi et des mœurs, le préservant des pâturages empoisonnés de l'infidélité et de l'hérésie.
C'est pourquoi il fit en sorte que les sectateurs de Novat fussent chassés de la ville, et les Juifs, dont la fureur s'était portée à conspirer le massacre des chrétiens, punis
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selon les lois. Mais le zèle de Cyrille pour la foi catholique brilla surtout dans la défense qu"il en entreprit contre Nestorius, évéque de Constantinople, lequel affirmait que Jésus-Christ était né de la \'ierge Marie homme seulement et non Dieu, et que ia divinité lui avait été conférée pour ses mérites ; ayant tenté vainement de l'amener à résipiscence, il le dénonça au Souverain Pontife saint Célestin.
DÉLÉGUÉ par Célestin. il présida le concile d'Ephèse dans lequel l'hérésie nestorienne fut proscrite entièrement , Nestorius condamné et déposé de son siège ; le dogme catholique d'une seule et divine personne dans le Christ et de la maternité divine Je la glorieuse Vierge Marie fut affirmé par l'assemblée aux applaudissements de tout le peuple qui. transporté d'une joie incroyable . reconduisit les évêques dans leurs maisons avec des torches allumées. Mais ce fut la cause pour Cyrille de calomnies, d'injustices et de persécutions sans nombre de la part de Nestorius et de ses fauteurs ; sa patience était telle cependant, que, soucieux uniquement de la foi, il comptait pour rien les dires et les ma-
gulare vero Cyrilli pro catholicse fidei incolumitate enituit studium contra Nestorium Constantinopolitanum Episcopura. asserentem Jesum Christum ex Maria Virgine hominem tantum et non Deum natum. eique divinitatem pro meritis esse coUatam ; cujus emendationem cum frustra tentasset, eum sancto Cœlestino Pontifici Maxime denuntiavit.
CŒLESTINI delegata auctoritate, Concilio Ephesino prjefuit . in quo haeresis Nestoriana penitus proscripta est.
damnatus Nestorius et a sua sede dejectus . ac dogma catholicum de una in Christo, eaque divina persona. et divina gloriosae Virginis Mariae maternitate assertum ; plaudente populo universo . qui incredibili gaudio gestiens. coUucentibus facibus domum deduxit episcopos. Sed hac de causa Cyrillus calumniis . injuriis et persecutionibus plurimis a Nestorio ejusque fautoribus irapetitus fuit ; quas ipse patientissime tulit. ita ut de sola fide soUicitus. quidquid adversus eum effutiebant
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ac moliebantur haeretici, pro nihilo haberet. Tandem pro Ecclesia Dei maximis perfunctus laboribus. plurimisque scriptis editis tum ad ethnicos ethsereticos confutandos.
tum ad sacras Scripturas et catholica explananda dogmata , sancto fine quievit anno quadringentesimo quadragesimo quarto, episcopatus trigesimo secundo. Léo Decimus tertius Pontifex Maximus Officium et Missam praeclarissimi hujus fidei catholicïe propugnatoris et Orientalis Ecclesiae luminis ad Ecclesiam universam extendit.
chinations des hérétiques contre lui. Enfin, ayant pour TEglise de Dieu accompli d'immenses travaux, publié de nombreux écrits tant pour la réfutation des païens et des hérétiques, que pour l'explication des saintes Ecritures et des dogmes catholiques, il mourut saintement l'an quatre cent quarante-quatre, de son épiscopat le trente-deuxième. Le Souverain Pontife Léon XIII a étendu à l'Eglise universelle l'Office et la 5lesse de cet illustre défenseur de la foi catholique, lumière de l'Eglise d'Orient.
SAINT Pontife, les deux se réjouissent et la terre tressaille ' au souvenir du combat où la Reine de la terre et des cieux voulut triompher par vous de l'ancien serpent.
L'Orient vous honora toujours comme sa lumière. L'Occident saluait en vous dès longtemps le défenseur de la Mère de Dieu; et voilà qu'aujourd'hui la solennelle mention qu'il consacrait à votre mémoire, dans les fastes des Saints, ne suffit plus à sa reconnaissance. C'est qu'en effet unefleur nouvelle est apparue, dans nos jours, à la couronne de Marie notre Reine; et cette tîeur radieuse