‹ L'Année liturgique (volume 2)Chapitre 167 sur 189 · LE VIII MARS · texte numérisé non relu

LE VIII MARS

SAINT JEaM de DIEL\ CONFESSEUR.

E même esprit qui avait inspiré Jean de Matha se reposa sur Jean de Dieu, et le porta à se faire le serviteur de ses frères les plus délaissés. Tous deux, dans ce saint temps, se montrent à nous comme les apôtres de la charité fraternelle. Ils nous enseignent, par leurs exemples, que c'est en vain que nous nous flatterions d'aimer Dieu, si la miséricorde envers le prochain ne règne pas dans notre cœur, selon l'oracle du disciple bienaimé qui nous dit; « Celui qui aura reçu en « partage les biens de ce monde, et qui, « voyant son frère dans la nécessité, tiendra « pour lui ses entrailles fermées, comment « la charité de Dieu demeurerait-elle en « lui 1 ? )) Mais, s'il n'est point d'amour de Dieu sans Tam-our du prochain, l'amour des hommes, quand il ne se rattache pas à l'amour du Créateur et du Rédempteur, n'est aussi lui-même qu'une déception. La philanthropie, au nom de laquelle un homme prétend s'isoler du Père commun, et ne secourir son semblable qu'au nom de l'humanité, cette prétendue vertu n'est qu'une illusion de l'orgueil, incapable de créer un lien entre les hommes , stérile dans ses résultats. Il n'est qu'un seul lien qui unisse les hommes :

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