‹ L'Année liturgique (volume 2)Chapitre 172 sur 189 · Grégoire le Grand, Pape et Docteur · texte numérisé non relu

Grégoire le Grand, Pape et Docteur

tife pour recueillir les antiques mélodies de l'Eglise, pour les assujettir aux règles, et les disposer selon les besoins du service divin, ont attaché pour jamais son nom à cette grande œuvre musicale qui ajoute tant à la majesté des fonctions sacrées, et qui contribue si puissamment à préparer l'àme du chrétien au respect des Mystères et au recueillement de la piété.

Mais le rôle de Grégoire ne s'est pas réduit à ces soins qui suffira^ient à immortaliser un autre Pontife. Lorsqu'il fut donné à la chrétienté, l'Eglise latine comptait trois grands Docteurs : Ambroise, Augustin et Jérôme , la science divine de Grégoire l'appelait à l'honneur de compléter cef auguste quaternaire. L'intelligence des saintes Ecritures, la pénétration des mystères divins, l'onction et l'autorité, indices de l'assistance du Saint- Esprit, paraissent dans ses écrits avec plénitude , et l'Eglise se réjouit d'avoir reçu en Grégoire un nouveau guide dans la doctrine sacrée.

Le respect qui s'attachait à tout ce qui sortait de la plume d'un si grand Pontife a préservé de la destruction son immense correspondance ; et l'on y peut voir qu'il n'est pas un seul point du monde chrétien que son infatigable regard n'ait visité, pas une question religieuse, même locale ou personnelle, dans l'Orient comme dans l'Occident, qui n'ait attiré les efforts de son zèle, et dans laquelle il n'intervienne comme pasteur universel. Eloquente leçon donnée par les actes d'un Pape du w" siècle à ces novateurs qui ont osé soutenir que la prérogative

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