PRIONS
FAITES disparaître de nos cœurs, ô mon Dieu !
toutes les taches qui les rendent indignes de vous être présentés ; nous vous le demandons par votre divin Fils, notre Seigneur.
Quand le Prêtre baise l'autel par respect pour les os des Martyrs qu'il couvre, on dira :
ORAMLS te. Domine, per mérita Sanctorum tuorum quorum reliquiae hic sunt. et omnium Sanctorum. ut indulgere digneris omnia peccata mea. Amen.
GÉNÉREUX soldats de Jésus-Christ . qui avez mêlé votre sang au sien, faites instance pour que nos péchés soient remis, afin que nous puissions, comme vous, approcher de Dieu.
La Messe.
Si la Messe est solennelle, le Prêtre encense l'autel avec pompe, et cette fumée qui s'exhale de toutes les parties de l'autel signifie la prière de l'Eglise qui s'adresse à Jésus- Christ, et que ce divin Médiateur fait ensuite monter, avec la sienne propre, vers le trône de la majesté de son Père.
Le Prêtre dit ensuite l'Introït. Cette Antienne solennelle est un chant d'ouverture dans lequel l'Eglise laisse s'échapper tout d'abord les sentiments qui l'animent.
Il est suivi de neuf cris plus expressifs encore, car ils demandent miséricorde. En les proférant, l'Eglise s'unit aux neuf chœurs des Anges réunis autour de l'Autel du ciel, qui est le même que celui de la terrre.
Au Père
' EIGNEUR, ayez pitié !
^ Seigneur, ayez pitié !
Seigneur, ayez pitié !
" YRIE, eleison, k. Kyrie, eleison.
Kyrie, eleison.
A u Fils :
Christ, ayez pitié !
Christ, ayez pitié !
Christ ayez pitié !
Christe, eleison.
Christe, eleison.
Christe, eleison
Au Saint-Esprit :
Seigneur, ayez pitié Seigneur, ayez pitié Seigneur, ayez pitié
Kyrie, eleison.
Kyrie, eleison.
Kyrie, eleison.
Ainsi que nous l'avons exposé plus haut, l'Eglise s'interdit, au Temps de la Septuagésime, l'Hymne céleste que les Anges entonnèrent sur le berceau du Messie. Cependant, si elle doit célébrer la fête d'un Saint, elle
Le Temps de la Septuagésime.
reprend, pour ce jour-là, ce beau cantique dont le début semble plutôt convenir au ciel qu'à la terre. La seconde partie est plus en rapport avec .les besoins et les craintes de l'homme pécheur. Nous y rappelons au Fils éternel du Père qu'il est aussi VAgyieau, qu'il est descendu pour effacer nos péchés. Nous le supplions d'avoir pitié de nous, d'écouter notre humble prière. Insistons sur ces sentiments qui conviennent si particulièrement au temps où nous sommes.