‹ L'Année liturgique (volume 2)Chapitre 72 sur 189 · LE MERCREDI DE LA SEPTUAGESLME · texte numérisé non relu

LE MERCREDI DE LA SEPTUAGESLME

ES deux grands coupables comparaissent \ievant le souverain Seigneur qu'ils ont outragé, et loin d'avouer leur faute, ils cherchent tour à tour à ia rejeter sur autrui. La )ustice divine aura son cours ; et la sentence retentira jusque dans la postérité humaine la plus reculée. Le crime avait été commis par deux êtres comblés de tous les dons de la nature et de la grâce. Le penchant qui nous entraîne au mal, l'ignorance, la distraction qui offusquent l'intelligence de l'homime déchu, n'existaient pas en" eux : un excès d'ingratitude les avait donc précipités dans le mal. Ils avaient d'abord hésité, lorsqu'il eût fallu vaincre par la fuite : peu à peu le mal avait perdu de sa noirceur à leurs yeux, parce qu'ils commençaient à y soupçonner leur intérêt. Enfin, l'amour d'eux-mêmes remplaçant celui qu'ils devaient à Dieu, ils avaient voulu déclarer leur indépendance. Le Seigneur cependant eut pitié d'eux, à cause de leur postérité.

Les Anges, créés tous en un même moment, furent soumis individuellement à répreuve qui devait être la condition de leur bonheur éternel : chacun d'eux fut à même de choisir la fidélité ou la révolte. Eternellement la malédiction pèsera sur ceux qui se déclarèrent contre Dieu. La

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