‹ L'Année liturgique (volume 2)Chapitre 83 sur 189 · I. Psalm. cxviii · texte numérisé non relu

I. Psalm. cxviii

Le Mercredi de la Sexagésime. 20 j

si votre parole est engagée à ne plus anéantir désormais sous les eaux la race des pécheurs, nous savons que vous avez allumé dans votre colère un feu qui doit dévorer éternellement ceux qui sortiront de ce monde sans s'être réconciliés avec vous. O dignité de notre faible nature ! Celui qui nous a tirés du néant ne veut voir en nous que des amis ou des ennemis. Et il en devait être ainsi. Créés intelligents et libres, le bien et le mal sont devant nous ; il nous faut choisir, nous ne pouvons rester neutres. Si nous adoptons le bien, Dieu se tourne vers nous avec amour ; si nous faisons le mal, nous rompons avec lui, qui est le souverain bien. Mais, comme sa miséricorde est infinie envers la faible créature qu'il n' a tirée du néant que par amour, comme il veut d'une volonté sincère que tous soient sauvés, il attend en patience que le pécheur revienne à lui, et il l'attire en mille manières.

.Mais malheur à qui se refuse à l'appel divin, quand cet appel est le dernier ! La justice alors s'accomplit ; et l'Apôtre nous a dit qu'i7 est horrible de tomber entre les mains du Dieu vivant >. Apprenons donc à ^uir la colère à venir -, et hàtons-nous de faire la paix avec le souverain Maître que nous avons irrité. Si déjà nous sommes rentrés en grâce avec lui, marchons dans sa crainte, jusqu'à ce que, l'amour ayant jeté de plus profondes racines dans notre cœur, nous méritions de courir dans la voie des divins commandements 3.

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