‹ L'Année liturgique (volume 3)Chapitre 109 sur 123 · DEPOSITION DES HABITS BLANCS · texte numérisé non relu

DEPOSITION DES HABITS BLANCS

. HACUN des jours de cette semaine, l'Office des Vêpres s'est accompli avec la même solennité dont nous avons été témoins au Dimanche. Le peuple fidèle remplissait la Basilique, et accompagnait de ses regards et de son intérêt fraternercctte blanche troupe de néophytes qui s'avançait, chaque soir, à la suite du Pontife, pour revoir encore l'heureuse fontaine qui donne une nouvelle naissance à ceux qui y sont plongés. Aujourd'hui, le concours est plus grand'^cncorc; car un nouveau rite va s'accomplir. Les néophytes, en quittant le vêtement qui retrace à l'extérieur la pureté de leurs âmes, vont prendre l'engagement de conserver intérieurement

Déposition des habits blancs. 41g

cette innocence dont le symbole ne leur est plus nécessaire. Par ce changement qui s'opère sous les yeux des tîdèles, l'Eglise est censée rendre ses nouveaux enfants à leurs familles, aux soins et aux devoirs de la vie ordinaire; c'est à eux maintenant de se montrer ce qu'ils sont désormais pour toujours : chrétiens, disciples du Christ.

Au retour du Baptistère, et après avoir terminé l'Office des Vêpres par la station devant la Croix de l'arc triomphal, les néophytes sont conduits dans une des salles attenantes à la Basilique, et dans laquelle on a préparé un vaste bassin rempli d'eau. L'Lvèque, assis sur un siège d'honneur, et voyant autour de lui ces jeunes agneaux du Christ, leur adresse avec émotion un discours dans lequel il exprime la joie du Pasteur, à la vue des heureux accroissements du troupeau qui lui est conhé. Il félicite de leur bonheur ces élus de la grâce divine ; et venant ensuite à l'objet de leur réunion dans ce lieu, c'est-à-dire à la déposition des vêtements qu'ils reçurent de ses mains au sortir de la fontaine du salut, il les avertit paternellement de veiller sur eux-mêmes et de ne jamais souiller cette blancheur de l'àme dont celle des habits n'a été que la faible image.

Les vêtements blancs des néophytes le'ur ont été fournis par l'Eglise, ainsi que nous l'avons vu au Samedi saint; c'est pour cette raison qu'ils viennent les remettre entre les mains de l'Eglise, L'eau du bassin est destinée à les laver. Après l'allocution, le Pontife bénit cette eau, en récitant sur elle une Oraison dans laquelle il rappelle la vertu

42 0 Le Samedi de Pâques.

3ue l'Esprit-Saint a donnée à ccl élément c puritier les taches mciine de l'âme. Puis se tournant vers les néophytes, après avoir adressé à Dieu ses actions de grâces par la récitation du Psaume cxvi, il prononce cette belle prière :

\ nsiTiiZ, Seigneur, votre peuple dans vos desseins de ^ salut ; voyez-le tout illuminé des joies pascales ; mais daignez conserver dans nos néophytes ce que vous V avez opéré vous-même, pour qu'ils fussent sauvés. Faites qu'en se dépouillant de ces robes blanches, le changement ne soit en eux qu'un changement extérieur : que l'invisible blancheur du Christ soit toujours inhérente à leurs âmes ; qu'ils ne la perdent jamais ; et que votre grâce les aide à obtenir par les bonnes oeuvres cette vie immortelle à laquelle nous oblige le mystère de la Pâque.

Après cette prière, les néophytes aidés, les hommes de leurs parrains, et les femmes de leurs marraines, dépouillaient les vêtements blancs, qui étaient consignés aux mains des serviteurs de l'Eglise chargés de les laver et de les conserver.' Ils se revêtaient ensuite de leurs habits ordinaires, toujours aidés de leurs parrains et inarraines; et enfin, reconduits aux pieds du Pontife, ils recevaient de sa main le symbole pascal, l'image en cire de l'Agneau divin

iLe dernier vestige de cette touchante fonction est la distribution des As^nits Dei (.|ue le Pape fait en ce jour, à Rome, la première et chaque septième année de son pontificat. On a vu comment ils ont été bénits par le Pontife le Mercredi précédent, et comment les rites que le Pape emploie dans cette occasion rappellent le baptême par imiiicr-

Déposition des habits blancs. 421

sion des néophytes. Le samedi suivant, dans les années dont nous venons de parler, il y a Chapelle papale au palais. Après la Messe solennelle, le Souverain Pontife étant sur son trône, on apporte dans des corbeilles les Agyiiis Dei, qui sont en très grand nombre. Le Prélat qui les présente chante ces louchantes paroles empruntées à l'un de ces beaux Répons que nous avons cités : « Saint- Père, voici ces agneaux nouvelets qui nous ont annoncé V Alléluia; ils sortent à l'instant de la fontaine; ils sont tout brillants de lumière. » Le Pape répond : Deo gratias. La pensée se reporte alors à ces temps où, en ce jour même, les nouveaux baptisés étaient amenés aux pieds du Pontife comme de tendres agneaux à la blanche toison, objet des complaisances du pasteur. Le Pape fait luimême de son trône la distribution dQ?,Agyius Dei aux Cardinaux, aux Prélats et à tous ceux des assistants que les maîtres des cérémonies laissent approcher; et ainsi se termine cette cérémonie si intéressante et par les souvenirs qu'elle retrace, et par son objet actuel. ■ Nous n'achèverons pas les récits qui se rattachent à ce dernier jour de l'Octave des nouveaux baptisés, sans avoir dit un mot de la Pâque annotine. On nommait ainsi le jour anniversaire de la Pâque de Tannée précédente ; et ce jour était comme la fête de ceux qui comptaient une année révolue depuis leur baptême. L'Eglise célébrait solennellement le Sacrirîce en faveur de ces nouveaux chrétiens, auxquels elle remettait ainsi en mémoire l'immense bienfait dont Dieu les avait favorisés en ce jour ; et c'était l'oc-

42 2 Le Samedi de Pâques.

casion de festins et de réjouissances dans les familles dont les membres avaient été, l'année précédente, du nombre des néophytes.

S il arrivait, à raison du mouvement irrégulier de la Pàque, que cet anniversaire tombât, Tannée suivante, dans quelqu'une aes semaines du Carême, on devait s'abstenir cette année-là de célébrer la Pàque annotine, ou la transférer après le jour de la Résurrection. Il paraît que, dans certaines Eglises, pour éviter ces continuelles variations, on avait fixé l'anniversaire du Baptême au Samedi de Pâques. L'interruption de l'usage d'administrer le Baptême dans la fête de la Résurrection devait amener peu à peu la suppression de la Pàque annotine ; on en trouve cependant encore des traces en quelques lieux jusqu'au xiii" siècle, et peut-être au delà. Cette coutume de fêter l'anniversaire du Baptême étant fondée sur la grandeur du bienfiitqui pour chacun de nous se rattache à ce jour, n'a jamais dû sortir des habitudes chrétiennes; et de nos temps, comme dans l'antiquité, tous ceux qui ont été régénérés en Jésus-Christ doivent au moins porter à ce jour où ils ont reçu la vie surnaturelle, le respect que les païens portaient à celui qui les avait mis en possession de la vie naturelle. Saint Louis aimait à signer Louis de Poissy, parce que c'était sur les fonts de l'humble église de Poissy qu'il avait reçu le baptême ; nous pouvons apprendre d'un si grand chrétien à tenir mémoire du jour et ciu lieu où nous fûmes faits enfants de Dieu cl de son Eglise.

Le Samedi de Pâques.

Le septième jour de cette semaine durant laquelle nous avons suivi toutes les phases de la création, à partir du momert où la lumière, sortant du néant, désigna le jour où celui qui est la lumière incréée et ininie devait sortir lui-même des ombres du tombeau; le septième )our s'est levé, et nous y révérons le repos du Seigneur qui cesse de créer. Mais ce jour est aussi celui du repos que le même Seigneur a voulu prendre dans son glorieux sépulcre. Honorons aujourd'hui ce second mystère qui nous révèle, bien plus vivement encore que le premier, l'amour du Fils de Dieu pour l'homme; et payons notre hommage du Samedi, en lui offrant la prière que Te Bréviaire mozarabe consacre aujourd'hui à l'accomplissement ae ce devoir.

CAPITULA

O Christ. Fils de Dieu, repos de nos âmes, qui avez accompli dans le sépulcre le repos du sabbat, ayant voulu que ce même jour où vous vous reposâtes de toutes vos œuvre?, fût aussi celui de votre repos dans le sépulcre : vous avez véritablement sanctifié pour nous ce jour dont le soir est déjà le commencement du huitième jour, qui est celui où vous fiîes jaillir la lumière des ténèbres, et où, ressuscité d'entre les morts, vous apparûtes dans votre chair. Daignez diriger le cours de notre vie dans la voie de toute sainteté ; afin

CHRISTE Dei Filius , nostrarum requies animarum. qui otium Sabbati reqaiescens in tumulo complevisti : ut in quo olim requieveras ab omni opère faciendo, in eo etiam requiesceres in sepulcro , hune nobis veraciter sanctificans

diem, cujus vesjerum in prima nobis Sabbati, quje et octava dies est, lucescit : ut, qui dixeras de tenebris lumen splendescere. manife.-te a mortuis resurgens appareres in carne ; dirige cursum vitie nostrœ in viam sanctificationis omnirao-

Le Samedi de Pâques.

dae, qualiter ita in his septeni diebus , quibus mundus iste pcragitur, et in quibu"; quotidie nohis Agnus occiditur, et Pascha quotidie celebratur, salubriori vitae curriculo conversemur :

ut absquc fermente nialitiœ verum Pascha mereamur quotidie celebrare : et ita ab omnibus opcribus nostris in hoc die sanctificatione tibi placita quiescamus, ut octavi illius œterni diei resurrectionis gloria consolemur.

que durant ces sept jours qui représentent la durée du monde, et dans chacun desquels l'Agneau est immole et la Pàque célébrée pour nous, nous vivions d'une manière conforme à notre salut. Faites que, chaque jour, nous méritions de célébrer la Piique sans aucun levain de malice, et que nous nous reposions de toutes nos œuvres en ce jour d'une manière si sainte, que nous ayons part à la consolation du huitième et éternel jour, ayant obtenu de ressusciter glorieux.

Nous demanderons aujourd'hui à l'Eglise grecque un chant sur la Résurrection. Elle nous fournit encore ces belles strophes que nous détachons de ses Offices du jour de Pâques.

IN DOMINICA RESURRECTIONIS.

IN imam terram descendisti, ac œternas contrivisti, Chrisle, seras qu3B in compedibus vinctos captiva bant ; et triduanus sicut c cete Jonas, ex sepulcro ortus es.

Sigilla Intacta servans, e sepulcro erectus es, Christe, qui in partu tuo non lasseras claves Vir-

ru es descendu, ô Christ, jusque dans les entrailles de la terre ; tu as brisé les serrures éternelles qui retenaient captives les âmes saintes ; et trois jours après, tu sortais du tombeau, comme Jonas de la baleine.

Tu as laissé intact le sceau qui fermait le sépulcre, ô Christ 1 toi qui, dans ta naissance, avais maintenu

Le Samedi de Pâques.

l'intégrité de la Vierge : et tu nous as rouvert les portes du Paradis.

Mon Sauveur, tu t'es librement offert à ton Père en hostie vivante, toi qui, comme Dieu, ne saurais être une victime ; et sortant du sépulcre, tu as ressuscité Adam tout entier.

Tu es descendu dans le sépulcre, ô immortel ! tu as brisé la puissance de l'enfer, et comme un vainqueur tu t'es levé, ô Christ Dieu !

Aux femmes qui portaient des parfums, tu as dit : « Je vous salue » ; aux Apôtres tu as donné la paix, toi qui relèves ceux qui étaient tombés. .

En ce jour nous célébrons la destruction de la mort.

la ruine de l'enfer et les prémices d'une vie nouvelle et éternelle, un Dieu unique et comblé de gloire, le Dieu célébré par nos pères.

O nuit vraiment sacrée et vraiment festive, nuit salutaire et brillante, qui porte l'annonce du jour radieux de la résurrection, où la lumière éternelle, s'élançant du sépulcre avec son corps.

a lui sur tous les hommes.

Venez donc, et participons, dans une divine allégresse, aux fruits de notre

ginis ; et Paradisi portas nobis aperuisli.

Salvator meus, viventem et non immolatam hostiam, quatenus Deus es, teipsum Patri sponte libéra obtulisti ; exsurgensque e sepulcro una suscitasti universum Adam.

In sepulcrum quidem descendisti, immortalis ; inferni vero confregisti virtutem : et tamquam victor surrexisti, Christe Deus ; mulieribus aromatoferis dixisti : Salvete, Apostolisque tuis pacem dedisti, qui lapsis prœbes resurrectionem.

Mortis concelebramus interitum, inferni ct ersionem, alterius vitre, et quidem aeternœ primitias ; et saltantes in hymnis cantamus auctorem, unicum a Patribus celebratum Deum, et supergloriosum.

Vere sacra et plane festiva est. ipsa salutaris nox et splendescens, diei rutilantis ac resurrectionis prœnuntia, in qua lux îeterna ex sepulcro corporaliter cunctis illuxit.

Venite, ut novo genimini vitis, divinae lastitix communicemus, die re-

Le Samedi de Pâques.

sunectionis regnique Christi prccclara , laiidantes eum in hymnis tamquam Deum in sœcula.

Leva in circuitu oculos tuos, Sion. et vide; cccc enim splendore divine radiantes sicut lampades, vencrunt tibi filii ab Occidente et ab Aquilone, a mare Meridiano et ab Oriente; in te bcnedicLint Christian in saecula.

O divina ! o arnica ! o diilcissinia vox tua; etenim non fallaciter promisisti, Christc, te futarum esse nobiscum usque ad consummationem qiiam spei

decc-

vigne nouvelle, en ce jour où le Christ ressuscite et proclame sa royauté; louezle dans vos cantiques conime le Dieu qui est à jamais.

Lève tes yeux, ô Sion 1 regarde autour de toi et vois : brillants d'une splendeur divine et semblables à des lampes éclatantes, des fils te sont venus de l'Occident et de l'Aquilon, de la mer du Midi cl de l'Orient ; ils s'unissent dans ton sein pour bénir le Christ à jamais.

O voix divine 1 voix amie 1 voix pleine de tendresse !

C'est en toute vérité que tu as promis, ô Christ, de demeurer avec nous jusqu'à la consommation du monde ; nous, tes fidèles, appuyés sur l'ancre d'espérance , nous sommes dans la joie.

O Christ, grande Pâque, sainte Pàquc ! O Sagesse!

ô Verbe ! ô Vertu de Dieu !

sois notre modèle ; fais-nous

saîculi : quam spei anchoram fidèles nos servantes, lœtamur.

O Pascha magnum et sanctissimum, Christe ! O Sapientia, et Ver'ium, Deique Virtus ! De juxia excmplar format!, teCLim simus participes in die nunquam dente regni tiii.

En ce jour que nous avons consacré à la gloire du divin tombeau, empruntons cette belle Hymne oue nous fournit le Propre des Offices de l'Ordre du Saint-Sépulcre.

HYMNE

DIC sepulcri gloriosi, 1 ARMANTE, o mon âme, avec Laetamcns,miiacula; | V^ transport, les prodiges

participants de ton royaame, lorsque se lèvera le jour qui n'aura pas de couchant.

Le Samedi de Pâques,

du sépulcre glorieux , doù le Christ s'est élancé, comme autrefois du sein de sa chaste mère ; ainsi l'avait annoncé l'oracle fidèle des prophètes.

Il fut conçu dans les entrailles d'une vierge sans tache ; il fut enseveli sous un antre où nul corps n'avait encore été placé ; qu'il naisse enfant , qu'homme il s'élance, c'est toujours avec la même gloire.

Après l'espoir d'une longue attente, sa m^re l'enfante dans un corps mortel; avant l'espoir de son retour, le tombeau le restitue immortel ; sa mère l'enveloppa de langes ; dans le sépulcre il était couvert de linceuls.

Du sein de sa mère, il naît pour accomplir le salut; des flancs de la roche, il sort, le salut étant consommmé ; sa mère l'enfanta pour la croix ; la pierre le rendit pour la gloire.

Sanctuaire trois fois heureux, empourpré du sang d l'Agneau ce este, reçois le»

adorations de la terre. >.'.e la mer et des cieux ; mais tu n'es plus un sépulcre, depuis qu'on a vu la vie sortir de toi.

Gloire et honneur à Dieu Très-Haut ; gloire unique

Quo velut matris pudi-

cae Christus alvo prodiit :

Ut prophetarum fidèles Paginas spoponderant.

In novo conceptus alvo Virginis puerperœ.

In novo compostus an-

tro Conquievit pumicis ; Gloriosus hoc et illa, Vir, puerque prodiit.

HsEC parit corpus caducum.

Omnium spe serius ; ^'Eviternum reddit illud, Omnium spe citius ; Illa pannis involùtum, Linteis hoc conditum.

Ex siri" matris futuram Ad salutem nascitur; At saluic jam parata, Rjpis alvus reddiJit ; Ad crucem parens pro-

duxit.

At silex ad gloriam.

Ergo te, cœlestis Agni Purpura^a sanguine Aula ter fel x, adorent 1 erra, pontes, aethera ; Nec sepulcrum quis vo-

carit, Vita de quo nascitur.

Gloria et honor Dec Usquequaque Altissimo,

Le Samedi de Pâques.

Una Patri, Filioque, au Père, au Fils, à l'auguste j

Inclyto Paraclito, Paraclet ; puissance et lou- j

Cui laus est, et potestas ange dans les siècles éternels, s

Per immcnsa ssecula. Amen.

Amen.

Enfin, ne terminons pas cette journée du Samedi avant d'avoir rendu à Marie nos hommages, en la félicitant sur la glorieuse Résurrection de son Fils. Offrons-lui cette Prose touchante tirée des anciens Missels des Eglises d'Allemagne.

SEQUENCE ESURGENTI tuo nato

prostrato Régnât mortis princi-

•go pone luc-

Tuum V)

tum, Jesum ventris tui fruc-

tum

Redivivum suscipc.

Morte prolis cruciata, Corde dure sauciata

Passionis gladio:

Voce jubilationis, Jam de resurrcctionis Jocundare gaudio.

Crucifixum, qui surrexit De sépulcre teque vexit

Sua in palatia, Nobis plaça, supplica-

mus, A peccatis ut surgamus Ad îEterna gaudia.

A men.

A vous, votre fili-

ô Mère, de fêter ressuscité, qui règne victorieux du prince de la mort. O Vierge, cessez voire deuil ; recevez Jésus fruit de vos entrailles ; il revit aujourd'hui.

I.a mort de ce fils vous fui cruelle ; le glaive de sa passion traversa votre cœur; livrez-vous à la joie de sa résurrection ; faites entendre un chant d'allégresse.

Il fut crucifie ; mais il s'est levé du tombeau ; il vous a introduite dans son palais ; apaisez-le en notre faveur ; de l'abîme de nos péchés faites-nous monter aux joies éternelles. Amen,

Page 1