‹ L'Année liturgique (volume 3)Chapitre 69 sur 123 · PSAUME III · texte numérisé non relu

PSAUME III

OMINE , qiiid multi plicati sunt qui tri

biilant me : * multi insurgunt advcrsiiiii me.

Multi diciint anima> meac : * Non est salus ipsi in Deo cjtis.

Tu aiitem , Domine , susccptor meus es : * fjloria mea, et exaltans caput mcum.

Voce mea ad Dominum clamavi : * et exaudivit me de monte sancto suo.

Hgo dormivi, et soporatus sum : * et exsurrexi, quia Dominus suscepit me.

Non timcbo miilia populi circumdantis me :

* exsurge Domine, salvum me fac, Deus meus.

Quoniam tu percussisti omncs adversantes mihi sine causa : * dentés peccatorum contrivisti.

Domini est salus: * et super populum tuuni bcnedictio tua.

An'T. Ego dormivi, et somnum cepi : et exsurrexi, quoniam Dominus suscepit me. AUcluia, alléluia.

j^. Surrexit Dominus de scpulcro, alléluia.

1^. Qui pro nobis pe-

SEIGNEUR , pourquoi mes ennemis se sont-ils multiplies ? ils s'élèvent en foule contre moi.

iMillc voix me disent :

Il Pas de salut pour toi en ton Dieu ! M

Mais vous, Seigneur, vous êtes mon protecteur , ma gloire ; et c'est vous qui élevez ma tête.

J'ai crié vers le Seigneur; et il m'a exaucé du haut de sa sainte montagne.

Je me suis endormi, j'ai goûté le sommeil , et je me suis réveillé ; parce que le Seigneur est mon appui.

Je ne craindrai pas ce peuple d'ennemis qui m'entoure :

ievcz-vous, Seigneur; sauvez-moi, mon Dieu 1

Car vous avez frappé tous mes injustes adversaires ; vous avez brisé les dents des pécheurs.

Le salut vient de vous, Seigneur, et votre bénédiction est sur votre peuple.

Ant. Je me suis endormi, j'ai goîité le sommeil, et je me suis réveillé, parce que le Seigneur est mon appui.

AUcluia, alléluia.

f. Le Seigneur est ressuscité du sépulcre, alléluia ; l"^. Lui-même qui pour

A r Office des Matines. 777

nous fut attaché au bois, al- j pendit in ligno, alléluia leluia. I

Celui qui préside commence l'Oraison Dominicale.

X y OTRE Père. I p AXER noster.

Le reste se continue dans le silence, jusqu'à ce que le Célébrant, pour conclure, élève la voix sur les dernières paroles :

j^. Et ne nous laissez pas I j^. Et ne nos inducas in succomber à la tentation. | tentationem.

Le Chœur répond tout d'une voix :

19. Mais délivrez-nous du 1 ij?. Sed libéra nos a mal. I malo.

Alors le Célébrant :

Exaucez, Seigneur Jésus- Christ, les prières de vos serviteurs, et ayez pitié de nous, vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint- Esprit, dans les siècles des siècles.

Exaudi, Domine Jesu Christe , preces sers-orum tuorum, et miserere nobis, qui cum Pâtre et Spiritu Sancto vivis et régnas in sascula sseculorum.

On répond : A men !

Alors le Lecteur se lève, et s'inclinant vers celui qui préside, il dit :

Mon Père , veuillez me 1 Jubé, Domne, benedibénir. | cere.

Alors le Célébrant :

La lecture de l'Evangile soit pour nous salut et protection!

^. Amen.

Evangelica lectio sit nobis salas et protectio.

i^. Amen.

iy8 Le Saint Jour de Pâques.

Le Lecteur, du haut de l'Ambon, lit le commencement de l'Evangile de la Messe de Pâques; après quoi ouvrant le livre des Homélies du pape saint Grégoire le Grand, il extrait de la vingt et unième quelques passages qui sont le commentaire du texte sacré.

Lcclio sancti l-lvani^elii secundum Maicum.

Cap. XVI,

IN illo tcmpore : Maria Magdalcne, et Maria Jacobi, et Salo;ne, emeriint aromata : ut venientes ungerent Jesum. El reliqua.

Homilia sancti Gregorii Pap;c.

AUDiSTis, Fratres charissimi, quod sanctœ muliercs. quîe Dominum fiierant scciitœ, cum aromatibus ad nioniimentum vcnerunt , et ci quem viventem dilcxerant, ctiam mortiio studio humanitatis obscquuntur. Scd rcs gesla, aliquid in sancta licclesia signât gcrcndum. Sic

auippc ncccsse est ut auiamus quie facta sunt, quatcnus cogitcmus etiam quœ nobis sunt ex corum imitatione facienda. Va nos crgo in eum qui est mortuus , crcdentes , si odorc virtulum rcfcrti ,

Lecture du s;iint Evangile selon saint iMarc. Chap.

EN ce temps-là , Marie- Madeleine, et Marie mère de Jacques, et Salonic. achetèrent des parf'.ims pour venir embaumer Jésus. Et le reste.

Homélie de saint Grégoire, Fane,

Vous venez d'entendre, mes très chers Frères, que les saintes femmes qui avaient suivi le Seigneur vinrent au tombeau avec des parfums, payant ainsi le tribut de leur alï'ection, après sa mort, à celui qu'elles avaient aimé durant sa vie. Mais leur conduite porte avec elle en même temps une instruction sur ce qui doit se pratiquer dans la sainte Eglise. Sachons donc écouter le récit des actions, de façon à comprendre ce que nous avons à faire pour les imiter. Nous aussi, qui croyons en celui qui est mort, nous apporterons nos parfums à son tombeau, si,

A l'Office des Matines.

embaumés de l'odeur des vertus , nous cherchons le Seigneur par les bonnes œuvres. Ces femmes qui sont venues avec des aromates sont favorisées de la vue des Anges; ainsi les âmes qui, par de saints désirs, montent vers le Seigneur avec le parfum de leurs vertus, celles-là aussi arriveront à voir les habitants du ciel.

E?. L'Ange du Seigneur descendit du ciel, et s'approchant, il roula la pierre et s'assit dessus, et il dit aux femmes : * Ne craignez point ; je sais que vous cherchez le crucifié: il est déjà ressuscité : venez et voyez le lieu où était placé le Seigneur, alléluia.

'f. En entrant dans le sépulcre , elles virent un jeune homme assis à droite.

couvert d'une robe blanche :

elles furent saisies de frayeur. Il leur dit :

* Ne craignez point, etc.

Gloire au Père. etc.

On répète : L'Ange da Seigneur.

BÉNÉDICTION. Le secours divin demeure toujours sur

ïi|. Amen.

cum opinione bonorum operum Dominum quœrimus. ad monumentum profecto illius cum aromatibus vcnimus. lllœ autem mulieres Angeles vident, quœ cum aromatibus venerunt : quia videlicet illœ mentes sapernos cives aspiciunt, quae cum virtutum odoribus ad Dominum per sancta desideria proficiscuntur.

\\ Angélus Domini descendit de cœlo , et accedens revolvit lapidem. et super eum sedit, et di.Kit mulieribus : * Nolite timere : scio enim quia crucifixum quœritis, jam surrexit : venite, et videte locum, ubi positus erat Dominus, alléluia.

f. Et introeuntes in monumentum, viderunt juvenem sedentem in dextris , coopertum stola candida, et obstupuerunt ; qui dixit illis :

' Nolite timere, etc.

Gloria Patri, etc.

On répète : Angélus Domini.

Benedictio. Divinum auxilium maneat seraper nobiscum.

B^. Amen.

t8o Le Saint Jour de Pâques.

LEÇON II OTANDUM vero nobis

est , qiiidnam sit, quod in dextris sedere Angélus cernitur. Qiiid nainque per sinistram , nisi vita ptœsens : qiiid veio per dexteram, nisi perpétua vita designatur ? TJnde in Canticis canticorum scriptum est :

Laeva ejus sub capite mco , et dextcra illius amplcxabitur me. Quia ergo Redcmptor nostcr jam pra?scntis vitœ corruptionem transierat, recte Angclus qui nuntiare perennen-f ejus vitam venerat, in dextera sedebat. Qui stola candida coopcrtus apparuit :

quia festivitatis nostrre gaudia niintiavit. Candor etenim vestis, splendorcm nostrie denuntiat solemnitatis. Nostrae dicamus, an suœ ? Sed ut fateamur verius, et suas dicamus, et nostrai;. Illa quippe Redemptoris nostri rcsurrectio et nostra festivitas fuit, quia nos ad immortalilatein reduxit : et Angelorum festivitas cxstitit, quia nos rcvocando ad cœlestia, corum numerum implevit.

C^. Cum transisset Sab-

REMARQUONS cc qui nous est enseigné par la position de l'Ange qui était assis à droite. Que signifie la gauche , sinon la vie présente ? Que marque la droite, sinon la vie éternelle? De là vient qu'il est écrit dans le Cantique des cantiques :

« Sa gauche est sous ma tête, et il m'embrasse de sa droite. » Comme donc notre Rédempteur avait déjà dépassé la vie présente qui est corruptible, c'est avec raison que l'Ange chargé d'annoncer qu'il était entré dans la vie éternelle, se montrait ainsi à la droite. Il apparut couvert d'une robe blanche , parce qu'il venait proclamer la joie de notre grande fête ; la blancheur des vêtements exprime , en effet, la splendeur de notre solennité. L'appellerai-jc nôtre ou sienne ? disons mieux : cette solennité est pour lui , et elle est pour nous. Car si la résurrection de notre Rédempteur a été notre fête, en ce qu'elle nous a rendu l'immortalité ; elle a cîé aussi la fête des Anges, puisque, en nous rappelant au ciel, elle leur a annoncé que leur nombre redeviendrait complet.

^. Le Sabbat étant passé,

A r Office des Matines.

iSt

Marie-Madeleine , et Marie mère de Jacques, et Salomé.

achetèrent des parfums, * Pour venir embaumer Jésus, alléluia, alléluia.

f. Et de grand matin, le dimanche, elles arrivèrent au tombeau, le soleil étani déjà levé.

* Pour venir.

Gloire au Père.

* Pour venir.

BÉNÉDICTION. Daigne le Seigneur des Anges nous réunir à la société des habitants du ciel 1 Vf. Amen.

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