‹ L'Année liturgique (volume 4)Chapitre 27 sur 132 · ACTE DE CONTRITION · texte numérisé non relu

ACTE DE CONTRITION

Aïs, ô Dieu de sainteté, l'étable et la crèche, tout indignes qu'elles fussent de votre majesté, n'avaient du moins rien qui blessât vos regards. Dans ce monde, ouvrage de vos mains, quel lieu, quel objet eussent été dignes de vous servir de berceau ou de palais ? Votre grandeur, votre divinité que vous portez partout, suffiraient à changerenhabitation digne de vous tout recoin de ce monde que vous eussiez daigné choisir pour y naître. Il n'y avait qu'un lieu indigne de vous, et dans lequel votre gloire piJt refuser de descendre : le cœur de l'homme pécheur. C'est là l'étable vraiment infecte, la crèche avilissante pour votre majesté. Pourquoi faut-il, ô mon Sauveur, que les restes du péché que je sens en moi, les cicatrices encore saignantes des blessures qu'il m'a faites, m'avertissent que mon cœur a été cette étable, cette crèche honteuse que vous ne pouviez visiter qu'après les avoir purifiées par votre grâce ? Je déplore, ô mon Sauveur, l'état dans lequel le péché m'avait mis par ma faute. A vous voir ainsi humilié sous les livrées de l'enfance, je comprends tout à la fois la grandeur de ma malice qui demandait de tels remèdes, et l'immensité de votre amour qui n'a pas dédaigné de me les apporter. Oh ! combien je renonce de tout mon cœur au péché ! Combien je veux le poursuivre désormais en moi, jusqu'à ce que j'en aie e.xtirpé les dernières racines 1 O Jésus! je me souviens de cette parole : Heureux ceux qui ont le cœur pur, parce qu'iU verront Dieu. Le moment est venu où je vais vous voir et approcher de votre berceau ; purifiez donc mon cœur, et chassez-en à jamais le péché et l'attache au péché.

Page 1