‹ L'Année liturgique (volume 4)Chapitre 73 sur 132 · I. Marc, xvi, i · texte numérisé non relu

I. Marc, xvi, i

L'Octave de l'Epiphanie.

à soutenir l'attente de son peuple. Ainsi, ce fut en traversant les flots de la Mer Rouge, que ce peuple arriva à la terre promise -^ci durant ce trajet mystérieux, une colonne de nuée couvrait à la fois la marche d'Israël, et ces flots bénis auxquels il devait son salut.

Mais le contact des membres humains d'un Dieu incarné pouvait seul donner aux eaux cette vertu purifiante après laquelle soupirait l'homme coupable. Dieu avait donné son Fils au monde, non seulement comme le Législateur, le Rédempteur, la Victime de salut.^mais pour être aussi le Sanctificateur des eaux; et c'était au sein de cet élément sacré qu'il devait lui rendre un témoignage divin, et le manifester une seconde fois.

Jésus donc, âgé de trente ans, s'avance vers le Jourdain," fleuve déjà fameux par les merveilles prophétiques opérées dans ses eaux. Le peuple juif, réveillé par la prédication de Jean-Baptiste, accourait en foule pour recevoir un Baptême, qui pouvait exciter le regret du péché, mais qui ne l'enlevait pas. Notre divin Roi s'avance aussi vers le fleuve, non pour y chercher la sanctification, car il est le principe de toute justice, mais pour donner enfin aux eaux la vertu d'enfanter, comme chante l'Eglise, une rac.^ nouvelle et sainte. Il descend dans le lit du Jourdain, non plus comme Josué, pour le traverser à pied sec, mais afin que le Jourdain l'environne de ses flots, et reçoive de lui, pour la communiquer à l'élément tout entier, cette vertu sanctifiante que celui-ci ne perdra jamais. Echauffées par les divines ardeurs du Soleil de justice, les eaux deviennent

LE TEMPS DE NOI

2 20 Le Temps de Noël.

fécondes, au moment où la tête sacrée du Rédempteur est plongée dans leur sein par la main tremblante du Précurseur.

Mais, dans ce prélude d'une création nouvelle, il est nécessaire que la Trinité tout entière intervienne. Les cieux s'ouvrent; la Colombe en descend, non plus symbolique et figurative, mais annonçant la présence de l'Esprit d'amour qui donne la paix et transforme les cœurs. Elle s'arrête et se repose sur la tête de l'Emmanuel, planant à la fois sur l'humanité du Verbe et sur les eaux qui baignent ses membres augustes.

Cependant le Dieu-Homme n'était pas manifesté encore avec assez d'éciat ; il fallait que la parole du Père tonnât sur les eaux, et les remuât jusque dans la profondeur de leurs abîmes. Alors se fit entendre cette Voix qu'avait chantée David : Voix du Seigneur qui retentit sur les eaux, tonnerre du Dieu de majesté qui brise les cèdres du Liban, l'orgueil des démons, qui éteint le feu de la colère céleste, qui ébranle le désert , qui annonce un nouveau déluge \ un déluge de miséricorde; et cette voix disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui f ai mis toutes mes complaisances.

Ainsi fut manifestée la Sainteté de l'Emmanuel par la présence de la divine Colombe et par la voix du Père, comme sa Royauté avait été manifestée par le muet tém-oignage de l'Etoile. Le mystère accompli, l'élément des eaux investi de la vertu qui purifie, Jésus sort du Jourdain et remonte sur la rive, en-

L'Octave de VEpiphanie. 227

levant avec lui, selon la pensée des Pères, régénéré et sanctifié, le monde dont il laissait sous les flots les crimes et les souillures. Elle est grande, cette fête de l'Epiphanie, dont l'objet est d'honorer de si hauts mystères; et nous n'avons pas lieu de nous étonner aue l'Eglise orientale ait fait de ce jour une es époques de l'administration solennelle du baptême. Les anciens monuments de l'Eglise des Gaules nous apprennent que cet usage s'observa aussi chez nos aïeux ; et plus d'une fois dans l'Orient, au rapport de Jean Mosch, on vit le sacré baptistère se remplir d'une eau miraculeuse au jour de cette grande fête, et se tarir de lui-même après l'administration du baptême. L'Eglise Romaine, dès le temps de saint Léon, insista pour faire réserver aux fêtes de Pâques et de Pentecôte l'honneur d'être les seuls jours consacrés à la célébration solennelle du premier des Sacrements ; mais l'usage se conserva et dure encore, en plusieurs lieux de l'Occident, de bénir l'eau avec une solennité toute particulière, au jour de l'Epiphanie,

L'Eglise d'Orient a garde inviolablement cette coutume. La fonction a lieu, pour l'ordinaire, dans l'Eglise ; mais quelquefois, au milieu de la pompe la plus imposante, le Pontife se rend sur les bords d'un fleuve, accompagné des prêtres et des ministres revêtus des plus riches ornements, et suivi du peuple tout entier. Après des prières d'une grande magnificence , que nous regrettons de ne

{)Ouvoir insérer ici, le Pontife plonge dans es eaux une croix enrichie de pierreries qui signifie le Christ, imitant ainsi l'action du

2 28 L'Octave de l'Epiphanie.

Précurseur. A Saint-Pétersbourg, la cérémonie a lieu sur la Neva ; et c'est à travers une ouverture pratiquée dans la ^lace que le Métropolite fait descendre la croix dans les eaux. Ce rite s'observe pareillement dans les Eglises de l'Occident qui ont retenu l'usage' de bénir Teau à la Fête de l'Epiphanie.

Les tidèles se hâtent de puiser, dans le courant du fleuve, cette eau sanctitiée ; et saint Jean Chrysostome, dans son Homélie vingt-quatrième, sur le Baptême du Christ, atteste, en prenant à témom son auditoire, que cette eau ne se corrompait pas. Le même prodige a été reconnu plusieurs fois en Occident.

Glorifions donc le Christ, pour cette seconde manifestation de son divin caractère, et rendons-lui grâces, avec la sainte Eglise, de nous avoir donné, après l'Etoile de la foi qui nous illumine, l'Eau puissante qui emporte nos souillures. Dans notre reconnaissance, admirons l'humilité du Sauveur qui se courbe sous la main d'un homme mortel, afin d'accomplir toute justice, comme il le dit luimême ; car, ayant pris la forme du péché, il était nécessaire qu'il en portât l'humiliation pour nous relever de notre abaissement. Remercions-le pour cette grâce du Baptême qui nous a ouvert les portes de l'Eglise de la terre et de l'Eglise du ciel. Enfin, renouvelons les engagements que nous avons contractés sur la fontaine sacrée, et qui ont été la condition de cette nouvelle naissance.

A la Messe.

LA MESSE DE L'OCTAVE DE l'Epiphanie.

L'Introït, l'Epître, le Graduel, le Verset Alléluiatique, l'Offertoire, la Communion, sont les mêmes qu'au jour de la Fête.

JL est venu, le dominateur, le Seigneur : le règne est datissa main, et la puissance, et l'empire,

Ps. O Dieu! donnez au Roi votre science du jugement, et au fils du Roi le soin de votre justice. Gloire au Père. Il est venu.

ECCE advenit dominator Dominus ; et regnum in manu ejus, et potestas, et imperium.

Ps. Deus, judicium tuum Régi da,et justitiam tuam filio Régis. Gloria.

Ecce advenit.

Dans la Collecte, l'Eglise demande pour ses enfants la grâce d'être rendus semblables à Jésus-Christ qui aapparu dans le Jourdain, rempli de l'Esprit-Saint, l'objet des complaisances du Père céleste, mais revêtu de notre nature, et fidèle dans l'accomplissement de toute justice.

COLLECTE

^^ Dieu ! dont le Fils uniyj que est apparu sur la terre, revêtu de la substance de notre chair ; faites, s'il vous plaît, que nous méritions d'être réformés intérieurement par celui que nous avons reconnu semblable à nous extérieurement ; lui qui, étant Dieu, vit et règne avec vous.

EUS, cujus Unigenitus in îubstantia nostrae carnis apparuit :

praesta, quaesuraus, ut per eum, quem similem nobis foris agnovimus, intus reform;iri mereamur. Qui tecum vivit et régnât.

'■3o L'Octave de V Epiphanie.

Lectio Isaiae Prophetae. Cap. x.

SRGE. illuminare, Jérusalem ; quia venit lumen tuum, et gloria Domini super te orta est.

Quia ecce tenebrae operient terram, et caligo populos : super te autem orietur Dominus, et' gloria ejus in te videbitur.

Etambulabunt Gentes in lumine tuo, et Reges in splendore ortus tui. Leva in circuitu oculos tuos, et vide : omnes isti congregati sunt, venerunt tibi ; filii tui de longe venient. et filias tuae de latere surgent. Tune videbis et afflues, et mirabitur et dilatabitur cor tuum, quando conversa fuerit ad te multitudo maris, fortitudo gentium venerit tibi. Inundatio camelorum operiet te, dromedarii Madian et Epha : omnes de Saba venient, aurum et thus déférentes, et laudem Domino annuntianies.

MNES is Saba venient. aurum et thus déférentes, et laudem Domino annuntiantes.

^. Surge et illuminare,

Lecture du Prophète Isaïe.

Chap. lx.

lÈVE-TOi , Jérusalem, sois ^illuminée; car ta lumière est venue, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi.

Les ténèbres couvriront la terre, une nuit sombre enveloppera les peuples ; mais sur toi le Seigneur se lèvera, et sa gloire éclatera sur toi. Et les Nations marcheront à ta lumière, et les Rois à la splendeur de ta clarté naissante. Lève les yeux, considère autour de toi, et vois :

tous ceux-ci, que tu vois rassemblés, sont venus pour toi.

Des fils te sont venus de loin, et des filles se lèvent à tes côtés. En ce jour tu verras, et tu seras dans l'opulence, et ton cœur sera dans l'admiration, et il se dilatera en ce jour où la multitude des nations qui habitent les bords de la mer se tournera vers toi. Les chameaux, les dromadaires de Madian et d'Epha arriveront chez toi comme un déluge : la foule viendra de Saba l'apporter l'or et l'encens, en chantant la louange du Seigneur.

GRADUEL

A foule viendra de Saba

cens, en chantant la louange du Seigneur.

y. Leve-toi, Jérusalem, sois

A la Messe.

illuminée, parce que la gloire du Seigneur s'est levée sur toi.

Alléluia, alléluia.

j^. Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus, avec des présents, adorer le Seigneur. Alléluia.

Jérusalem, quia gloria Domini super te ortaest.

Alléluia, alléluia.

t. Vidimus stellam ejus i'i Oriente, et venimus cum muneribus adorare Dominum. Alléluia.

La suite du saint Evangile selon saint Jean. Chap. I.

Sequentia sanctiEvangelii secundum Johannem. Cap. i.

IN illo tempore : Vidit Johannes Jesum venientem ad se, et ait : Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccatum mundi.

Hic est de quo dixi :

Post me venit vir, qui ante me factus est : quia prior me erat. Et ego nesciebam eum ; sed ut manifestetur in Israël, propterea veni ego in aqua baptizans. Et testimonium perhibuit Johannes, dicens : Quia vidi Spiritum descendentem quasi columbam de cœlo, et mansit super eum. Et ego nesciebam eum, sed qui misit me baptizare in aqua, ille mihi dixit :

Super quem videris Spiritum descendentem, et manentem super eum, hic est qui baptizat in Spiritu Sancto. Et ego vidi :

et testimonium perhibui, quia hic est Filius Dei.

Céleste Agneau ! vous êtes descendu dans

ce temps-là, Jean vit Jésus qui venait à lui, et il dit : Voici l'Agneau de Dieu ; voici celui qui ôte les péchés du monde. C'est celui duquel j'ai dit : Il vient après moi un homme qui a été préféré à moi, parce qu'il était avant moi. Je ne !e connaissais pas ; mais je suis venu baptiser dans l'eau, afin qu'il soit connu dans Israël. Et Jean rendit alors ce témoignage : J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe, et demeurer sur lui. Pour moi, je ne le connaissais pas ; mais celui qui m'a envoyé baptiser dans 1 eau, m'a dit : Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est celui baptise dans le Saintsprit.. Et je l'ai vu, et j'ai rendu témoignage qu'il est le Fils de Dieu.

2^2 L'Octave de l'Epiphanie.

le fleuve pour le purifier ; la divine Colombe est venue de? hauteurs du ciel unir sa douceur à la vôtre, et vous êtes remonté sur la rive. Mais, ô prodige de votre miséricorde ! les loups sont descendus après vous dans les eaux sanctifiées ; et voilà qu'ils reviennent vers vous transformés en agneaux. Nous tous, immondes par le péché, nous devenons, au sortir de la fontaine sacrée, ces blanches brebis àQ \oXTQ divin Cantique, qui remontent du lavoir, toutes fécondes, pas une stérile ; ces pures colombes qui semblent s'être baignées dans le lait, et qui ont fixé leurs demeures auprès des claires fontaines : tant est puis santé la vertu de purification que votre divin contact a donnée à ces eaux ! Conservez en nous cette blancheur qui vient de vous, 6 Jésus ! et si nous l'avons perdue, rendeznous-la par le baptême de la Pénitence, qui seul peut nous restituer la candeur de notre premier vêtement. Epanchez plus encore ce fleuve d'amour, ô Emmanuel ! Que ses flots aillent chercher jusqu'au fond de leurs déserts sauvages ceux qu'ils n'ont pas touchés jusqu'ici ; inondez la terre ainsi que vous l'avez promis. Souvenez-vous de la gloire dans laquelle vous fûtes manifesté au milieu du Jourdain ; oubliez les crimes qui depuis trop longtemps retardent la prédication de votre Evangile sur ces plages désolées ; le Père céleste rjrdonne à toute créature de vous écouter : pariez à toute créature, ô Emmanuel !

OFFERTOIRE

REGES Tharsis et in- 1 t ES Rois de Tharsis et des sulae muneiaofTerente: | L îles lointaines lui offriront

A la Messe.

Reges Arabum et Saba dona adducent :etadorabunt eum omnes Reges terrae ; omnes genres servient ei.

des présents ; les Rois d'Arabie et de Saba lui apporteront leurs dons ; tous les Rois de la terre l'adoreront ; toutes les nations lui seront assujetties.

Dans la Secrète, l'Eglise proclame encore la divine Apparition, et supplie l'Agneau qui, par son Sacrifice, nous a procuré de pouvoir offrir à Dieu une hostie pure, de vouloir bien agréer cette hostie dans sa miséricordieuse clémence.

Nous vous présentons ces hosties, Seigneur, en mémoire de la manifestation de votre Fils incarné, vous suppliant que, comme il est l'auteur de ces dons, il les reçoive avec miséricorde, Jésus-Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec vous.

HosTiAS tibi, Domine, pro nati Filii tui Apparitione deferimus, suppliciter exorantes :

ut sicut ipse nostrorum auctor est munerum, ita sit ipse misericors et susceptor, Jésus Christus Dominus noster : Qui tecum vivh.

COMMUNION

Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus, avec des présents, adorer le Seigneur.

ViDi.Mus stellam ejus in Oriente : et venimus cum muneribus ado- , rare Dominum.

En rendant grâces pour la nourriture céleste qu'elle vient de recevoir, la sainte Eglise implore le secours continuel de cette Lumière divine qui a apparu sur elle, et qui la rendra capable de contempler la pureté de l'Agneau, et de l'aimer comme sa tendresse le mérite.

POSTCOMMUNION.

CtELESTi lumine, quae- > sumus Domine, semper et ubique nos prœveni : ut mysterium, cujus nos participes esse voluisti, et puro cernamus intuitu, et digno percipiamus affectu. Per l^ ominum nostrum Jesum Christum.

PÉVENEZ-NOUS, en tout temps et en tout lieu, de votre céleste lumière, nous vous en supplions, Seigneur; afin que, comme vous avez voulu que nous fussions participants de ce mystère, nous puissions le contempler d'un œil pur et le recevoir avec une affection digne de sa sainteté. Par Jésus-Christ notre Seigneur.

Chantons encore la divine Théophanie, en réunissant dans un seul concert la voix de toutes les Eglises. Saint Hilaire de Poitiers ouvrira nos cantiques par l'Hymne où il célèbre à la fois les trois Mystères de cette grande Octave.

lESUS refulsit omnium J Pius Redemptor gen-

tium ; Totum genus fidelium Laudes celebret drama-

Quem Stella natum

fulgida Monstrat micans inaethe-

ra, Magosque ducit praevia Ipsius ad cunabula.

lili cadentes parvulum

j E miséricordieux Rédemp- ^ teur des peuples, Jésus, brille aujourd'hui d'une triple splendeur. Que la race entière des fidèles lui consacre ses louanges et ses cantiques.

Une étoile brillante, qui scintille au ciel, annonce sa Naissance; elle précède les Mages et les conduit à son berceau.

Ils tombent aux pieds Je

L'Octave de VÉpiphanie.

cet enfant ; ils l'adorent dans les langes, ils le confessent pour un Dieu et lui offrent de mystiques présents.

Ayant trente fois parcouru le cycle de l'année, et avarvcé dans les jours de sa vie mortelle, Jésus demande l'eau du baptême, lui qui est exempt de toute souillure.

L'heureux Jean frémit à la ■ pensée de plonger dans le fleuve celui dont le sang a la vertu d'effacer les péchés du monde.

La voix imposante du Père proclame le Fils du haut des cieux, et la vertu de l'Esprit, source des dons sacrés, descend visiblement.

Vous dont les ordres toutpuissants font rougir l'eau dans les vases du festin , ô Christ, nou> vous en supplions, étendez sur nous tous votre pcotection.

A la souveraine Trinité, louange, honneur, puissance et gloire, à jamais, dans tous les siècles des siècles. Amen.

Pannis adorant obsitum, Verum fatentur ut Deum, Munus ferendo mysticum.

Denis ter annorum cyclis,

Jam parte vivens temporis,

Lympham petit baptismatis,

Cunctis carenscontagiis.

Félix Johannes mergere lUum tremiscit flumine, Potest suo qui sanguine Peccata cosmi tergere.

Vox ergo Prolem de

polis Testatur excelsa Patris, Virtus adestquâ Pneu-

matis, Sancti datrix charisma-

tis.

Nos, Christe, subnixa prece Omnes precamur protège.

Qui praecipis rubescere Aquas potenter hydriae.

Laus Trinitati débita, Honor, potéstas omnium, Perenniter sint omnia Per saeculorum saecula.

Amen.

L'Eglise Ambrosienne nous prête ses mé-

Le Temps de Noél.

lodieux accents pour honorer le Baptême du Christ, dans cette belle Préface de son Missel.

VERE. quia dignum et justum est, aequum et salutare, nos tibi semper hic et ubique gratias agere, Domine sancte, Pater omnipotens, aeterne Deus, qui te nobis super Jordanis aiveum de coelis in voce tonitrui praebuisti, ut Salvatorem cœli demonstrares, et te Patrem aeterni luminis ostenderes, cœlos aperuisti, aerem benedixisti, fontem purificasti : et tuum unicum Filium per speciem columbae bancto Spiritu declarasti. Susceperunt hodie fontes benedictionem tuam, et abstulerunt maledictionem nostram, ita ut credentibus purificationem omnium delictorum exhibeant, et Dei filios adoptione facianl ad vitam aeternam. Nam, quos ad temporalem vitam carnalis nativitas fuderat, quos mors per prasvaricationem ceperat, hos vita asterna recipicns ad regni cœlorum gloriam revocavit.

Page 1