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Le Mercredi Saint.
atVranchir du joug de notre ennemi infernal, et demande que nous ayons part à la résurrection glorieuse de ce divin Médiateur.
COLLECTE
DEiis . qui pro nobis Filium tuum Crucis f)atibulum subire vouisti. ut inimici a nobis expelleres potestatem :
concède nobis famulis tuis , ut resurrectionis gratiam consequamur.
Fer eumdem Dominum nostrum Jesum Chrietum. Amen.
ODiEU, qui avez voulu que votre Fils souffrît pour nous le supplice de la Croix, afin de nous délivrer de la puissance de l'ennemi ; accordez à vos serviteurs la grâce d'avoir part à sa résurrection. Par le même Jésus- Christ notre Seigneur. Amen.
Autre Collecte^ page 129.
Lectio Isaias Prophetas, Cap. Lin.
IN diebus illis : Dixit Isaias : Domine, quis credidit auditui nostro; et brachium Domini cul revelatum est ? Et ascendet sicut virgultum coram eo : et sicut radix de terra sitienti. Non est species ei, neque décor.
Et vidimus eum : et non erat aspectus, et desideravimus eum : despectum, et novissimum virorum , V'irum dolorum, et scientem infirmitatem. Et quasi absconditus vultus ejus, et despectus : unde nec reputavimus eum. Vere languores nostros ipse
Lecture du Prophète Isaïe.
Chap. lhl
EN ces jours-là, Isaïe dit*. Qui a cru à notre parole ?
à qui le Christ, bras du Seigneur, a-t-il été révélé ? Il s'élèvera comme un faible arbrisseau devant le Seigneur, comme un rejeton qui sort d'une terre dévorée du soleil : il n'a ni beauté ni éclat; nous l'avons vu : rien en lui n'attirait les regards ; nous l'avons méconnu. Il nous a semblé un objet de mépris, le dernier des hommes, un homme de douleurs, voué à la souffrance. Son visage éiait comme caché: il ne paraissait digne que de mépris ; et nous n'avons fait de lui ancun cas.
Le Mercredi Saint.
Véritablement il a pris sur lui nos maladies ; il s'est chargé de nos douleurs.
Nous l'avons pris pour un lépreux , pour un homme frappé de Dieu et humilié sous ses coups. C'est pour nos iniquités qu'il a été couvert de plaies ; pour nos crimes qu'il a été broyé.
Le châtiment qui devait nous ménager la paix est tombé sur lui ; et nous avons été guéris par ses meurtrissures.
Tous nous nous étions égarés comme des brebis errantes ; chacun s'était détourné pour suivre sa propre voie ; et le Seigneur a mis sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été sacrifié parce que lui-même la voulu, et il n'a pas ouvert la bouche. Il sera mené à la mort comme une brebis ; il demeurera dans le silence sans ouvrir la bouche, semblable à l'agneau devant celui qui le tond. Il a été enlevé au milieu des douleurs, après avoir été jugé. Qui racontera sa génération? Il a été retranché de la terre des vivants ; je l'ai frappé à cause des crimes de mon peuple. Le Seigneur lui donnera des impies pour garder son sépulcre , et un homme riche pour l'ensevelir après sa mort. Car il n'a point commis l'iniquité, et le mensonge n'a jamais été dans sa bouche. Et le Seigneur a voulu le briser dans
tulit : et dolores nostros ipse portavit. Et nos putavimus eum quasi leprosum, et percussum a Deo, et humiliatum.
Ipse autem vulneratusest propter iniquitates nostras : attritus est proptet scelera nostra : disciplina pacis nostrae super eum : et livore ejus sanati sumus. Omnesnos quasi oves erravimus :
unusquisque in viam suam declinavit : et posuit Dominus in eo iniquitatem omnium nostrum. Oblatus est, quia ipse voluit : et non aperuit os suum. Sicut ovis ad occisionem ducetur; et quasi agnus coram tondente se, obmutescet:
et non aperiet os suum.
De angustia, et de judicio sublatus est. Generationem ejus quis enarrabit ? Quia abscissus est de terra viventium. Propter scelus populi mei percussi eum. Et dabit impios pro sepultura, et divitem pro morte sua ; eo quod iniquitatem non fecerit, neque dolus inventus fuerit in ore ejus.
Et Dominus voluit conterere eum in infirmitate. Si posuerit pro peccato animam suam, videbit semen longcevum : et voluntas Dominiinmanu
'Uo
Le xMercredi Saint.
cj'isdirigclur.Proeoquod laboravit anima cjus, videbit, et saturabitur. In scientia sua justificabit ipse justus scrvus meus multos : et iniquitates corum ipse portabit.
Ideo dispertiam ci plurimos, et fortium clividet spolia : pro eo quod tradidit in mortem animam suam , et cum Bceleratis reputatus est.
Et ipse peccatamultorum tulit, et pro transgressoribus rogavit.
par !
fruit de ce
•on infirmité; mais, parce qu'il a donné sa vie pour l'expiation du péché, il verra sa race durer longtemps, cl la volonté de Dieu s'exécutera son bras. Il verra le que son âme aura souffert, et il en sera rassasié.
Mon serviteur est juste, et par l'enseignement de sa doctrine il rendra justes an grand nombre d'hommes , et il prendra sur lui-même leurs iniquités : c'est pourquoi je lui donnerai
pour partage une multitude de disciples ; il vaincra ses puissants ennemis et distribuera leurs dépouilles, parce qu'il a livré son âme à la mort, été mis au nombre des scélérats, porté les péchés de tous, et prié pour les transgresseurs de la loi.
C'est encore Isaïe que nous entendons dans cette prophétie ; mais ce n'est plus le poète sublime qui chantait tout à l'heure les vengeances de l'Emmanuel. Le fils d'Amos soupire sur le ton de l'élégie les angoisses de l'Homme-Dieu, « du de^-nier des hommes, de l'homme de douleurs et voué à la souffrance ». C'est bien ici que le plus éloquent des Prophètes mérite d'être appelé le cinquième Évangéliste, comme parlent les Pères. Ne résume-t-il pas par avance le récit de la Passion, en nous montrant le Fils de Dieu « semblable à un lépreux, à un homme frappé de Dieu et humilié sous ses coups » ? Mais nous, à qui la sainte Eglise lit ces pa^es inspirées, et qui voyons se réunir l'Ancien et le Nouveau Testament pour nous donner tous les traits de la Victime universelle,
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comment reconnaîtrons-nous l'amour que Jésus nous témoigne en assumant sur lui seul toutes les vengeances que nous avions méritées?
« Nous avions été guéris par ses meurtrissures. » O médecin céleste, qui prend sur lui les maladies de ceux qu'il veut guérir ! Mais il n'a pas seulement été « meurtri » pour nous ; il a encore été égorgé comme l'agneau à la boucherie. Mais peut-être n'at-il fait que se soumettre à l'inflexible justice du Père, « qui a mis sur lui l'iniquité de nous tous » ? Ecoutez le Prophète : « S'il a été sacrifié, c'est parce que lui-même Tg voulu. » Son amour pour nous est égal à sg soumission envers son Père. Voyez comme il se garde de parler devant Pilate, qui pourrait d'un seul mot l'arracher à ses ennemis. « Il demeure dans le silence, sans ouvrir la bouche, semblable à l'agneau devant celui qui le tond. » Adorons ce divin silence qui nous sauve; recueillons tous ces détails d'un dévouement que l'homme n'eut jamais pour l'homme, et qui ne pouvait se rencontrer que dans le cœur d'un Dieu. Comme il nous aime, nous « sa race », les fils de son sang, le salaire de son sacrifice ! Eglise sainte, postérité de Jésus mourant, tu lui es chère; il t'a achetée d'un grand prix, et il se complaît en toi. Ames fidèles, rendez-lui amour pour amour; âmes pécheresses, redevenez fidèles, puisez la vie dans son sang, et souvenez-vous que si « nous nous étions tous égarés comme des brebis errantes », le Seigneur « a mis sur lui l'iniquité de nous tous ». Il n'est pas de pécheur si coupable,
Le Mercredi Saint.
pas de païen, pas d'infidèle, qui n'ait sa part dans ce sang précieux, dont la vertu infinie est telle quelle pourrait racheter des millions de mondes plus criminels encore que le nôtre.
Le Trait qui fait suite à cette Lecture est formé de quelques versets du Psaume ci% dans lequel David exprime les souffrances de la nature humaine dans le Christ, au milieu des délaissements qu'il éprouve.
DOMINE , exaudi ora- ' tionem meam,etclamor meus ad te veniat.
j^. Ne avertas faciem tuam a me : in quacumque die tribulor, inclina ad me aurem tuam.
j^. In quacumque die invocavero te, velociter exaudi me.
f. Quia defecerunt sicut fumus dies mei : et ossa mea sicut in frixorio confrixa sunt.
f. Percussus sum sicut fœnum, et aruit cor meum, quia oblitus sum manducare panemmeum.
j^. Tu exsurgens, Domine, misereberis Sion, quia venit tempus miserendi ejus.
La sainte Eglise récit de la Passion
SEIGNEUR , exaucez ma prière ; et que mon cri s'élève jusqu'à vous.
,t. Ne détournez pas de moi votre face; en quelque moment que je tombe dans la tribulation, inclinez vers moi votre oreille.
j^. En quelque jour que je vous invoque , hâtez-vous de m'exauccr.
j^. Tous mes jours se sont évanouis comme la fumée , et mes os sont desséchés comme ce qui a passé par le feu.
f. Je suis semblable à l'herbe que l'on a fauchée; mon cœur a défailli, parce que j'ai oublié de prendre ma nourriture.
j^. Vous vous lèverez. Seigneur ; vous aurez pitié de Sion ; le temps est venu d'avoir compassion d'elle.
commence ensuite le selon saint Luc. Cet
Le Mercredi Saint.
Evangéliste donne un grand nombre de détails que les deux premiers avaient omis de rapporter; à son aide, nous pénétrons toujours plus avant dans le divin mystère des douleurs et du sacrifice de l'Homme-Dieu.
La Passion de notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Luc. Chap. XXII.
EN ce temps-là, la fête des Azymes, que l'on appelle la Pâque, approchait. Et les princes des prêtres et les scribes cherchaient comment ils pourraient faire mourir Jésus; mais ils craignaient le peuple. Or Satan entra dans Judas surnommé Iscariote, l'un des douze. Et il alla conférer avec les princes des prêtres et les officiers du Temple, touchant la manière en laquelle il le leur livrerait.
Et pleins de joie, ils convinrent de lui donner de l'argent.
Et, s'étant engagé, il cherchait l'occasion de le leur livrer sans tumulte.
Vint le jour des Azymes, où il était nécessaire d'immoler la Pâque. Et Jésus envoya Pierre et Jean, disant :
Allez, et préparez-nous ce qu'il faut pour manger la Pâque. Et ils lui dirent : Où voulez-vous que nous la pré-
êarions ? Et il leur répondit :
!n entrant dans la ville, vous rencontrerez un homme por-
Passio Domini nostri Jesu Christi secundum Lucam. Cap. xxii.
IN illo tempore : Appropinquabat dies festus Azymorum, qui dicitur Pascha : et quaerebant principes sacerdotum et scribae, quomodo Jesum interficerent : timebant vero plebem. Intravit autem Satanas in Judam, qui cognominabatur Iscariotes, unum de duodecim; et abiit et locutus est cum principibus saicerdotum et magistratibus, quemadmodum illum traderet eis. Et gavisi sunt : et pacti sunt pecuniam illi dare. Et spopondit. Et quaerebat opportunitatem ut traderet illum sine turbis.
Venit autem dies Azymorum, in qua necesse erat occidi Pascha. Et misit Petrum et Johannem, dicens : Euntes parate nobis Pascha, ut manducemus. At illi dixerunt :
Ubi vis paremus ? Et dixit ad eos : Ecce introeuntibus vobis in civi.
tatem, occurret vobis ho-
Le Mercredi Saint.
mo quidam amphoram aqucC portans ; sequimini eum in domum, in qiiam inlral, et dicetis patrifamiiias domus : Dicit tibi Magister : Ubî est diversorium, ubi Pascha cum discipulis meis manducem .-'Et ipse ostendet vobis cœnaculum ma^mum stratum, et ibi parate.
Eunles autem invenerunt sicut.dixit illis : et paraverunt Pascha. Et cum facta esset hora, discubuit, et duodecim Apostoli cum eo : et ait illis : Desiderio desideravi hoc Pascha manducare vobiscum, antequam patiar. Dico enim vobis :
quia ex hoc non manducabo illud, donec impleatur in regno Dei. Et accepto calice, gratias egit, et dixit : Accipite, et dividite intcrvos. Dico enim vobis : quod non bibam de generatione vitis, donec regnum Dei veniat. Et accepto pane, gratias egit, et fregit. et dédit eis, dicens : Hoc est corpus meum, quod pro vobis datur. Hoc facile in meam commemorationem. Similiter et calicem, postquam cœnavit, dicens : Hic est calix novum testamentum in sanguine meo, qui pro vobis fundetur. Verura-
tant une cruche d'eau : suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de cette maison : Le Maître vous envoie dire : Où est le lieu où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande salle meublée :
préparez-y ce qu'il faut.
S'en allant donc, ils trouvèrent tout comme il leur avait dit, et préparèrent la Pâque. Et l'heure étant venue, il se mit à table, et les douze Apôtri^s avec lui, et il leur dit : J'ai souhaité avec ardeur de manger cette Pâque avec vous avant de souffrir.
Car, je vous le dis, je ne la mangerai plus jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. Et, prenant la coupe, il rendit grâces, et dit : Prenez, et partagez entre vous. Car, je vous le dis, je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu'à ce
Sue vienne le royaume de ► ieu. Et ayant pris du pain , il rendit grâces, et le rompit, et le leur donna, disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous : faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même la coupe, après le souper, disant : Ce calice est la nouvelle alliance en mon sang, qui sera répandu pour vous. Cependant la main de I celui qui me trahit est avec
Le Mercredi Saint.
moi à cette table. Pour ce qui est du Fils de l'homme, il s'en va, selon ce qui a été déterminé ; mais malheur à cet homme par qui il sera trahi !
Et ils commencèrent à s'entre-demander qui était celui d'entre eux qui ferait cela.
Il s'éleva aussi parmi eux une contestation : lequel d'entre eux devait être estimé le plus grand ? Mais il leur dit :
Les rois des nations dominent sur elles, et ceux qui ont puissance sur elles sont appelés bienfaisants. Entre vous , il n'en est pas ainsi ; mais que celui de vous qui est le plus grand soit comme le moindre, et celui qui gouverne comme celui qui sert.
Car quel est le plus grand, celui qui est assis à table, ou celui qui sert ? N'est-ce pas celui qui est à table ? Or, moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. C'est vous qui êtes demeurés constamment avec moi durant mes épreuves : et moi, je vous prépare -le royaume, comme mon Père me l'a préparé ; afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume, et que vous soyez assis sur des trônes pour juger les douze tribus d'Israël.
Le Seigneur dit ensuite : Simon, Simon, voilà que Satan
tamen ecce manus tradentis me, mecum est in mensa. Et quidem Filius hominis, secundum quod definitum est, vadit : verumtamenvaehomini illi, per quem tradetur. Et ipsi cœperunt quaerere inter se, quis esset ex eis, qui hoc facturus esset.
Facta est autem et contentio inter eos, quis eorum videretur esse major. Dixit autem eis :
Reges gentium dominantur eorum : et qui potestatem habent super eos, benefici vocantur.
Vos autem non sic : sed qui major est in vobis fiât sicut minor ; et qui praecessor est, sicut ministrator. Nam quis major est, qui recumbit, an qui ministrat ? Nonne qui recumbit ? Ego autem in medio vestrum sum, sicut qui ministrat :
vos autem estis, qui permansistis mecum in tentationibus meis. Et ego dispono vobis, sicut disposuit mihi Pater meus regnum : ut edatis et bibatis super mensam meam in regno meo, et sedeatis super thronos, judicantes duodecim tribus Israël. Ait autem Dominus : Simon, Simon, ecce Satanas expe-
Le Mercredi Saini.
livit vos, ut cribaret sicut triticiim. Ego autem roî^avi pro te, ut non defioat fidestua : et tu aliquando conversus, confirma fratres tuos. Qui dixit ci : Domine, tccum paratus sum, et in carcerem et in morlem ire, i\t ille dixit : Dico tibi, Petre, non cantabit hodie gallus, donec ter abneges nosse me. Et dixit eis : Quandomisi vos sine sacculo et pera et calceamentis, numquid aliquid defuit vobis ? At illi dixerunt : Nihil. Dixit ergo eis : Sed nanc, qui habet sacculum tollat similiter et perara. Et qui non habet vendat tunicam suam, et emat gladium. Dico enimvobis : quoniam adhuc hoc, quod scriptum est, oportet impleri in me: Etcum iniquis deputatus est. Etenim ea quas sunt de me, finem habent.
At illi dixerunt : Domine, ecce duo gladii hic. At ille dixit eis : Satis est.
Et egressus ibat secundum, consuetudinem in montem Olivarum : secuti sunt autem illum et discipuli. Et cum pervenisset ad locum, dixit illis : Orate, ne intretis in tentationem. Et ipse avulsus est ab eis, quan-
vous a demandés pour vou^ cribler comme le froment ; mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; ci toi, quand tu seras converti, confirme tes frères. Pierre lui dit : Seigneur, je suis prêt à aller avec vous en prison et a la mort. Jésus lui répondit :
Je te le dis, Pierre, le coq aujourd'hui ne chantera point que, par trois fois, tu n'aies nié me connaître. Et il leur dit : Quand je vous ai envoyés sans bourse, sans sac et sans souliers, quelque chose vous a-t-il manqué .-' lis répondirent : Kien. Et il ajouta : Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, et un sac pareillement ; et que celui qui n'en a point vende sa tunique et achète une épée. Car je vous le dis, il faut que ceci encore qui a été écrit s'accomplisse en moi : Il a été mis au rang des malfaiteurs ; et toutes les choses qui ont été prédites de moi touchent à leur fin. Ils lui dirent : Seigneur, voici deux épées. Il répondit : C'est assez.
Et étant sorti, il s'en alla, suivant sa coutume, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent. Et arrivé en ce lieu, il leur dit : Priez, afin de ne point entrer en tentation. Et il s'éloigna d'eux à la distance d'un jet de pierre; et s'étant mis à genoux, il
Le Mercredi Saint,
priait disant : Père, si vous le voulez, éloignez de moi ce calice : cependant que votre volonté se fasse, et non pas la mienne. Alors un Ange du ciel lui apparut, qui le fortifiait. Et, étant tombé en agonie, il redoublait sa prière.
Et il lui vint une sueur , comme de gouttes de sang, qui tombaient à terre. Et, s'étant levé après sa prière, il vint à ses disciples, et les trouva endormis par l'effet de leur tristesse. Et il leur dit :
Pourquoi dormez-vous ? levez-vous, priez, afin de ne point entrer en tentation.
Il parlait encore , quand parut une troupe de gens, et à la tète marchait Judas, l'un des douze ; et il s'approcha de Jésus pour le baiser. Et Jésus lui dit : Judas, tu trahis donc le Fils de l'homme par un baiser ? Ceux qui étaient autour de lui, voyant ce qui allait arriver, lui dirent : Seigneur , frapperonsnous de l'epée ? Et l'un d'eux frappa un serviteur du grand prêtre, et lui coupa l'oreille droite. Mais Jésus dit : Demeurez-en là. Et ayant touché l'oreille de cet homme, il le guérit. Puis Jésus dit à ceux qui étaient venus vers lui, aux princes des prêtres et aux anciens : Vous êtes
tum jactus est lapidis, et positis genibus orabat, dicens : Pater, si vis, transfer calicem istum a me : verumtamen non mea voluntas, sed tua fiât. Apparuit autem illi Angélus de cœlo, confortans eum. Et factus in agonia, prolixius orabat.
Et factus est sudor ejus sicut guttae sanguinis decurrentis in terram. Et cum surrexisset ab oratione, et venisset ad di^ scipulos suos, invenit eos dormientes prae tristitia, et ait illis : Quid dormitis ? Surgite, orate, ne intretis in tentationem.
Adhuc eo loc^uente, ecce turba : et qui vocabatur Judas, unus de duodecim, antecedebat eos :
et appropinquavit Jesu, ut oscularetur eum. Jésus autem dixit illi : Juda, osculo Filium hominis tradis ? Videntes autem hi, qui circaipsum erant, quod futurim erat , dixerunt ei : Domine, si
Ëercutimus in gladio ?
!t percussit unus ex illis servum principis sacerdotum : et amputavit auriculam ejus dexteram.
Respondens autem Jésus, ait : Sinite usque hue.
Et cum tetigisset auriculam ejus, sanavit eum.
Le Mercredi Saint.
Dixit autcm Jésus ad cos qui vénérant ad se. principes sacerdotum et magistratus Templi, et scniorcs : Quasi ad latronem cxistis cum gladiis et fustibus. Cum quotidie vobiscum fuenm in Templo, non exiendistis manus in me. Sed haec est hora vestra, et poteslas tencbrarum.
Comprehendentes aulem eum, duxerunt ad domum principis sacerdotum. Petrus vero sequebatur a longe. Accenso autem ignc in medio atrii, et circumsedentibus illis, erat Petrus in medio eorum. Quem cum vidisset ancilla quaedam sedentem ad lumen, et eum fuisset intuita, dixit : Et hic cum illo erat.
At ille negavit eum, dicens : Mulier, non novi illum. Et post pusillum alius videns eum, dixit :
Et tu de illis es. Petrus vero ait : O homo, non sum. Et intervallo facto quasi horas unius, alius quidam affirmabat, dicens : Vere et hic cum illo erat : nam et Galilaeus est. Et ait Petrus :
Homo, nescio quid dicis. Et continuo adhuc illo loquente, cantavit gallus. Et conversus Dominus respexit Petrum.
venus avec des épées et des hâtons, comme à un voleur :
j'étais tous les jours avec vou« dans le Temple, et vous n'avez pas mis la main sur moi.
Mais c'est maintenant votre heure, et la puissance des ténèbres.
S'emparant donc de lui, ils l'amenèrent à la maison du grand-prêtre ; et Pierre le suivait de loin. Ayant allumé du feu au milieu de la cour, ils s'assirent autour, et Pierre se mêla à eux. Une servante qui le vit assis devant le feu, 1 ayant regardé, dit : Celui-ci était aussi avec cet homme.
Mais il le nia, disant : Femme, je ne le connais point. Et peu après, un autre le voyant, dit : Tu es aussi de ceux-là.
Et Pierre dit : Mon ami. je n'en suis point. Et environ une heure après, un autre affirmait la même chose, disant : Certainement celui-ci était avec lui : car il est aussi de Galilée. Et Pierre dit :
Mon ami. je ne sais ce que tu dis. Et aussitôt, comme il parlait encore, le coq chanta»
Et le Seigneur se retournant, regarda Pierre. Et Pierre se ressouvint de la parole que le Seigneur lui avait dite :
Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et
Le Mercredi Saint.
Pierre, étant sorti, pleura amèrement.
Et ceux qui tenaient Jésus ie raillaient et le frappaient.
Et ils voilèrent sa face, et ils la frappaient, et ils l'interrogeaient, disant : Prophétise qui est celui qui t'a frappé.
Et ils proféraient contre lui beaucoup d'autres outrages. Et lorsque le jour se fit, les anciens du peuple, et les princes des prêtres, et les scribes s'assemblèrent; et l'ayant fait amener devant eux, ils lui dirent ; Si vous êtes le Christ, dites-le-nous.
Il leur répondit : Si je vous le dis, vous ne le croirez point. Et si je vous interroge, vous ne me répondrez point, ni ne me laisserez aller. Mais désormais le Fils de l'homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. Alors tous dirent : Vous êtes donc le Fils de Dieu ? Il répondit : Vous le dites, je le suis. Et ils dirent :
Qu'avons-nous besoin d'autre témoignage ? Nous l'avons nous-mêmes entendu de sa bouche.
Et toute l'assemblée s'étant levée , ils le menèrent à Pilate. Et ils commencèrent à l'accuser, disant : Nous avons trouvé cet homme per-
Et recordatus est Petrus verbi Domini, sicut dixerat : quia priusquam gallus cantet, ter me negabis. Et egressus foras Pftrus, flevit amare.
Et viri qui tenebant eum, illudebant ei, caedentes. Et velaverunt eum : et percutiebant faciem ejus, et interrogabant eum, dicentes : Prophetiza, quis est qui te percussit ? Et alia multa blasphémantes dicebant in eum. Et ut factus est dies, convenerunt seniores plebis, et principes sacerdotum et scribae, et duxerunt illum in concilium suum, dicentes : Si tu es Christus, die nobis.
Et ait illis : Si vobis dixero, non credetis mihi :
si autem et interrogavero, non respondebitis mihi, neque dimittetis. Ex hoc autem erit Filius hominis sedens a dextris Virtutis Dei. Dixerunt autem omnes : Tu ergo es Filius Dei ? Qui ait : Vos dicitis, quia ego sum. At illi dixerunt : Quid adhuc desideramus testimonium ? Ipsi enim audivimus de ore ejus.
Et surgens omnis multitudo eorum, duxerunt illum ad Pilatum. Cœperunt autem illum accusare, dicentes : Hune in-.
Le Mercredi Saint.
vcnimus subvcrtcntem gcntem nostram, et prohibentcm tributa darc Caesari, et diccntcm se Christum regcm esse.
Pilatusautcm intcrrogavit cum, diccns : Tu es Rex Judaeorum .-' At ille respondens, ait : Tu dicis. Ait autem Pilatus ad principes sacerdotum et turbas : Nihil invenio causas in hoc homine. At illi invalescebant, dicentes : Commovet populum, docens per universam Judaeam, incipiens a Galilasa usque hue. Pilatus autem audiens Galilaeam, interrogavit si homoGalilaeus esset. Et ut cognovit, quod de Herodis potestate esset, remisit eum ad Herodem, qui et ipse Jerosolymis erat illis diebus- Herodes autem viso Jesu, gavisus est valde.
Erat enim cupiens ex multo tempore videre eum, eo quod audierat multa de eo : et sperabat signum aliquod videre ab eo fieri. Interrogabat autem eum multis sermonibus. x\t ipse nihil illi respondebat. Stabant autem principes sacerdotum et scribae constanter accusantes eum : sprevit autem ilium Herodes cum exercitu suo : et illusit indutum veste alba, et
vertissant la nation, et défendant de payer le tribut à (2ésar, et se disant le Christ- Roi. Pilate l'interrogea donc, disant : Etcs-vous le Roi des Juifs ? Jésus répondit : Vous le dites. El Pilate dit aux princes des prêtres et à la foule : Je ne trouve rien de criminel en cet homme. Mais eux insistaient, disant ; Il soulève le ncuple, enseignant depuis la Ualilée où il a commencé, jusqu'ici. Pilate, entendant parler de la Galilée, demanda si cet homme était Galiléen. Et dèsqu'il sutau'il était de la juridiction d'Herode, il le renvoya à Hérode, qui était aussi à Jérusalem en ces jour5-là. Hérode, voyant Jésus, en eut grande joie : car, depuis longtemps, il désirait le voir, ayant entendu dire beaucoup de choses de lui, et espérant le voir opérer quelque prodige. Il iui fit donc plusieurs questions ; mais Jésus ne répondit rien. Or les princes des prêtres et les scribes là présents l'accusaient avec insistance.
Mais Hérode et sa cour le méprisèrent; et l'ayant par moquerie revêtu d'une robe blanche, il le renvoya à Pilate. Et de ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent amis, d'ennemis qu'ils étaient auparavant. Or Pilate, ayant convoqué les princes des prêtres, et les magistrats, et le
Le Mercredi Saint.
peuple, leur dit : Vous m'avez présenté cet homme comme soulevant le peuple; et voilà que, l'interrogeant devant vous, je n'ai rien trouvé en lui de ce dont vous l'accusez, ni Hérode non plus : car je vous ai renvoyés a lui ; et on ne l'a convaincu de rien qui mérite la mort. Je le renverrai donc, après l'avoir fait châtier.
terrogans nullam causam inveni in homine isto ex his, in quibus eum accusatis. Sed neque Herodes :nam remisi vos ad illum : et ecce nihil dignum morte actum est ei. Emendatum ergo illum dimittam.
remisit ad Pilatum Et facti sunt amici Herodes et Pilatus in ipsa die :
nam antea inimici erant ad invicem. Pilatus autem convocatis principibus sacerdotum, et magistratibus, et plèbe, dixit ad illos : Obtulistis mihi hune hominem, quasi avertentem populum : et ecce ego coram vobis in-
11 fallait, en effet, que 1 jour de la fête il leur remît un prisonnier. Mais la foule entière cria : Faites mourir celui-ci, et remettez-nous Barabbas. C'était un homme mis en prison à cause d'une sédition qui s'était faite dans la ville, et d'un meurtre. Pilate, désirant renvoyer Jésus, leur parla de nouveau. Mais ils redoublaient leurs cris, disant : Crucifiez-le, crucifiezle. Et une troisième fois il leur dit ; Qu'a-t-il fait de mal ? Je ne trouve rien en lui qui mérite la mort. Je le châtierai donc, et je le renverrai.
Mais ils insistaient avec de grands cris pour qu'il fût crucifié; et leurs clameurs redoublaient. Pilatc ordonna que leur demande leur fût accordée. Il leur livra donc celui qu'ils demandaient, cet homme qui avait été mis en
Necesse autem habebat dimittere eis per diem festum, unum. Exclamavit autem simul universa turba, dicens : Toile hune, et dimitte nobis Barabbam. Qui erat, propter seditionem quamdam factam in civitate et homicidium, missus in carcerem. Iterum autem Pilatus locutus est ad eos, volens dimittere Jesum. At illi succlamabant, dicentes : Crucifige, crucifige eum. Ille autem tertio dixit ad illos : Quid enim mali fecit iste ? Nullam causam mortis invenio in eo. Corripiam ergo illum, et dimittam. At illi instabant vocibus magnis postulantes, ut crucifigeretur : et invalescebant voces eorum. Et PilatUs adjudicavit fieri petitio.
Le Mercredi Saint.
nem eorum. Dimisit aulem illis eum, qui propter homicidium et sedilionem missus fuerat in carcerem,qucni petebant: Jesum vero tradidit vo- :untati eorum.
Et cum ducerent eum, apprehenderunt Simonem quemdam Cyrenensem venientem de villa, et imposuerunt illi crucem portare post Jesum.
Sequebatur autem illum multa turba populi, et mulierum, quas plangebant et lamentabantur eum. Conversus autem ad illas Jésus, dixit : Filiae Jérusalem, nolite flere super me ; sed super vos ipsas flete, et super filios vestros. Quoniam ecce venient dies, in quibus dicent : Beatae stériles, et ventres qui non genuerunt, et ubera quae non lactaverunt. Tune incipient dicere montibus : Cadite super nos :
et collibus : Operite nos.
Quia si in viridi ligno hase faciunt ; in arido quid fiet ? Ducebantur autem et alii duo nequam cum eo, ut interficerentur.
Et postquam venerunt in locum, qui vocatur Calvariae, ibi crucifixerunt eum : et latrones, unum a dextris, et alte-
prison pour cause de sédition et de meurtre, et il abandonna Jésus à leur volonté.
Et comme ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et le forcèrent de porter la croix derrière Jésus.
Or il était suivi d'une grande foule de peuple, et de femmes qui pleuraient sur lui, et se lamentaient. Et Jésus, se tournant vers elles, dit : Filles de Jérusalem, ne pleurez point sur moi; mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants : car voici que viendront des jours où l'on dira :
Heureuses les stériles, ot les entrailles qui n'ont point porté, et les mamelles qui n'ont point allaité ! Alors ils commenceront à dire aux montagnes : Tombez sur nous; et aux collines : Couvrez-nous.
Car si on traite ainsi le bois vert, comment sera traité le bois sec ? On conduisait avec lui deux malfaiteurs, pour les faire mourir.
Et, arrivés au lieu nommé Calvaire, ils le crucifièrent, et les deux voleurs aussi, l'un à sa droite, et l'autre à sa gauche. Et Jésus disait : Moq
Le Mercredi :^ainT.
Père, pardonnez-leur : car ils ne savent ce qu'ils font. Partageant ensuite ses vêtements, ils les tirèrent au sort. Cependant le peuple qui regardait, et les magistrats, aussi bien que le peuple, le raillaient en disant : Il a sauvé les autres ; qu'il se sauve luimême, s'il est le Christ élu de Dieu. Les soldats aussi, s'approchant et lui présentant du vinaigre, l'insultaient, disant : Si tu es le Roi des Juifs, sauve-toi. Il y avait aussi au-dessus de sa tête une inscription en grec, en latin et en hébreu, où il était écrit : Celui-ci est le Roi des Juifs.
Un des voleurs suspendus en croix le blasphémait, disant : Si tu es le Christ, sauve-toi et nous aussi. Mais l'autre le reprenait, disant :
Ne crains-tu point Dieu, toi non plus qui subis la même condamnation ? Pour nous c'est justice ; car nous recevons ce que nos actions méritent ; mais celui-ci n'a rien fait de mal. Et il disait à Jésus : Seigneur, souvenezvous de moi, quand vous serez entré dans votre royaume.
Et Jésus lui dit : En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis.
Il était environ la sixième
rum a sinistris. Jésus autem dicebat: Pater, dimitte illis : non enim sciunt quid faciunt. Dividentes vero vestimenta ejus, miserunt sortes. Et stabat populus spectans, et deridebant eum principes cum eis, dicentes :
Alios salvos fecit, se salvum faciat, si hic est Christus Dei electus.
Illudebant autem ei et milites, accedentes , et acetum offerentes ei, et dicentes : Si tu es Rex Judaeorum, salvum te fac.
Erat autem et superscriptio scripta super eum litteris grascis, et latinis, et hebraicis: Hic est Rex Judaeorum.
Unus autem de his, qui pendebant, latronibus, blasphemabat eum dicens: Si tu es Christus, salvum fac temetipsum, et nos. Respondens autem alter, increpabat eum, dicens: Neque tu times Deum, quod in eadem damnatione es ? Et nos quidem juste, nam digna factis recipimus :
hic vero nihil mali gessit.
Et dicebat ad Jesum :
Domine, mémento mei, cum veneris in regnum tuum. Et dixit illi Jésus :
Amen dico tibi : Hodie mecum eris in Paradiso.
Erat autem fera horq
LA PASSlOiN ET LA SEMAINE SAINTE.
Le Mercredi Saint.
heure ; et les ténèbres couvrirent toute la terre jusqu'à la neuvième heure. Et le soleil s'obscurcit, et le voile du Temple se déchira par le milieu. Et jetant un grand cri, Jésus dit : Seigneur, je remets mon esprit entre vos mains. Et disant cela, il expira.
sexta : et tenebrae factae sunt in universam terrain, usque in horam nonam.
Et obscuratus est sol : et veîum Templi scissum est médium. Et damans voce magna Jésus ait :
Pater, in manus tuas commendo spiritum meum. Et hsEc dicens, expiravit.
Ici Ton fait une pause comme au Dimanche des Rameaux. Toute l'assistance se met à genoux; et, selon l'usage des lieux, on se prosterne et l'on baise humblement la terre.
"WlDENS autem centurie quod factum fuerat, glorificavit Deum, dicens : Vere hic homo justus eraî. Et omnis turba eorum, qui simul aderant ad spectaculum istud, et videoant quae fiebant , percutientes pectora sua revertebantur. Stabant autem omnes noti ejus a longe et mulieres, quae secutas eum erant a Galilaea, haec videntes.
Ici le Diacre fait bénir l'encens par le Prêtre, et après avoir reçu lui-même la bénédiction, il termine le récit de la Passion, en observant les rites accoutumés pour le chant de l'Evangile à la Messe solennelle.
ET ecce vir nomine Jo- 1 T T Ndécurion nommé Joseph, seph, qui erat decu- | '^ homme bon et juste, qui
I E centurion, voyant ce qui *- était arrivé, glorifia Dieu, disant : Certainement cet homme était juste. Et ceux qui assistaient en foule à ce spectacle et qui virent ce qui se passait, s'en retournèrent frappant leur poitrine. Ceux de la connaissance de Jésus, et les femmes qui l'avaient suivi de Galilée, étaient là aussi, et regardaient de loin ce qui se passait.
Le Mercredi Saint.
rio, vir bonus et justus ; hic non consenserat consilio et actibus eorum : ab Arimathasa civitate Judaeae : qui expectabat et ipse regnum Dei. Hic accessit ad Pilatum, et petiit corpus Jesu. Et depositum involvit sindone : et posuit eum in monumento excise, in quo nondum quisquam positus fuerat.
C'est encore la voix suppliante du Christ que l'on entend, à l'OfFertoire, implorer le secours divin, et demander au Père céleste qu'il daigne ne pas détourner son visage de son propre Fils, qui est en proie à toutes les douleurs du corps et de l'âme.
OFFERTOIRE
n'avait point consenti à leur dessein et à leurs actes, et qui était d'Arimathie, ville de Judée, et attendait, lui aussi, le royaume de Dieu, alla trouver Pilate, et lui demanda le corps de Jésus. Et l'ayant descendu de la croix, il l'enveloppa d'un linceul, et le mit dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis.
SEIGNEUR , exaucez ma prière, et que mon cri s'élève jusqu'à vous ; ne détournez pas de moi votre visage.
DOMINE, exaudi orationem meam : et clamor meus ad te perveniat : ne avertas faciem tuam a me.
Dans la Secrète, l'Eglise demande que nous ayons un sincère amour pour le divin Mystère dans lequel la Passion du Sauveur est retracée chaque jour.
SAIGNEZ recevoir , Seigneur, le don qui vous est offert, et faites par votre bonté que nous méritions de participer, avec un tendre
DusciPE , quaesumus Domine, munusoblatum, et dignanter operare : ut quod Passionis Filii tui Domini nostri
Le Mercredi Saint.
mvstcrio gerimus, pus affectibus consequamur.
Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum. Amen.
amour, à l'œuvre par laquelle nous renouvelons le Mystère de la Passion de votre Fils notre Seigneur. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur.
Amen.
Autre Secrète, page iSy.
Pour Antienne de la Communion, l'Eglise prend encore quelques versets de ce même Psaume cr, qu'elle a employé au Trait et à l'Offertoire.
COMMUNION
POTUM meum cum fletu temperabam : quia elevans allisisti me : et ego sicut fœnum arui : tu autem, Domine, in aeternum permanes : tu exsurgens misereberis Sion, quia venit tempus miserendi ejus.
JE mêlais mes larmes à mon breuvage, parce que. après m'avoir élevé, vous m'avez brisé ; et j'ai séché comme l'herbe. Pour vous, Seigneur, vous demeurez à jamais ; mais vous vous lèverez enfin pour secourir Sion : car le temps est venu d'avoir pitié d'elle.
La mort du Fils de Dieu pour nous doit nous être sans cesse un motif de confiance en la divine miséricorde. Cette confiance est un des premiers éléments de notre salut. La sainte Eglise la demande pour nous dans la Postcommunion.
POSTCOMMUNION.
LAP t:
ARGiRE sensibus nos-
Deus : ut, per temporalem Filii tui mortem, quam mysteria veneranda testantur, vitam te
PAR la mort temporelle do votre Fils, que ces augustes mystères nous retracent, faites concevoir à nos âmes, Dieu tout-puissant, la confiance d'obtenir un jour la
Le Mercredi Saint.
vie éternelle. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur.
Amen.
nobis dédisse perpetuam confidamus. Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum. Amen.
Autre Postcommunion.) page iSg.
PRIONS
Humiliez vos têtes devant Dieu.
DAIGNEZ, Seigneur, jeter un regard sur votre famille ici présente, pour laquelle notre Seigneur Jésus- Christ a bien voulu être livré aux mains des méchants, et souffrir le supplice de la Croix ; Lui qui, étant Dieu, vit et règne avec vous dans les siècles des siècles. Amen.
OREMUS
Humiliate capita vestra Deo.
RESPlCE, quaesumus Domine, super hanc familiam tuam, pro qua Dominus noster Jésus Christus non dubitavit manibus tradi nocentium, et Crucis subire tormentum. Qui tecum vivit et régnât Deus,*per omnia saecula saeculorum.Amen.
L'OFFICE DES TENEBRES
Aujourd'hui et les deux jours suivants, 1 Eglise anticipe à la veille l'Office de nuit du lendemain, afin de donner au peuple chrétien une plus grande facilité d'y prendre part. Les Matines et Laudes du Jeudi saint seront donc célébrées aujourd'hui, dans les heures de l'après-midi. Les fidèles doivent s'empresser d'assister à ce solennel Office, autant que leurs occupations le leur permettent, puisque c'est pour eux-mêmes que l'Eglise en intervertit les heures. Quant au mérite de cette pieuse assistance, on ne saurait douter qu'il ne surpasse celui de toute pratique de dévotion privée. Le plus sûr moyen d'arriver au cœur de Dieu sera tou-