ME LEÇON
De la première Epîtrc du bienheureux Paul Apôtre aux Corinthiens. Chap. xi.
i 'ai encore quelque chose ù J vous dire, et il ne s'agit pas de louanges : c'est que, dans vos assemblées, vous ne vous conduisez pas de la meilleure façon, mais de la pire. Car
firemière ment, j'apprends que, orsque vous vous assemblez dans l'église, il y a des scissions entre vous ; et je le crois en partie, parce qu'il faut qu il y ait des hérésies, afin que 1 on découvre par là ceux d'entre vous qui ont une vertu éprouvée. Lors donc que vous vous assemblez comme vous faites, ce n'est plus manger la Cène du Seigneur. Car chacun se hâte démanger son souper à part, en sorte que l'un n'a rien à manger, tandis que l'autre fait des excès.
N'avez-vous pas vos maisons pour y manger et y boire ?
Méprisez-vous l'Eglise de Dieu ? Voulez-vous faire honte à ceux qui sont pauvres ? Que vous dirai-je ?
Faut-il vous louer ? Non, certes, je ne vous louerai pas.
^ -p RAM quasi agnus ^' Jl, innocens : ductus sum ad immolandum, et nesciebam : consilium fecerunt inimici mei adversum me, dicentes ; *
ETAIS comme un agneau innocent ; j'ai été traîné pour ^re immolé, con^me si j'eusse ignoré leur dessein ; ils ont conspiré contre moi, et ont dit: *
Le Jeudi Saint,
Venez, mettons du bois dans son pain, et exterminons-le de la terre des vivants.
f. Tous mes ennemis formaient contre moi de mauvais desseins ; ils ont arrêté contre moi un injuste projet, et ils ont dit ;
* Venez, mettons du bois dans son pain, et exterminonsle de la terre des vivants.
Venite, mittamus lignum in panem ejus,et eradamus eum de terra viventium.
f. Omnes inimici mei adversum me cogitabanî mala mihî : verbum iniquum mandaverunt adversum me, dicentes:
* Venite, mittamus lignum in panem ejus, et eradamus eum de terra viventium.
HUITIEME LEÇON
C'est du Seigneur luimême que j'ai appris ce que je vous ai enseigné, savoir que le Seigneur Jésus, dans la nuit même où il fut livré, prit du pain, et ayant rendu grâces, le rompit et dit .
Prenez et mangez : ceci est mon corps qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même le calice, après avoir soupe, en disant : Ce calice est la nouvelle alliance dans mon sang ; faites ceci en mémoire de moi, toutes les fois que vous le boirez ; car toutes les fois que vous mangerez ce pain et boirez ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.
Vous n'avez pu veiller une heure avec
moi, vous qui vous exhortiez
EGO enim accepti a Domino, quod et tradidi vobis, quoniam Dominus Jésus in qua nocte tradebatur , accepit panem, et gratias agens fregit, et dixit ; Accipite et manducate : hoc est corpus meum, quod pro vobis tradetur : hoc facite in meam commemorationem.Similiteretcalicem, postquam cœnavit, dicens : Hic calix novum testamentum est in meo sanguine : hoc facite, quotiescumque bibetis , in meam commemorationem. Quotiescumque enim manducabitis panem hune, et calicem bibetis mortem Domini annuntiabitis donec veniat.
a T tNA hora non
LJ potuistis vigi-
lare mecum, qui exhorta-
LA PASSION ET LA SEMAINE SAINTE
nt^>-
Le Jeudi Saint.
b.imini mori pro me ? "
Vcl .ludam non vidctis.
quMnioJo non dormit, scd testitiat tradcrc me Judrcis ?
j>. Quid dormilis ?
Sar^^itc, et oratc. ne n letis in tentationcm.
'•■ Vel .ludam non vidctis, quomodo non dormit, Bed fcstinat traderc me Judaeis ?
l'un l'autre à mourir pour moi ? * Quoi ! ne voyez-vous pas que Judas ne dort point, mais qu'il se hâte de me livrer aux mains des Juifs ?
f. Pourquoi dormez-vous ?
Levez-vous et priez, de peur d'entrer en tentation.
Quoi ! ne voyez-vous pas que Judas ne dort point, mais qu'il se hâte de me livrer aux mains des Juifs ?
NEUVIEME LEÇON
1 manducaverit panem hune, vel biberit caliccm Domini indigne, reus erit corporis et sanguinis Domini. Probet autem seipsum homo :
et sic de pane illo edat.
et de calice bibat. Qui enim manducat et bibit indigne, judicium sibi manducat et bibit, non dijudicans corpus Domini. Ideo inter vos multi infirmi et imbecilles, et dormiunt multi.
Quod si nosmetipsos dijudicaremus, nonutique judicaremur. Dum judicamurautera, a Domino corripimur, ut non cum hoc mundo damnemur. Itaque, fratres mei, cum convenitis ad manducandum, invicem exspectate.
Si quis esurit, demi manducet : ut non in
AINSI donc, celui qui mangera ce pain, ou boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable du corps et du sang du Seigneur. Que l'homme donc s'éprouve soimême, et qu'il mange ainsi de ce pain et boive de ce calice : car celui qui mange et boit indignement, mange et boit son propre jugement, ne faisant pas le discernement qu'il doit faire du corps du Seigneur. C'e>t pour cela que parmi vous beaucoup sont malades et languissants, et que beaucoup même sont morts. Que si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés.
Mais lorsque nous sommes jugés de la sorte, c'est le Seigneur lui-même qui nous châtie; afin que nous ne soyons pas condamnés avec ce monde. Ainsi, mes frères, quand vous vous réunisses
he Jeudi Saint.
pour ces repas, attendezvous les uns les autres. Si quelqu'un a faim, qu'il mange chez lui, afin que vous ne vous assembliez pas pour votre condamnation. Le reste, je remets à le régler quand je viendrai.
-, r ES anciens du peuple
'^* L tinrent conseil, * Pour trouver moyen de se saisir adroitement de Jésus, et de le faire mourir; ils vinrent armés d'épées et de bâtons, comme pour prendre un voleur.
Jt. Les Pontifes et les Pharisiens se réunirent en conseil,
* Pour trouver moyen de se saisir adroitement de Jésus, et de le faire mourir; ils vinrent armés d'épées et de bâtons, comme pour prendre un voleur .
On répète : Les anciens du peuple.
judicium conveniatis.
Caetera autem, cum venero, disponam.
a Q ENIORES populi O concilium fecerunt, 'Ut Jesum dolo tenerent, et occiderent :
cum gladiis et fustibus exierunt tamquam ad latronem.
^. Collegerunt Pontifices et Pharisasi concilium,
* Ut Jesum dolo tenerent, et occiderent : cum gladiis et fustibus exierunt tamquam ad latronem.
On répète '■ populi.
Seniores
A LAUDES
LE premier Psaume est celui que David composa après son péché, et dans lequel il épanche d'une manière si vive et si humble les sentiments de sa pénitence. L'Eglise l'emploie toutes les fois qu'elle veut implorer la miséricorde de Dieu; et de tous les Cantiques du Roi-Prophète il n'en est aucun qui sQit plus familier aux âmes chrétiennes.
Le Jeudi Saint.
AnT. I USTIFICERIS ,
<J Domine , in scrmonibus tuis, et vincas cum judicaris.
Ant P'^^''"'''^ connaîtra.,
r Seigneur, que
vous êtes véritable dans vos
promesses, et irréprochable
dans vos jugements.