‹ L'Année liturgique (volume 5)Chapitre 141 sur 249 · I. MaTTH. XXIV · texte numérisé non relu

I. MaTTH. XXIV

Le Jeudi Saint.

Rédempteur qui, en mourant pour nous, a été notre salut ; qui, par son Pain céleste, est la vie de nos âmes, et, par sa Résurrection, l'auteur de la nôtre.

GLORIFIONS-NOUS dans la Croix de Jésus-Christ notre Seigneur; c'est lui qui est notre salut, notre vie et notre résurrection, lui par qui nous sommes sauvés et délivrés.

Ps. Que Dieu ait pitié de nous, et qu'il nous bénisse ; qu'il fasse luire sur nous la lumière de son visage, et qu'il ait pitié de nous.

Glorifions-nous .

Nos autem gloriari oportet in Cruce Domini nostri Jesu Christi, in quo est salus, vita, et resurrectio nostra : per quem salvati, et liberati sumus.

Ps. Deus misereatur nostri, et benedicat nobis, illuminet vultum suum super nos, et misereatur nostri.

Nos autem.

Dans la Collecte, l'Eglise nous renaet sous les yeux le sort si différent de Judas et du bon larron : tous deux coupables , mais l'un condamné , tandis que l'autre est pardonné. Elle demande pour nous au Seigneur que la Passion de son Fils, dans le cours de laquelle s'accomplissent cette justice et cette miséricorde, soit pour nous la rémission des péchés et la source de la grâce.

COLLECTE

ODiEU, de qui Judas a reçu la punition de son crime, et le larron la récompense de sa confession: faitesnous ressentir l'effet de votre miséricorde, afin que, comme notre Seigneur Jésus-Christ, dans sa Passion, a traité

DEUS, a quo et Judas reatus sui pœnam, et confessionis suag latro praemium sumpsit : concède nobis tuse propitiationis effectum : ut sicut in passione sua Jésus Christus Dominusnoster

Le Jeudi Suint.

divcrsa utrisquc intulit stipendia meritorum, ita nobis ablato vetustatis errore, resurreclionis suae gratiam largialur.

Qui tecum vivit et rcgnat in saîcula saecuiorura.

Amen.

l'un et l'autre selon son mérite, de même il détruise ca nous le mal qui procède du vieil homme, et nous accorde d'avoir part à sa résurrection; Lui qui, étant Dieu, vit et règne avec vous dans les siècles des siècles. Amen.

Lectio Epistolai bcati Pauli Apostoli ad Corinthios. I Cap. xi.

FRATRES, Convenientibus vobis in unum, jam non est Dominicam Cœnam manducare.

Unusquisque enim suam cœnam praesumit ad manducandum. Et alius quidem esurit : alius autem ebrius est. Numquid domos non habetis ad manducandum et bibendum ? Aut Ecclesiam Dei contemnitis, et confunditis eos qui non habent ?Quid dicam vobis ? Laudo vos ? In hoc non laudo. Ego enim accepi a Domino, quod et tradidi vobis : quoniam Dominus Jésus in qua nocte tradebatur, accepit panem, et gratias agens fregit, et dixit : Accipite et manducate :

hoc est corpus meum, quod pro vobis tradetur; hoc facile in meam commemorationem. Similiter

Lecture de l'Epître du bienheureux Paul, Apôtre, aux Corinthiens. I Chap. xi.

MES frères, lorsque vous vous assemblez comme vous faites, ce n'est plus manger la Cène du Seigneur.

Car chacun se hâte de manger son souper à part, en sorte que 1 'un n'a rien à manger, tandis c^ue l'autre fait des excès. N avez-vous pas vos maisons pour y manger et y boire ? Méprisezvous l'Eglise de Dieu? Voulez-vous faire honte à ceux qui sont pauvres ? Que vous dirai-je ? Faut-il vous louer?

Non. certes ; je ne vous louerai pas. C'est du Seigneur lui-même que j'ai appris ce que je vous ai enseigné, savoir que le Seigneur Jésus, dans la nuit même où il fut livré, prit du pain, et ayant rendu grâces, le rompit et dit : Prenez et mangez ; ceci est mon corps qui sera livré pour vous; faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même le calice, aprcs

Le Jeudi Saint.

avoir soupe, en disant : Ce calice est la nouvelle alliance dans mon sang ; faites ceci en mémoire de moi, toutes les fois que vous le boirez :

car toutes les fois que vous mangerez ce pain et boirez ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. Ainsi donc, celui qui mangera ce pain, ou boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable du corps et du sang du Seigneur ! Quô l'homme donc s'éprouve soi-même, et qu'il mange ainsi de ce pain, et boive de ce calice : car celui qui mange et boit indignement, mange et boit son propre jugement, ne faisant pas le discernement qu'il doit faire du corps du Seigneur.

C'est pour cela que parmi vous beaucoup sont malades et languissants, et que beaucoup même sont morts. Que si nous nous jugions nousmêmes, nous ne serions pas jugés; mais lorsque nous sommes jugés de la sorte, c'est le Seigneur lui-même qui nous châtie, afin que nous ne soyons pas condamnés avec ce monde.

et calicem postquam cœnavit dicens ; hic calix novum testamentum est in meo sanguine. Hoc facite quotiescumque

bibetis, in meam commemorationem. Quotiescumque enim manducabitis panem hune, et calicem bibetis, mortem Domini annuntiabitis donec veniat. Itaque quicumque manducaverit panem hune, vel biberit calicem Domini indigne, reus erit corporis et sanguinis Domini. Probet autem seipsum homo, et sic de pane illo edat, et de calice bibat. Qui enim manducat et bibit indigne, judicium sibi manducat et bibit, non dijudicans corpus Domini. Ideointer vos multi infirmi et imbecilles, et dormiuntmulti. Quod si nosmetipsos dijudicaremus, non utique judicaremur. Dum judicamur autem, a Domino corripimur, ut non cum hoc mundo damnemur.

Le grand Apôtre, après avoir repris les chrétiens de Corinthe des abus auxquels donnaient lieu ces repas nommés Agapes, que l'esprit de fraternité avait fait instituer, et qui ne tardèrent pas à être abolis, raconte

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