‹ L'Année liturgique (volume 5)Chapitre 159 sur 249 · I. JoHAN. XIII · texte numérisé non relu

I. JoHAN. XIII

Le Jeudi Saint. 485

celui qui devait bientôt devenir le prince des Apôtres tombât dans une faute aussi honteuse qu'elle était grave. Mais recueillons encore quelques traits dans les paroles si pénétrantes de notre Sauveur, à ce moment d'adieu.

« Je suis, dit-il encore, la Voie, la Vérité et <( la Vie., Si vous m'aimez, gardez mes com- (( mandements. Je prierai mon Père, et il « vous enverra un autre consolateur qui res- « tera avec vous toujours. Je ne vous laisserai (( point orphelins, je reviendrai vers vous. Je (( vous laisse la paix; je vous donne ma paix; ({ je ne vous donne pas une paix comme celle (( que donne le monde. Que votre cœur ne (( se trouble donc pas; qu'il ne craigne rien. « Si vous m'aimez, vous vous réjouirez de ce (( que je vais à mon Père. Je n'ai plus que (( peu de temps à vous parler : car voici le (( prince de ce monde qui approche ; il n'a a rien pour lui en moi. Mais afin que le (( monde sache que j'aime mon Père, et que « je fais ce qu'il me commande, levez-vous; a sortons d'ici ^ » Les disciples émus se levèrent ; on récita l'hymne d'action de grâces, et Jésus, toujours accompagné de ses Apôtres, se dirigea vers le m.ont des Oliviers.

Durant le trajet, le Sauveur continue ses divins épanchements, et la rencontre d'une vigne lui fournit occasion d'en tirer une précieuse comparaison qui nous apprend la relation que la grâce divine établit entre lui et nos âmes. « Je suis, dit-il, la vraie vigne, et « mon Père est le vigneron. Toute branche « qui ne porte point de fruit en moi, il la re-

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