‹ L'Année liturgique (volume 5)Chapitre 158 sur 249 · Ibid. 3i · texte numérisé non relu

Ibid. 3i

Cette qualité sublime sera relevée en lui par riiumilité; il sera le « serviteur des serviteurs de Dieu w. Le Collège Apostolique aurait tout à craindre de la fureur de l'enfer; mais Pierre seul suffira à confirmer dans la foi ses frères. Son enseignement sera toujours conforme à la vérité'divine, toujours infaillible ; Jésus a prié pour qu'il en soit ainsi. Cette prière est toute-puissante, et par elle l'Eglise, toujours docile a la voix de Pierre, gardera à jamais la doctrine du Fils de Dieu.

Jésus, après avoir ainsi assuré l'avenir de son Eglise par ces paroles qu'il adressait a Pierre, leur dit à tous avec une incomparable tendresse : « Mes petits enfants, je suis encore (( avec vous un peu de temps. Aimez-vous les « uns les autres. On connaîtra que vous êtes (( mes disciples à l'amour que vous vous por- « terez mutuellement. » Pierre lui dit : « Seigneur, où allez-vous ? — Tu ne peux « maintenant me suivre où je vais, répondit « Jésus; mais tu me suivras plus tard. — Eî 0 pourquoi, dit Pierre, ne vous suivrais-je pas « dès cette heure ? Je donnerais ma vie pour « vous. — Tu donnerais ta vie pour moi ! ré- « pondit Jésus. En vérité, en vérité, je te le « dis : le coq ne chantera pas que tu ne « m'aies renié trois fois ^. » L'amour de Pierre pour Jésus était trop humain : car il n'était pas fondé sur l'humilité. La présomption vient de l'orgueil : elle ne sert qu'à préparer nos chutes. Afin de disposer Pierre à son ministère d'indulgence, et aussi pour nous donner à tous une leçon utile, Dieu permit que

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