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PSAUME XCIII

DEUS ultionum Dorninus : * Deus ultionum libère egit.

Exaltare qui judicas terram . * redde retributionem superbis.

Usquequo peccatores, Domine : * usquequo peccatores gloriabuntur ?

Effabuntur, et loquentur iniquitatem ; * loquentur omnes, qui operantur injustitiam ?

Populum tuum. Domine, humiliaverunt : * et haereditatem tuam vexaverunt.

Viduam et advenam interfecerunt : * et pupillos occiderunt.

Et dixerunt : Non videbit Dominus :* nec intelliget Deus Jacob.

Le Vendredi Saint.

Intelligite insipicntcs iiî populo: • et stulli aliquando sapite.

(^ui plantavit aurem, non audiel : ' aut qui finxit oculum, non considérât ?

Qui corripit gentes, non arguet: qui docct hominem scientiam ?

Dominus scit cogitationcs hominum : * quoniam vanas sunt.

Beatus homo. quem tu lirudieris, Domine : * et de lege tua docueris cura.

Ut mitigés ei a diebus malis : * donec fodiatur peccatori fovea.

Quia non repellet Dominus plebemsuam: * et haereditatem suam non derelinquet.

Quoadusque justitia convertatur in judicium :

* et qui juxta illam omnes qui recto sunt corde.

Quis consurget mihi adversus malignantes : * aut quis stabit mecum adversus opérantes iniquitatem ?

Nisi quia Dominus adjuvit me * paulo minus habitasset in inferno anima mea.

Si dicebam : Motus est

Hommes plus stupides qu^les derniers du peuple , faites-y attention : in'^cnsc«5, devenez donc sa^cs enfin.

Celui qui a fait l'oreille, selon vous ncntcndrait pas ?

Celui qui a formé l'œil ne verrait pas ?

Celui qui châtie les nations ne vous condamnerait pas?

Celui qui donne la science à l'homme ignorerait quelque chose ?

Le Seigneur connaît les pensées des hommes: il sait qu'elles sont vaines.

Heureux l'homme que vous instruisez, Seigneur, et à qui vous enseignez votre loi ;

Afin de lui adoucir l'amertnme des jours mauvais, jusqu'à ce que la fosse du pécheur soit creusée.

Car le Seigneur ne rejettera pas son peuple, et n'abandonnera pas son héritage.

Jusqu'à ce que sa justice prononce un jugement décisif, et auquel applaudiront tous ceux qui ont le cœur droit.

Qui viendra se joindre à moi contre les méchants ? Qui s'unira avec moi contre ceux qui commettent l'iniquité ?

Si le Seigneur ne m'eût secouru, mon àme allait habiter les horreurs du tombeau.

Lorsque je vous disais : Mes

Le Vendredi Saint.

pieds chancellent, Seigneur, votre miséricorde venait aussitôt à mon secours.

A proportion des douleurs dont mon cœur a été pénétré, vos consolations ont rempli mon âme de joie.

Pouviez-vous avoir quelque chose de commun av«c le maître injuste qui écrase ses sujets sous le poids de ses préceptes ?

Mais eux, ils ont conspiré contre la vie du juste, et condamné le sang innocent.

Et le Seigneur est devenu mon asile . mon Dieu est mon appui et mon espérance.

Il fera retomber sur eux leur iniquité, et il les perdra dans leur malice : le Seigneur notre Dieu les perdra.

Ant. Ils ont conspiré contre la vie du juste, et ils ont condamné le sang innocent.

f. Ils ont parlé contre moi avec une langue trompeuse.

R|. Ils m'ont attaqué par des propos -haineux, et m'ont fait la guerre sans sujet.

pes meus : * misericordia tua, Domine, adjuvabat me.

Secundum multitudinem dolorum meorum in corde meo :*consolationes tuas lœtificaverunt animam meam.

Numquid adhasret tibi sedes iniquitatis : * qui fingis laborem in prœcepto ?

Captabunt in animam justi: *et sanguinem innocentem condemnabunt.

Et facîus est mihi Dominus in refugium : * et Deus meus in adjutorium spei meae.

Et reddet illis iniquitatem ipsorum, et in malitia eorum disperdet eos • * disperdet illos Dominus Deus noster.

Ant. Captabunt in animam justi, et sanguinem innocentem condemnabunt.

j^. Locuti sunt adver sum me lingua dolosa.

R). Et sermonibus odii circumdederunt me, et expugnaverunt me gratis.

Au troisième Nocturne, la sainte Eglise lit un passage de l'Epître aux Hébreux, dans lequel saint Paul nous montre le Fils de Dieu devenu Pontife et intercesseur pour les hommes auprès de son Père, au moyen de

l.e Vendre '/ Saint

l'ctTusion de son sang, par lequel il efface nos péchés, et nous ouvre le ciel que la prévarication d'Adam nous avait fermé.

SEI'TIEME LEÇON.

i)e Epistola B. Fauli Apostoli ad Hcbraeos.

Cap. IV et v.

FESTINEMUS ingredi in illam requiem, ut ne in idipsum quis incidat incredulitaiis exemplum.

Vivus est cnim sermo Del, et efficax, et penctrabilior omni gladio ancipiti ; et pcrtingens usque ad divisionem animae ac spiritus, compagum quoque ac medullarum, et discretor cogitationum et intentionum cordis. Et non est ulla creatura invisibilis in conspectu ejus : omnia autem nuda et aperta sunt oculis ejus, ad quem nobis serrao. Habcntes ergo Pontifîcem magnum , qui penetravit cœlos, Jesum Filium Dei : teneamus confessionem. Non enim habemus Pontifîcem, non possit compa mitatibus nostris, tentatum autem per omnia pro similitudine absque pcccato.

em, qui ati infir-

j-5 TpRADIDERUNT me

A in manus irapio-

De l'Ephre du bienheureux Paul, Apôtre, aux Hébreux. Chap. IV et V.

HATONS-NOUS d'entrer dans ce repoi., de peur que quelqu'un ne tombe encore, et ne devienne un exemple d'incrédulité ; car la parole de Di.^u est vive et efficace ; elle pénètre plus avant qu'un glaive à deux tranchants :

elle entre jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit, et elle démêle les pensées et les affections du cœur Nulle créature ne se dérobe à ses regards • tout est nu et à découvert aux yeux de celui dont nous parlons. Ayant donc pour grand Pontife Jésus, Fils de Dieu, qui est monté au plus haut des cieux, tenons fermement la confession de notre foi. Car le Pontife que nous avons n'est pas tel qu'il ne puisse compatir à nos infirmités ; comme nous, il a éprouvé toutes sortes de tentations, hors le péché.

[LS m'ont livré aux mains des impies : ils m'ouf

Le Vendredi Saint.

confondu avec ies méchants, et n'ont pas épargné ma vie :

des hommes puissants se sont ligués contre moi ; * Et ils sont venus fondre sur moi comme des géants.

^. Des étrangers se sont élevés contre moi, et des ennemis puissants ont cherché à m'ôter la vie.

* Et ils sont venus fondre sur moi comme des géants.

rum, et inter iniquos projecerunt me, et non pepercerunt animas meae:

congregati sunt adversum me fortes ; * Et sicut gigantes steterunt contra me.

j^, Alieni insurrexerunt adversum me, et fortes quaesierunt animam meam.

* Et sicut gigantes steterunt contra me.

HUITIEME LEÇON

PRESENTONS-NOUS donc

avec confiance au trône de la grâce, afin d'y recevoir miséricorde et d'y trouver le secours de la grâce dans nos besoins. Car tout Pontife étant pris parmi les hommes, est établi pour les hommes en ce qui regarde Dieu, afin qu'il offre des dons et des sacrifices pour les péchés, et Qu'il puisse compatir à ceux qui pèchent par ignorance et par erreur, puisque luimême est environné d'infirmités ; et c'est ce qui l'oblige d'offrir pour lui-même, aussi bien que -pour le peuple, les sacrifices d'expiation des péchés.

j^ y IMPIE a livré Jésus aux

^' •*- princes des prêtres et

aux anciens du peuple : *

Pierre le suivait de loin.

ADEAMUS ergo cum fiducia ad thronum gratiae : ut misericordiam consequamur, et gratiam inveniamus in auxilio opportune. Omnis namque Pontifex ex hominibus assumptus, pro hominibus constituitur in iis quas sunt ad Deum, ut offerat dona et sacrificia pro peccatis : qui condolere possit iis qui ignorant et errant : quoniam et ipse circumdatus est infirmitate. Et propterea débet, quemadmodum pro populo, ita etiam et pro semetipso oiferre pro peccatis.

a 1 ESUM traiidit im-

«J plus summis prin-

cipibus sacerdotum , et

senioribus populi : * Pe-

Le Vendredi Saint.

iius autem sequebatur cum a longe, ut vidcrct fincm.

j^. Adduxerunl autem eum ad Caipham principem sacerdotura, ubi Scribac et Pharisaei con- Venerant.

Petrus autem sequebatur eum a longe, ut videret finem.

pour voir quelle serait la fin.

j^. Ils l'emmenèrent chez Caïphe, qui était grandprctre c'était là que les Scribes et les Pharisiens étaient assemblés.

* Pierre le suivait de loin, pour voir quelle serait la fin.

NEUVIEME LEÇON

"^ éC quisquam sumit ■^^ sibi honorem, sed qui vocatur a Dec tamquam Aaron. Sic et Christus non scmetiplium clarificavit ut Pontifex fieret, sed qui locutus est ad eum ■ Filius meus es tu, ego hodie genui te. Quemadmodum et in alio loco dicit Tu es Sacerdos in œternum secundum ordinem Melchisedech. Qui in diebus carnis suae, preces supplicationesque ad eum, qui possit illum salvum facere a morte, cum clamore valido, et lacrymis offerrens, exauditus est pro sua reverentia. Et quidem cum esset Filius Del, didicit ex iis quag passus est, obedientiam ; et consummatus, factus est omnibus obtemperantibus sibi, causa salutis aeternae,

C T nul ne s'attribue à soi- *-' même un tel honneur; mais il faut y être appeH de Dieu comme Aaron. Ainsi le Christ n'a point cherché de lui-même la gloire du pontificat ; mais il l'a reçu de celui qui a dit : Tu es mon Fils : je t'ai engendré aujourd'hui. Comme il lui dit aussi dans un autre endroit . Tu es Prêtre à jamais selon l'ordre de Melchisedech. Aussi, dans les jours de sa chair, ayant offert ses prières et ses supplications avec un grand cri et avec ses larmes, à celui qui pouvait le délivrer de la mort, il a été exaucé à cause de son religieux respect. Et quoiqu'il fût le Fils de Dieu, il a appris l'obéissance au mojen de tout ce qu'il a soufifert ; et par sa consommation il est devenu l'auteur du salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent, Dieu l'ayant

déclaré Pontife selon l'ordre de Melchisédech.

&\Â ES yeux se sont obs- IVj curcis à force de pleurer î parce que celui qui était ma consolation m'a été enlevé. Peuples, voyez tous* S'il est une douleur semblable à la mienne.

f. Vous tous qui passez parle chemin, considérez, et voyez

* S'il est une douleur semblable a la mienne.

On répète : Mes yeux se sont obscurcis.

appelîatus a Deo Pontifex )uxta ordinem Melchisédech.

^ V> oculimei a fletu meo : quia elongatus est a me, qui consolabatur me.

Videte, omnes populi/ Si est dolor similis sicut dolor meus.

f. O vos omnes qui transitis perviam, attendite, et videte

* Si est dolor similis sicut dolor meus.

On répète ; Caligaverunt oculi mei.

A LAUDES

LE premier Psaume des Laudes est le Miserei'e, ci-dessus, page 404. Il se chante sous PAntienne suivante :

Ant,

j>v lEU n'a pas épar-

gne son propre Fils ; mais il Pa livré à la mort pour nous tous.

Ant.

ROPRio Fiiio suo non pepercit Deus, sed pro nobis omnibus tradidit ilium.

Le deuxième Psaume est aussi du nombre de ceux que David composa au temps de la révolte d'Absalon II est affecté à l'Office des Laudes du Vendredi pendant l'année, et convient au mystère d'aujourd'hui, en ce qu'il exprime l'abandon de la part des hommes et

LA PASSION ET LA SEMAINE SAINTE

Le Vendredi Saint.

la confiance en Dieu, sentiments qu'éprouva le Messie sur la Croix.

Ant.

NXIATIS est super me spiritus meus, in me turbatum est cor meum.

i'I remplie d angoisses ; mon cœur s'est troublé au dedans de moi.

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