L'OFFICE DU MATIN
:e divin de cette matinée en quatre parties, dont nous allons expii-
Le Vendredi Saint.
quer successivement les mystères. Il y a d'abord les Lectures , elles sont suivies des Prières ; vient ensuite l'adoration de la Croix, et enfin la Messe des Présanctifiés. Ces rites solennels et inaccoutumés annoncent au peuple fidèle la grandeur de cette journée, en même temps qu'ils font sentir la suspension du Sacrifice quotidien dont ils occupent la place. L'autel est nu ; la Croix voilée de noir s'élève entre les chandeliers qui ne portent plus que des flambeaux d'une cire grossière ; le pupitre de l'Evangile est sans tapis ; tout annonce la désolation. L'Heure de None ayant été récitée, le Célébrant s'avance avec ses ministres ; leurs ornements noirs expriment le deuil de la sainte Eglise. Arrivés au pied de l'autel, ils se prosternent sur les degrés et prient quelque temps en silence. En même temps, les acolytes étendent sur la table de l'autel une seule nappe, en place de trois qui sont nécessaires pour offrir le Sacrifice. Le Célébrant s'étant relevé de sa prostration, on commence aussitôt les Lectures.