‹ L'Année liturgique (volume 5)Chapitre 195 sur 249 · I. Luc.xxni · texte numérisé non relu

I. Luc.xxni

^f^fS f^r \'c)uiredi Saint.

c( comme un étendard à la vue de toutes les

/« nations • ». Il faut que le divin crucifie sanctifie les airs infestés de la présence des esprits de malice; il faut que le Médiateur de Dieu et des hommes, le souverain Prêtre et intercesseur, soit établi entre le ciel et la terre, pour traiter la réconciliation de l'un et de l'autre. A peu de distance de l'endroit où la Croix est étendue, on a pratioué un trou dans la roche ; il faut que la Croix y soit enfoncée, afin qu'elle domine toute la colline du Calvaire. C'est le lieu de la douzième Station. Les soldats opèrent avec de grands efforts la plantation de l'arbre du salut. La violence du contre-coup vient encore accroître les douleurs de Jésus dont le corps tout entier est déchiré, et qui n'est soutenu que sur les plaies de ses pieds et de ses mains. Le voilà exposé nu aux yeux de tout un peuple, lui qui est venu en ce monde pour couvrir la nudité que le péché avait causée en nous. Au pied de la Croix, les soldats se partagent ses vêtements ; ils les déchirent et en font quatre parts ; mais un sentiment de terreur les porte à respecter la tunique. Selon une pieuse tradition, Marie l'avait tissue de ses mains virginales. Ils la jettent au sort, sans l'avoir rompue; et elle devient ainsi le symbole de l'unité de l'Eglise que l'on ne doit jarnais rompre sous aucun prétexte.

Au-dessus de la tète du Rédempteur est écrit en hébreu, en grec et en latin : Jesls DE Nazareth, Roi des Juifs. Tout le peuple

Page 1