I. II Petr. I
(j4 La Passion et la Semaine sainte.
mirabilius reformasti :
da nobis per hujus aquîe et vini mysterium, cjus divinitatib esse consortes. qui humanitatis nostrae fieri dignatus est particeps, Jésus Christus, Fiîius tuus. Dominas noster ; qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus,
f)er omnia saecula saecuorum. Amen.
Le Prêtre offre ensuite le mélange de vin et d'eau, priant Dieu d'avoir pour agréable cette oblation dont la figure va bientôt se transformer en réalité ; pendant ce temps, dites en union avec lui :
reux, s'est épanché sous le pressoir de la (^roix. vous daignez unir votre nature divine à notre faible humanité, figurée ici par cette goutte d'eau ; venez nous faire participants de votre divinité, en vous manifestant en nous par votre douce et puissante visite.
/^ FFERIMUS tibi, Do- ^^ mine, calicem salutaris, tuam deprecantes clementiara : ut in conspectu divinae Majestatis tuas, pro nostra et totius mundi salute, cum odore suavitatis ascendat.
Amen.
Puis le Prêtre s'incline, après avoir élevé les dons; humilions-nous avec lui et disons :
A GRÉEZ ces dons, souve- ^^ rain Créateur de toutes choses ; qu'ils soient ainsi préparés pour la divine transformation qui, de cette simple offrande de créatures, va faire l'instrument du salut du monde.
T N spiritu humilitatis, *■ et in animo contrito suscipiamur a te, Domine : et sic fiât sacrificium nostrum in conspectu tuo hodie, ut placeat tibi. Domine Deus.
^ nous avons la hardiesse d'approcher de votre autel, Seigneur, ce n'est pas que nous puissions oublier ce que nous sommes. Faites-nous miséricorde, afin que nous puissions paraître en la présence de votre Fils, qui est notre Hostie salutaire.
La Messe. 65
Invoquons ensuite l'Esprit-Saint, dont l'opération va bientôt produire sur l'autel la présence du Fils de Dieu, comme elle la produisit au sein de la Vierge Marie, dans le divin mystère de l'Incarnation.
VENEZ, Esprit divin, féconder cette offrande qui est sur l'autel, et produire en nous celui que nos cœurs attendent.
VENI, Sanctificatoromnipotens, aeterne Deus, et benedic hoc sacrificium tuo sancto Nomini praeparatum.
Si c'est une Messe solennelle, le Prêtre, avant de passer outre, prend pour la seconde fois l'encensoir. Il encense le pain et le vin qui viennent d'être offerts, et ensuite l'autel lui-même : afin que la prière des fidèles, signifiée par la fumée de ce parfum, devienne de plus en plus ardente, à mesure que le moment solennel approche davantage.
Mais la pensée de son indignité se ranime plus forte au cœur du Prêtre. La confession publique qu'il a faite au pied de l'autel ne suffit plus à sa componction. A l'autel même, il donne en présence du peuple un témoignage solennel du pressant besoin qu'il éprouve de se purifier à l'approche de Dieu : il lave ses mains. Or les mains signifient les œuvres ; et le Prêtre, s'il porte en lui-même, comme Prêtre, le caractère de Jésus-Christ, est un homme par les œuvres. Que les fidèles s'humilient en contemplant ainsi l'humilité de leur Père, et disent comme lui :