‹ L'Année liturgique (volume 5)Chapitre 34 sur 249 · XXII · texte numérisé non relu

XXII

Si vous ne devez pas communier sacramentellement, communiez en ce moment spirituellement, et, adorant Jésus-Christ qui visite votre âme par sa grâce, dites :

Je me donne à vous, ô mon Seigneur, pour être votre demeure : faites en moi selon votre bon plaisir.

Puis le Prêtre prend le Calice avec action de grâces, disant :

Corpus Domini nostri Jesu Christi custodiat aniraam meam in vitam aeternam. Amen.

84 La Passion et la Semaine sainte.

Que pourrai-jc rendre à Dieu pour tous les biens qu'il m'a faits ? Je prendrai le Calice du salut, j'invoquerai le Nom du Seij^neur. et Je serai délivré de mes ennemis.

Quid retribuam D«;mino pro omnibus quae retribuit mihi ? Calicem salutaris accipiam. et NomcnDomini invocabo.

Laudans invocabo Dominum, et ab inimicis meis salvus ero.

Si VOUS devez communier, lorsque le Prêtre prend le Galice pour s'abreuver du Sang divin, adorez encore le Dieu qui s'approche de vous, et dites toujours : Vene:^, Seigneur Jésus !

Si au contraire vous faites seulement la Communion spirituelle, adorez de nouveau Jésus-Christ, et dites :

Sanguis Domini nostri Jesu Christicustodiat animam meam in vitam aeternam. Amen.

Je m'unis à vous, ô mon Sauveur 1 unissez-vous à moi ; que nous ne nous séparions jamais 1

C'est à ce moment, si vous devez communier, que le Prêtre vous donnera le Corps de Jésus-Christ. Les sentiments que l'on doit apporter à la sainte Communion, au Temps de la Passion, sont développés ci-après. Chapitre VI.

La Communion étant faite, pendant que le Prêtre purifie le Calice pour la première fois, dites :

Quod ore sumpsimus, Domine, pura mente capiamus : et de munere temporali fiât nobis remedium sempiternum.

Pendant que le Prêtre purifie le Calice pour la seconde fois, dites :

Vous m'avez visité dans le temps, ô mon Dieu ! faites que je garde les fruits de cette visite pour l'éternité.

, La Messe.

Béni soyez-vous, ô mon Sauveur, qui m'avez initié au sacré mystère de votre Corps et de votre Sang. Que mon cœur et mes sens conservent, par votre grâce, la pureté que vous leur avez donnée, et que votre sainte présence demeure toujours en moi.

Corpus tuum, Domine, quod sumpsi, et Sanguis quem potavi, adhaereat visceribus meis : et prassta ut in me non remaneat scelerum macula, quem pura et sancta refecerunt bacramenta. Qui vivis et régnas in sascula saeculorum. Amen.

Le Prêtre ayant lu l'Antienne dite Communion^ qui est le commencement de l'Action de grâces pour le nouveau bienfait que Dieu vient de nous accorder en renouvelant en nous sa présence, se retourne enfin vers le peuple et le salue ; après quoi il récite les Oraisons appelées Postcommunion, qui sont le complément de l'Action de grâces. Joignez-vous encore à lui, remerciant Dieu pour le bien inénarrable dont il vous a comblé, et demandez avec ardeur que l'esprit de componction vous accompagne toujours.

Les Oraisons terminées, le Prêtre se tourne de nouveau vers le peuple, et lui envoie le salut, pour se féliciter avec lui de l'insigne faveur que Dieu vient d'accorder à l'assistance ; il dit :

Le Seigneur soit avec vous. | Dominus vobiscum.

Répondez-lui :

Et avec votre esprit. | Et cum spiritu tuo.

Le Diacre ensuite, ou le Prêtre lui-même, si la Messe n'est pas solennelle, dit ces paroles :

Bénissons le Seigneur

I Beaedicamus Domino.

sa La Passion et la Semaine sainte.

Remerciez Dieu de la grâce qu'il vient de vous faire, en repondant :

Deo gratias.

Grâces soient Dieu !

rendues à

Si la Messe n'est pas du Dimanche ou de la Férie, mais d'une Fête, il dit à l'ordinaire :

Ite, Missa est.

Retirez-vous, la Messe est finie.

Le Prêtre prie une dernière fois avant de vous bénir; priez avec lui :

PLACEAT tibi, sancta Trinitas, obsequium servitutis meae, et praesta ut sacrificium, quod oculis tuae Majestatis indignus obtuli, tibi sit acceptabile, mihiqueet omnibus, pro quibus illud obtuli, sit, te miserante.

propitiabile, Per Christuna Dominum nostrum.

RACES vous soient rendues, adorable Trinité, pour la miséricorde dont vous avez daignez user envers moi, en me permettant d'assister à ce divin Sacrifice ; pardonnez la négligence et la froideur avec lesquelles j'ai reçu un si grand bienfait, et daignez ratifier la bénédiction que voire ministre va répandre sur moi en votre saint Nom.

Le Prêtre étend ses mains et bénit, en disant :

BENEDICAT vos omnipotens Deus, Pater, et "r ilius, et Spiritus Sanctus. ^. Amen.

•-^UE le Dieu tout-puissant V^vous bénisse : le Père,

le T'ils et le Saint-Esprit !

% Amen.

Il lit enfin la leçon de l'Evangile selon saint Jean, qui annonce l'éternité du Verbe et la miséricorde qui l'a porté à prendre notre chair et à habiter en nous, afin de

La Messe.

nous arracher à nos ténèbres et de nousrendre Enfants de Dieu.

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