‹ L'Année liturgique (volume 5)Chapitre 41 sur 249 · ACTE DE CONTRITION · texte numérisé non relu

ACTE DE CONTRITION

MAIS que me servirait de reconnaître, ô mon Sauveur, la grandeur et le nombre de mes fautes, si mon coeur n'était pas dans la résolution de s'en détacher pour jamais? Ces péchés, j'en connais maintenant toute l'énormité; je sais que par eux j'ai attenté à votre vie ; que par eux je vous ai attaché à une croix infâme, où vous avez épuisé jusqu'à la dernière goutte de votre sang. Vous voulez vous réconcilier avec votre ennemi, le presser contre votre cœur ; et il se contenterait de reconnaître l'honneur que vous lui faites, sans rompre avec la malheureuse cause qui lui fit encourir votre disgrâce et le mit en hostilité avec vous ! Il n'en peut être ainsi, ô mon Dieu 1 Je ne chercherai pas, comme le premier homme, â fuir inutilement l'œil de votre justice ; comme le Prodigue, je me lève et je vais vers mon père; comme Madeleine, j'ose entrer dans la salle du festin ; je me rends tout tremblant à l'invitation de votre amour. Mais mon cœur a renoncé sincèrement au péché ; je hais, je déteste cet ennemi de votre gloire et de mon bonheur. Désormais, je veux l'éviter et le poursuivre en moi sans ménagement. Je romps avec cette mollesse qui engourdissait ma volonté, avec cette indifférence calculée qui endormait ma conscience, avec ces habitudes

(j4 La Passion et la Semaine sainte.

dangereuses qui entraînaient mon âme loin de vous. Ne rejetez pas, ô mon Dieu, un cœur contrit et humilié.

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