‹ L'Année liturgique (volume 5)Chapitre 40 sur 249 · ACTE d'humilité · texte numérisé non relu

ACTE d'humilité

LORSQUE naguère je vous contemplais, ô mon Dieu, descendant des splendeurs de votre gloire dans le chaste sein d'une fille des hommes, unissant à votre divine substance notre faible et mortelle nature, naissant enfin dans la crèche abandonnée d'une pauvre étable, de tels abaissements d'un Dieu, en même temps qu'ils touchaient mon cœur, me révélaient toute la profondeur de mon néant. Je sentais mieux quelle distance infinie sépare la créature de son créateur, et je confessais avec bonheur ma bassesse, à la vue des miracles de votre

La Communion. gS

amour. Aujourd'hui, ô mon Sauveur, ce n'est plus seulement la faiblesse de ma nature que je reconnais en moi ; le néant n'est pas coupable de n'être que le néant; mais ce que je considère avec effroi, c'est le mal qui m'a si longtemps dominé, et qui règne encore par ses suites, par les tendances qu'il m'a inspirées, par la faiblesse avec laquelle je le combats. Adam , après son péché, alla se cacher, comme pour fuir vos regards; et vous m'appelez en ce moment, non pour prononcer contre moi une trop juste sentence, mais pour me donner la

lus grande marque de votre amour, pour m'unir à vous.

't vous êtes, ô mon Dieu, la sainteté même 1 Je me rends à votre appel ; car vous êtes mon maître, et nul ne saurait vous résister; mais je m'humilie et m'anéantis devant votre majesté offensée, la suppliant de considérer que c'est par son ordre seulement que j'ose approcher d'elle.

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