I. MaTTK- XII
Le Dimanche de la Passion. i25
elle a éteint en elle la lumière de TEsprit- Saint; et on la verra descendre tous les degrés de l'aberration jusqu'à l'abîme. Lamentable spectacle ciue Ton retrouve encore trop souvent de nos jours, chez ces pécheurs qui, à force de résister à la lumière de Dieu, hnisr sent p.ar trouver un affreux repos dans les ténèbres ! Et ne soyons pas étonnés de rencontrer en d'autres hommes les traits que nous observons dans les coupables auteurs de l'effroyable drame qui va s'accomplir à Jérusalem. L'histoire de la Passion du Fils de Dieu nous fournira plus d'une leçon sur les tristes secrets du cœur humain et de ses passions. Il n'en saurait être autrement ; car ce qui se passe à Jérusalem se renouvelle dans le cœur de l'homme pécheur. Ce cœur est un Calvaire sur lequel, selon l'expression de l'Apôtre, Jésus-Christ est trop souvent crucifié. Même ingratitude, même aveuglement, même fureur; avec cette différence que le pécheur, quand il est éclairé des lumières de la foi, connaît celui qu'il crucifie, tandis que les Juifs, comme nous dit encore saint Paul, ne connaissaient pas comme nous ce Roi de gloire i que nous attachons à la croix. En suivant les récits évangéliques qui vont, jour par jour, être mis sous nos )^eux, que notre indignation contre les Juifs se tourne donc aussi contre nous-mêmes Cv.
contre nos péchés. Pleurons sur les douleurs de notre victime , nous dont les fautes ont rendu nécessaire un tel sacrifice.
En ce moment, tout nous convie au deuil.