A L OFFICE DU MATIN
TU es accouru, ô André!
appelé non par la soif , mais de toi-même, comme le cerf, à la fontaine de vie.
Appuyé sur la foi , tu as abreuvé aux sources incorruptibles les régions les plus éloignées , exténuées par la soif.
Tu as reconnu les lois de la
Accurristi siti non vocatus, Andréa, sed voluntarie , sicut cervus ad fontem vitae. Fide innixus,de incorruptionis fontibus siti fatigatas extremas usque regiones potasti.
Cognovisti naturae le-
VA vent.
ges. Andréa admirande.
et comparticipem acce-
f'isti fratrem, damans :
nvenimus Desideratum", atque ei qui iter fecerat sc.jijdum carnis generationem, accersisti Spiritus cognitionem.
Ver bu m cun dixisset :
Hic rétro met, Christum placer secutus est cum Andréa et Cephas g:nitori valedicentes, et navicul.^, et retibus. tanquam fidei propugnccula.
Deifica inexhaustaque potentis omnifactoris atque flammantis Spiritus virtus in te, Andréa divine, inhabitans in igneœ linguae forma, ineffabilium te indi.avit praeconem.
Non arma ad defensionem attulit carnea, et ad destructionem terribilium inimici propugnaculorum, Andréas honoratissimus ; sed ad Christum loricatus, quas captivitate redegerat Gentes, adduxit submissas.
Tuam ineffabilem pulchritudinem Andréas videns primus. Jesu, fratrem clara voce vocavit :
Petre ardenter desiderans, invenimus Messiam, qui in Lege et in Prophetis proclamatusest ; veni, verae Yitae agglutinemur.
nature, ô André l'Admirable 1 et tu as admis ton frère ea partage avec toi, en lui criant :
S'ous avons trouvé le Désiré; et à celui qui marchait selon la voie de la chair, tu as procuré la connaissance de l"Esprit.
Quand le Verbe eut dit :
Suivc;-7?ioi. Céphas aussi suivit le Christ avec André : tous deux disant adieu à leur père, à leur barque, à leurs fiiets, pour être les citadelles de la foi.
La déifique et inépuisable vertu du puissant auteur de toutes choses et de l'Esprit sans cesse enflammé, habitant en toi, ô divin André !
sous la forme d'une langue de feu, te fit connaître comme le héraut des ineffables vérités.
André, digne à jamais de tout honneur, n'apporta point des armes de chair pour sa défense et pour la destruction des remparts terribles de son ennemi; mais, couvert de la cuirasse, il amena soumises au Christ les nations que le Christ avait déjà rachetées de la captivité.
André, voyant le premier votre ineffable beauté , ô Jésus ! appela son frère à haute voix : Pierre, dit-il, homme brûlant de désirs , nous avens trouvé le Messie prédit dans la Loi et les Prophète-* : viens, attachons-nous à la véritable Vie.
Saint André, Apôtre.
Tu as retrouvé, pour ta récompense, celui que tu désirais, ô Apôtre André ! celui avec lequel tu as lié les gerbes de tes travaux, et tu les as dignement amassées ; c'est pourquoi nous te chantons un hymne de gloire.
Tu as désiré le Maître et tu l'as suivi, marchant à la vie sur ses traces, imitant ses souffrances jusqu'à la mort, ô André ! digne de tout honneur.
Tu as navigué tranquillement sur la mer spirituelle de la vie, ô Apôtre ! tu l'as parcourue avec la voile de l'Esprit, et la foi au Christ:
c'est pourquoi tu es parvenu joyeux au port de vie pour les siècles des siècles.
Le Soleil spirituel s'étant couché par sa volonté sur la Croix, André, le grand et brillant flambeau de l'Eglise, le glorieux reflet de ce divin soleil, voulant disparaître aussi et s'éteindre dans le Christ, a été suspendu au bois.
Comme un disciple, le plus généreux de tous , de celui qui volontairement fut attaché à la Croix, tu as suivi ton Maître jusqu'à la mort, tu es monté avec joie sur les sommets de la Croix, nous traçant, ô bienheureux Apôtre, la route qui mène aux cieux.
Hune pro mercede recuperasti quem desiderabas, Andréa Apostole, ligatis cum eo laborum manipulis. tuisque digne cum eo collectis : unde te hymnis glorificamus.
Magistrum desiderasti, et illum insecutus es, qui illius vestigiis ad vitam ambulasti, et illius passiones, vere honorande Andréa, usque ad mortem imitatus.
Spiritualem vitas tranquille navigatus abyssum. Apostole, perambulasti cum vélo Spiritus, fide Christi : ideoque ad vit:e portum pervenisti gaudens in cuncta sœcu-
Spiritali Sole in cruce occidente voluntate propria, solis jubarcumillo quœrens dissolvi et occidere in Christum , in ligno suspensus est Andréas, fax magna et fulgida Ecclesiae.
Velut discipulus omnium optimus. illius qui voluntarie affixus est Cruci, magistrum tuum usque ad mortem secutUs, cum gaudio in altitudinem ascendisti Crucis , viam instruens ad ccelos, béate Apostole.
L'A vent.
Gaude nunc. Bethsaida ; in te enim floruerunt e materno fonte nimis odorifera lilia, Petrus et Andréas, universo mundo fidei praedicationis odorem ferentes gratia Christi, cujus passionibus communicaverunt.
Te Patrum civitas pastorem possidet, et divinum praesidem, et periculorum omnium liberatorem, et custodem te.
Andréa sapiens ; gratanter honoravit te: sed tu deprecare incessanter pro ea. ut servetur ab omni perditione.
Réjouis-toi présentement , Bethsaïda : en toi , en ton sein maternel ont fleuri les deux lis odorants. Pierre et André, qui ont .-épandu dans tout l'univers comme une suave odeur la prédication de la foi, par la grâce du Christ dont ils ont partagé la Passion.
La cité des Pères te possède comme son pasteur et son divin gouverneur, comme son libérateur dans tous les dangers et sa sentinelle vigilante, ô André, plein de sagesse ! Elle t'offre des hommages reconnaissants; et toi, prie sans cesse pour elle, afin qu'elle soit préservée de toute calamité.
L'Eglise de Constantinople, si jalouse de la gloire de saint André, ne garda pas toujours le précieux dépôt de sa dépouille mortelle. Elle fut privée de ce trésor en 12 10, lors de la prise de cette ville par les Croisés. Le Cardinal Pierre de Capoue, Légat Apostolique, transporta le corps du saint Apô;re dans la Cathédrale d'Amalfi, au royaume de Naples, où il repose encore, illustre par des miracles sans nombre et environné des témoignages de la vénération des peuples. On sait qu'à la même époque, les plus précieuses reliques de l'Eglise grecque passèrent, par un visible jugement de Dieu, entre les mains des Latins. Byzance méconnut ces redoutables avertissements, et persista dans l'orgueil de son schisme. Elle avait néanmoins con-
Saint André, Apôtre. 33 1
serve le Chef du saint Apôtre, sans doute parce que, dans les diverses Translations qui avaient eu lieu, il avait été réservé dans un reliquaire à part. Lors de la destruct;on de l'Empire Byzantin par les Turcs, la Providence disposa les événements de manière à enrichir l'Eglise de Rome d'une si précieuse relique. En 1462, le Chef de saint André fut donc apporté de Grèce par le célèbre Cardinal Bessarion, et le douze Avril de cette même année, Dimanche des Rameaux, l'héroïque Pape Pie II l'alla chercher en grande pompe jusqu'au Pont Milvius {Ponte Molle) et le déposa dans la Basilique de Saint-Pierre, au Vatican, où il est encore aujourd'hui, près de la Confession du Prince des Apôtres. A l'aspect de ce Chef vénérable, Pie II se sentit transporté d'un enthousiasme religieux, et avant de lever un si glorieux fardeau pour ^introduire dans Rome, il prononça le magnifique discours que nous allons rapporter ici, comme un complément des éloges liturgiques que les diverse s Eglises ont prodigués à saint André :
« Vous voici donc arrivé, ô très saint et « très vénérable Chef du saint Apôtre ! La « fureur des Turcs vous a chasse de votre « asile, et vous venez demander un refuge à « votre frère le Prince des Apôtres. Non, ce c frère ne vous fera point défaut; et par la « volonté du Seigneur , on pourra dire un « jour à votre gloire : O heureux exil qui « trouve un pareil secours ! Cependant, vous « demeurerez avec votre frère, et vous parta- « gérez ses honneurs.
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« Cette ville que vous voyez, c'est l'auguste « Rome consacrée par le sang précieux de « votre frère. Ce peuple qui vous entoure, « c'est celui que le bienheureux Apôtre, vo- « tre frère plein de tendresse, aidé par saint « Paul, le Vase d'élection, a régénéré en « Jésus-Christ. Fils de votre frère, ces Rôti mains sont vos neveux. Tous reconnaissent « en vous le frère d'un père, un second père; « tous vous vénèrent, vous honorent, vous « rendent hommage et s'appuient sur votre « patronage en la^présence du grand Dieu.
« O très fortuné Apôtre André! prédicateur « de la vérité, défenseur de l'auguste Trinité, « de quelle joie vous nous remplissez en ce « moment où nous contemplons de nos yeux « votre tête sacrée et vénérable, qui mérita « qu'au jour de la Pentecôte, le saint Para- « clet se reposât visiblement sur elle, sous « l'apparence du feu !
« O vous, Chrétiens, qui allez à Jérusalem « pour honorer le Sauveur au lieu même où « ses pieds se sont posés, voici le Trône de « l'Esprit-Saint ! Ici s'arrêta l'Esprit du Sei- « gneur; ici a été vue la troisième personne « de la Trinité ; ici ont été des yeux qui « souvent ont contemplé le Seigneur dans la « chair. Cette bouche a fréquemment adressé « la parole au Christ; ces joues, il n'est pas « douteux qu'elles n'aient plus d'une fois reçu « les baisers de Jésus.
t( O Sanctuaire ineffable! ô charité! ô « piété ! ô douceur de l'âme ! ô consolation « de l'esprit! qui ne sentirait, en une telle « présence, ses entrailles s'émouvoir? Quel a cœur ne s'embraserait ? Qui ne répandrait
Saint André, Apôtre 333
« des larmes de joie, à l'aspect des tant « vénérables et précieuses reliques de FA- « pôtre du Christ? Oui, nous nous réjouis- « sons, nous tressaillons, nous jubilons de « votre arrivée, 6 très divin Apôtre André ! car « nous ne doutons pas que vous ne soyez ici . « accompagnant votre Chef mortel, et que vous « ne fassiez avec lui votre entrée dans Rome.
« Sans doute, nous haïssons les Turcs, ence nemis de la Religion chrétienne ; mais « nous ne les haïssons pas de ce qu'ils ont été « la cause de votre venue parmi nous. En « effet, que pouvait-il nous arriver de plus « fortune que de contempler votre très hono- « rable Chef, et d'être embaumés de son « très suave parfum? Une seule chose nous « attriste : c'est de ne pouvoir, à votre arriu vée, vous rendre les honneurs dont vous « êtes digne, ni vous recevoir comme le « mérite votre excellente sainteté. Mais ac- « cueillez notre désir, compr :nez la sincérité « de notre cœur, et souffrez avec bonté que nos « mains indignes touchent vos ossements, et « que nous, pécheurs, vous fassions cortège « dans l'enceinte de la ville.
« Pénétrez donc dans cette sainte Cité, et « soyez propice au peuple Romain. Qu'à « tout le monde chrétien votre arrivée soit « salutaire, votre entrée pacifique; votre sert jour au milieu de nous, heureux et for- « tuné. Soyez notre Avocat au ciel, et ensem- « ble avec les bienheureux Apôtres Pierre et « Paul, veillez paternellement sur tout le « peuple chrétien, afin que, par votre inter- « cession, les miséricordes de Dieu viennent « sur nous; et si nos péchés, qui sont nom-
« breux, ont provoqué son indignation, « qu'elle retombe sur les Turcs impies et sur « les nations barbares qui déshonorent le « Seigneur Jésus-Christ. Amen. »
C'est ainsi que la gloire de saint André est venue se confondre, dans Rome, avec celle de saint Pierre. Mais l'Apôtre de la Croix, dont la fête était autrefois décorée d'une Octave dans beaucoup d'Eglises, compte aussi parmi ses titres d'honneur celui d'avoir été choisi pour Patron de l'un des Royaumes de l'Occident : l'Ecosse, aux jours de l'unité Catholique, s'était placée sous sa protection. Puisse-t-il s'en souvenir du haut du ciel, et préparer le retour de cette contrée à la véritable foi !
Prions maintenant, en union avec l'Eglise, ce saint Apôtre dont le nom et la mémoire font la gloire de ce jour; rendons-lui honneur, et demandons-lui le secours dont nous avons besoin.
C'est vous, ô bienheureux André ! que nous rencontrons le premier dans ce chemin mystique de l'Avent où nous marchons, cherchant notre divin Sauveur Jésus-Christ, et nous remercions Dieu de ce qu'il a bien voulu nous ménager une telle rencontre. Quand Jésus, notre Messie, se révéla au monde, vous aviez déjà prêté une oreille docile au saint Précurseur qui annonçait son approche, et vous fûtes des premiers parmi les mortels à confesser, dans le hls de Marie, le Messie promis dans la Loi et les Prophètes. Mais vous ne voulûtes pas rester seul confident d'un si merveilleux secret, et bientôt vous
Saint André, Apôtre. 335
fîtes part de la Bonne Nouvelle à Pierre votre frère, et vous l'amenâtes à Jésus.
Saint Apôtre, nous aussi nous désirons le Messie, le Sauveur de nos âmes; puisque vous l'avez trouvé, daignez donc aussi nous amener à lui. Nous mettons sous votre protection cette sainte carrière d'attente et de préparation qu'il nous reste à traverser, jusqu'au jour où ce Sauveur si attendu paraîtra dans le mystère de sa merveilleuse Naissance. Aidez-nous à nous rendre dignes de le voir au milieu de cette nuit radieuse où il apparaîtra. Le baptême de la pénitence vous prépara à recevoir la grâce insigne de connaître îe Verbe dévie; obtenez-nous d'être vraiment pénitents et de purifier nos cœurs, durant ce saint temps, afin que nous puissions contempler de nos yeux celui qui a dit : Heureux ceux qui ont le cœur pur, parce qu'ils verront Dieu.
Vous êtes puissant pour introduire les âmes auprès du Seigneur Jésus, ô glorieux André! puisque celui-là même que le Seigneur devait établir Chef de tout le troupeau, fut présenté par vous à ce divin Messie. Nous ne doutons pas que le Seigneur n'ait voulu, en vous appelant à lui en ce jour, assurer votre suffrage aux chrétiens qui cherchant de nouveau, chaque année, celui en lequel vous vivez à jamais, viennent vous demander la voie qui conduit à lui.
Cette voie, vous nous l'enseignez, est la voie de la fidélité, de la fidélité jusqu'à la Croix. Vous y avez marché avec courage; et parce que la Croix conduit à Jésus-Christ, vous avez aimé la Croix avec passion. Priez,
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à saint Apôtre ! afin que nous comprenions cet amour de la Croix, afin que, l'ayant compris, nous le mettions en pratique. Votre frère nous dit dans son Epître : Puisque le Christ a souffert dans la chair, arme^-vous, mes frères, de cette pensée. (I Petr. iv, i.) Vous, 6 bienheureux André ! vous nous présentez aujourd'hui le commentaire vivant de cette maxime. Parce que votre Maître a été crucifié, vous avez voulu l'être aussi. Du haut de ce trône où vous vous êtes élevé par la Croix, priez donc afin que la Croix soit pour nous l'expiation des péchés qui nous couvrent, l'extinction des flammes mondaines qui nous brûlent, enfin, le moyen de nous unir par l'amour à celui que son amour seul y a attaché.
Mais, quelque importantes et précieuses que soient pour nous les leçons de la Croix, souvenez-vous, 6 grand Apôtre ! que la Croix est la consommation, et non le principe. C'est le Dieu enfant, c'est le Dieu de la crèche qu'il nous faut d'abord connaître et goûter ; c'est l'Agneau de Dieu que vous désigna saint Jean, c'est cet Agneau que nous avons soif de contempler. Le "temps présent est celui de l'Avent, et non celui de la dure Passion du Rédempteur. Fortifiez donc notre cœur pour le jour du combat ; mais ouvrez-le en ce moment à la componction et à la tendresse. Nous plaçons sous votre patronage le grand œuvre de notre préparation à l'Avènement du Christ en nos cœurs.
Souvenez-vous aussi, bienheureux André, de la sainte Eglise dont vous êtes une des colonnes, et que vous avez arrosée de votre sang; levez vos mains puissantes pour elle,
Saint André, Apôtre. 33 j
en présence de celui pour lequel elle milite sans cesse. Demandez que la Croix qu'elle porte en traversant ce monde soit allégée, et priez aussi afin qu'elle aime cette Croix, et qu'elle y puise sa force et son véritable honneur. Souvenez-vous en particulier de la sainte Eglise Romaine, Mère et Maîtresse de toutes les autres, et lui obtenez la victoire et la paix par la Croix, à cause du tendre amour qu'elle vous porte. Visitez de nouveau, dans votre apostolat, l'Eglise de Constantinople, qui a perdu la vraie lumière avec l'unité, parce qu'elle n'a pas voulu rendre hommage à Pierre, votre frère, que vous avez honoré comme votre Chef, pour l'amour de votre commun Maître. Enfin, priez pour le royaume d'Ecosse, qui depuis quatre siècles a oublié votre douce tutelle , obtenez que les jours de l'erreur soient abrégés, et que cette moitié de l'Ile des Saints rentre bientôt, avec l'autre, sous la houlette de l'unique Pasteur.
Nous terminerons cette journée par une
Erière au Christ que nous attendons, célérant son Avènement prochain par cette Hymne antique et vénérable.
HYMNE POUR LE TEMPS DE l'aVEN'T.
{Bréviaire Mozarabe, dans V Hymnaire.)
Réjouissez-vous, fleurs des Martyrs ! Et vous, familles des nations, salut !
élevez vos regards vers les cieux, votre espérance vers l'étoile de gloire.
Les voix des prophètes retentissent ; elles annoncent
Gaudete, flores Martyrum !
Salvete, plèbes gentium, Visum per astra mittite, Sperate signum gloriae.
Voces Prophetarura sonant,
L'A vent.
Vertire Jesum nuntiant, Redemptionis praevia Qucc nos redemit gratia.
Hicmane nostrum promicat, Et corda laeta exaestuant, Cum vox fidelis personat Praenuntiatrix gloriam.
Tantœsalutis gaudium, Quo est redemptum sae-
culum, Exceptionis inclytum Abhinc ciamuscanticum.
Adventus hic primus fuit, Punire quo non saeculi Venit, sed ulcus tergere, Salvando quod perierat.
At hune secundus prae-
monet,
Adesse Christum januis
Sanctis coronas reddere,
Cœlique régna pandere.
iEterna lux promitti-
tur, Sidusque salvans promi-
tur ; Jam nos jubar praefulgi-
dum Ad jus vocat ccelestium.
Te, Christe , solum quaerimus Videre sicut es Deus, Ut lœta nos haec visio Evellat omni tartaru.
que Jésus vient ; c'est le prélude de la Rédemption, de la grâce qui nous a rachetés.
Déjà notre aurore étincelle, et tous les cœurs tressaillent d'allégresse, quand éclate la voix fidèle des hérauts de celui qui est notre gloire.
Que la joie d'une si grandi délivrance, qui doit être la rédemption du monde, nous inspire le cantique solennel de la venue du Rédempteur.
Au premier Avent, Jésus vient, non point punir le siècle de ses misères, mais le guérir en sauvant ce qui était perdu.
Le second Avent nous montre le Christ déjà à la porte, prêt à rendre aux Saints leurs couronnes, et à ouvrir les royaumes du ciel.
L'éternelle lumière est promise, l'astre du salut rayonne ; déjà son éblouissant éclat nous convie à prendre place au ciel.
C'est vous seul, ô Christ !
que nous cherchons, vous, ô Dieu ! que nc.s voulons voir comme vous êtes ; et cette ravissante vision nous arrachera aux terreur» de l'Enfer;
Saint André, Apôtre.
Afin qu'au jour où vous viendrez, ô Rédempteur ! escorté des blanches légions des Martyrs, vous nous réunissiez à cette troupe pure et triomphante.
A Dieu le Père soit la gloire, et à son Fils unique, avec l'Esprit Paraclet, et maintenant et à jamais.
Quo dum Redemptor
veneris, Cum candidato Marty-
rum Globo, adunes ccelibi Nos tune beato ccetui.
Deo Patri sit gloria, Ejusque soli Filio, Cum Spiritu Paraclito, Et nunc et in perpetuum.
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