‹ L'Année liturgiqueChapitre 150 sur 160 · XX DECEMBRE · texte numérisé non relu

XX DECEMBRE

IVe ANTIENNE.

OClavis David et sceptrum domus Israël, qui aperis, et nemo claudit ; claudis, et nemo aperit : veni, et educ vinctum de domo carceris, sedentem in teaebris, et timbra mortis.

/"\ CLEFde David, ô sceptre ^-^ de la maison d'Israël !

qui ouvrez, et nul ne peut fermer ; qui fermez, et nnl ne peut ouvrir ; venez et tirez delà prison le captif qui est assis dans les ténèbres et dans l'ombre de 1?. mort.

O Fils de David, héritier de son trône et de sa puissance, vous parcourez dans votre marche triomphale une terre soumise autrefois à votre aïeul, aujourd'hui asservie par les Gentils. Vous reconnaissez de toutes parts, sur la route, tant de lieux témoins des merveilles de la justice et de la miséricorde de Jéhovah votre Père envers son peuple, au temps de cette ancienne Alliance qui tire à sa nn. Bientôt, le nuage virginal qui vous couvre étant ôté, vous entreprendrez de nouveaux voyages sur cette même terre ; vous y passerez en faisant le bien, et guérissant tonte' langueur et tonte infirmité, et cependant n'ayant pas où reposer votre tête. Du moins, aujourd'hui, le sein maternel vous offre encore un asile doux et tranquille, où vous ne recevez que les témoignages de l'amour le plus tendre et le plus respectueux. Mais, ô Seigneur ! il vous faut sortir de cette heureuse retraite; il vous faut, Lumière éternelle, luire au milieu des ténèbres; car le captif que vous êtes venu délivrer languit

L'A vent.

dans sa prison. Il s'est assis dans l'ombre de la mort, et il y va périr, si vous ne venez promptement en ouvrir les portes avec votre Clef toute-puissante ! Ce captif, o Jésus, c'est le genre humain, esclave de ses erreurs et de ses vices : venez briser le joug qui l'accable et le dégrade ; ce captif, c'est notre cœur trop souvent asservi à des penchants qu'il désavoue : venez, ô divin Libérateur, affranchir tout ce que vous avez daigné faire iibre par votre grâce, et relever en'nous la dignité de vos frères.

ANTIENNE A l'aNGE GABRIEL.

O Gabriel ! nuntius coelorum. qui januis clausis ad me intrasti.

et Verbum nuntiasti Concipies et paries ; Emmanuel vocabitur.

O Gabriel ! messager des cieux, qui es entré près de moi les portes fermées, et m'as dit cette parole : Vous concevrez et enfanterez ; on l'appellera Emmanuel!

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