‹ L'Année liturgiqueChapitre 18 sur 160 · I. Gai. îv · texte numérisé non relu

I. Gai. îv

Pratique de l'A vent. 2 3

avant de parvenir à la plénitude de l'âge parfait qui était nécessaire pour que rien ne manquât à son sacrifice, il tend à prendre en nous les mêmes développements. Or, c'est à la fête de Noël qu'il aime à naître dans les âmes, et qu'il répand par toute son Eglise une grâce de Naissance, à laquelle, il est vrai, tous ne sont pas fidèles.

Car voici la situation des âmes à l'approche de cette ineffable solennité. Les unes, et c'est le petit nombre, vivent avec plénitude de la vie du Seigneur Jésus qui est en elles, et aspirent à chaque heure après l'accroissement de cette vie. Les autres, en plus grand nombre, sont vivantes, il est vrai, parla présence du Christ; mais elles sont malades et languissantes, faute de désirer le progrès de cette vie divine; car leur charité s'est refroidie l. Le reste des hommes ne jouit point de cette vie, et ils sont dans la mort ; car le Christ a dit : Je suis la vie 2.

Or, dans les jours de l'Avent, le Sauveur s'en va frappant à la porte de toutes ces âmes, tantôt d'une manière sensible, tantôt d'une manière cachée. Il vient leur demander si elles ont place pour lui, afin qu'il naisse en elles. Mais, quoique la maison qu'il réclame soit à lui, puisqu'il l'a bâtie et la conserve, il s'est plaint que les siens ne Vont pas voulu recevoir 3; au moins le grand nombre d'entre eux. « Quant à ceux qui l'ont « reçu, il leur a donné de devenir fils de

i. Apoc. ii, 4.

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