L ORAISON DOMINICALE
Notre Père, qui êtes aux cieux, que votre Nom soit sanctifié ; que votre règne arrive ; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd'hui notre Pain quotidien, et pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laissez pas succomber à la tentation :
Pater noster, qui es in cœlis : Sanctificetur nomen tuum : Adveniat regnum tuum : Fiat voluntas tua. sicut in cœlo, et in terra. Panem nostrum quotidianum da nobis hodie : Et dimitte nobis débita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribus nostris. Et ne nos inducas in tentationem.
Répondons avec l'accent de notre misère :
Mais délivrez-nous du mal. | Sed libéra nos a malo.
Le Prêtre retombe dans le silence des Mystères. Sa prière insiste sur cette dernière demande : Délivrez-nous du mal ; et certes, avec raison : car l&mal nous déborde, et c est pour
L'A vent
l'expier et le détruire que l'Agneau nous a été envoyé.
\MEN. Libéra nos, quaesumus Domine, ab omnibus malis, praeteritis, praesentibus et futuris : et intercedente beata et gloriosa semper Virgine Dei Génitrice Maria, cum beatis Apostolis tuis Petro et Paulo, atque Andréa, et omnibus Sanctis, da propitius pacem in diebus nostris :
ut ope misericordiœ tuae adjuti, et a peccato simus semper liberi, et ab omni perturbatione securi. Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum, qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus,
Le Prêtre qui la Paix, et qui l'annoncer ; il voix :
PER omnia saecula saeculorum.
Trois sortes de maux nous désolent, Seigneur : les maux passés, c'est-à-dire les péchés dont notre âme porte les cicatrices, et qui ont fortifié ses mauvais penchants ; les maux présents, c'est-àdire les taches actuellement empreintes sur cette pauvre âme, sa faiblesse, et les tentations qui l'assiègent ; enfin les maux à venir, c'est-àdire res châtiments de votre justice. En présence de l'Hostie du salut, nous vous prions, Seigneur,de nous délivrer de tous ces maux, et d'agréer en notre faveur l'entremise de Marie, Mère de Dieu, et de vos saints Apôtres Pierre, Paul et André. Affranchisbeznous, délivrez-nous, donneznous la paix. Par Jésus- Christ votre Fils, qui vit et règne avec vous,
vient de demander à Dieu l'a obtenue , s'empresse de conclut l'Oraison à haute
H,. Amen.
Pax Domini sit per vobiscum,
DANS tous les siècles des siècles.
fi|. Amen.
Puis il dit
Que la Paix du Seigneur soit toujours avec vous,
L'Ordinaire de la Messe.
Répondez à ce souhait paternel :
K|. Et avec votre esprit. fi|. Et cum spiritu tuo.
Le Mystère touche à sa fin ; Dieu va s'unir à l'homme, et l'homme va s'unir à Dieu par la Communion; mais auparavant un rite imposant et sublime doit s'accomplir dans le silence de l'autel. Jusqu'ici le Prêtre a annoncé l'immolation du Seigneur ; il est temps qu'il annonce sa Résurrection. Il divise donc l'Hostie sainte avec révérence, et l'ayant séparée en trois parts, il met une de ces parts dans le Calice, réunissant ainsi le Corps et le Sang de l'immortelle Victime. Adorez et dites :
Gloire à vous, Sauveur du monde, qui avez souffert que* dans votre Passion, votre précieux Sang fût séparé de votre sacré Corps, et qui les avez réunis ensuite par votre vertu !
Priez maintenant l'Agneau toujours vivant, que saint Jean a vu sur l'autel du ciel, debout, quoique immolé, et dites à ce souverain Roi :
jec commixtio et consecratio Corporis et Sanguinis Domini nostri Jesu Christi, fiât accipientibus nobis in vitam aeternam. Amen.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, donnez-nous la Paix.
AGNUS Dei, qui tollis peccata mundi, miserere nobis.
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, miserere nobis.
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, dona nobis pacem.
La Paix est le grand objet de la venue du Sauveur en ce monde : il est le Prince de la Faix : le divin Sacrement de l'Eucharistie
L'A vent.
doit donc être le Mystère de la Paix, le lien de l'Unité Catholique; puisque, comme parle l'Apôtre : Nous ne sommes tous qu'un seul Pain et un seul Corps, nous tous qui participons au même Pain. C'est pourquoi le Prêtre, au moment de communier à l'Hostie sainte, demande la conservation de la paix fraternelle, principalement dans cette portion de la sainte Eglise qui est là réunie autour de l'autel. Implorez-la avec lui :
SEIGNEUR Jésus-Christ, qui avez dit à vos Apôtres :
« Je vous laisse ma paix, « je vous donne ma paix. »
ne regardez pas mes péchés, mais la foi de cette assemblée qui est à vous, et daignez la pacifier et la réunir selon votre sainte volonté : vous qui, étant Dieu, vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Amen.
Domine Jesu Christe, 1 qui dixisti Apostolis tuis : Pacem relinquo vobis, pacem meam do vohis : ne respicias peccata mea, sed fidem Ecclesia? tuœ : eamque secundum voluntatem tuam pacificare, et coadunare digneris. Qui vivis et régnas Deus, per omnia saecula saeculorum.
Amen.
Après cette Oraison, le Prêtre, en signe de Paix, si la Mes6e est solennelle, donne "le baiser fraternel au Diacre , qui le donne luimême au Sous-Diacre, lequel va le porter au chœur. Pendant ce temps, ranimez en vous les sentiments de la charité chrétienne, et
Èardonnez à vos ennemis, si vous en avez, ites ensuite avec le Prêtre :
Domine Jesu Christe, Fili Dei vivi. qui ex voluntate Patris, coopérante Spiritu Sancto.
per mortem tuam mundum viviheasti : libéra
Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, qui par la volonté du Père, et la coopération du Saint-Esprit, avez donné par votre mort la vie au monde : délivrez-
L'Ordinaire de la Messe.
moi par ce saint et sacre Corps et par votre Sang, de tous mes péchés et de toutes sortes de maux. Faites que je m'attache toujours inviolablement à votre loi, et ne permettez pas que je me sépare jamais de vous : Qui étant Dieu, vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.
me per hoc sacrosanctum Corpus, et Sanguinem tuum, ab omnibus iniquitatibus meis, et universis malis, et fac me tuis semper inhœrere mandatis, et a te nunquam separari permittas.
Qui cum eodem Deo Pâtre et Spiritu Sancto vivis et régnas Deus in sœcula saîculorum.
Amen.
ERCEPTIO
Si vous devez communier à cette Messe, dites la troisième Oraison qui suit ; autrement, préparez-vous à faire la Communion spirituelle.
SEIGNEUR Jésus-Christ, faites que la réception de votre Corps, que je me propose de prendre, tout indigne que j'en suis, ne tourne pas à mon jugement et à ma condamnation ; mais que, par votre bonté, il me serve de défense pour mon âme et
pour mon pour mon corps, et qu'il me soit un remède salutaire :
Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père, en l'unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.
I tui, Domine
Corporis Jesu Christe, quod ego indignus sumere prassumo, non mihi proveniat in judicium et condemnationem : sed pro tua pietate prosit mihi ad tutamentum mentis et corporis, et ad medelam percipiendam. Qui vivis et régnas cum Deo Pâtre in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia sascula saeculorum. Amen.
Quand le Prêtre prend l'Hostie et se dispose à s'en communier, dites :
Venez, Seigneur Jésus ! I Panem ccelestem accipiam, et nomen Domini I invocabo.
Quand il frappe sa poitrine et confesse
L'A vent.
son indignité, répétez avec lui, trois fois, dans les sentiments du Centurion de l'Evangile :
Dc
kOMlNE, non sum dignus ut intres sub tectum meum : sed tantum die verbo, et sanabitur anima mea.
Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez en moi ; mais dites seulement une parole, et mon âme sera guérie.
Au moment où il consomme la sainte Hostie, si vous devez vous-même communier, adorez profondément votre Dieu qui s'apprête à descendre en vous, et dites encore avec l'Epouse : Vene\, Seigneur Jésus! (Apoc, XXII, 20.)
Si vous ne devez pas communier sacramentellement, communiez en ce moment spirituellement, et adorant Jésus-Christ qui visite votre àme par sa grâce, dites:
Je me donne à vous, ô mon Sauveur, pour être votre demeure : faites en moi selon votre bon plaisir.
Puis le Prêtre prend le Calice avec action de grâces, disant :
Que pourrai-je rendre à Dieu pour tous les biens qu'il m'a faits ? Je prendrai le Calice du salut, j'invoquerai le nom du Seigneur, et je serai délivré de mes ennemis.
Corpus Domini nostri Jesu Christi custodiat animam meam in vitam aeternam. Amen.
Quid retribuam Domino pro omnibus quae retribuit mihi? Calicemsalutaris accipiam, et noraen Domini invocabo.
Laudans invocabo Dominum, et ab inimicis meis salvus ero.
Si vous devez communier, dans le moment où le Prêtre prend le Calice pour s'abreuver du Sang divin, adorez encore le Dieu qui s'approche de vous, et dites toujours : Venef, Seigneur Jésus/
L'Ordinaire de la Messe.
Si, au contraire , vous faites seulement la Communion spirituelle, adorez de nouveau Jésus-Christ, et dites:
Je m'unis à vous, ô mon Sauveur ! unissez-vous à moi !
que nous ne nous séparions jamais !
SanguisDomini nostri Jesu Christi custodiat animam meam in vitam aeternam. Amen.
C'est à ce moment, si vous devez communier, que le Prêtre vous donnera le Corps de Jésus-Christ. Les sentiments que l'on doit apporter à la Communion au saint temps de l'Avent, sont développés ci-après, Chapitre vi.
La Communion étant faite, pendant que le Prêtre purifie le Calice pour la première fois, dites :
Vous m'avez visité dans le temps, ô mon Dieu ! Faites que je garde les fruits de cette visite pour l'éternité.
Quod ore sumpsimus, Domine, pura mente capiamus; et de munere temporali fiât nobis remedium sempiternum.
Pendant que le Prêtre purifie le Calice pour la seconde fois, dites :
Béni soyez-vous, ô mon Sauveur, qui m'avez initié au sacré mystère de votre Corps et de votre Sang ! Que mon cœur et mes sens conservent, par votre grâce, la pureté que vous leur avez donnée, afin qu'ils puissent soutenir l'éclatante lumière de votre glorieux Avènement, et n'être pas confondus.
Corpus tuum, Domine, quod sumpsi, et Sanguis quem potavi, adhœreat visceribus meis : et praesta ut in me non remaneat scelerum macula, quem pura et sancta refecerunt Sacramenta. Quivivis et régnas in sœcula saeculorum. Amen.
Le Prêtre ayant lu l'Antienne dite Communion, qui est le commencement de l'Action
S S L'A vent.
de grâces pour le nouveau bienfait que Dieu vient de nous accorder, en renouvelant en nous sa présence, se retourne enfin vers le peuple et le salue; après quoi il récite les Oraisons appelées Postcommunion, qui sont le complément de l'Action de grâces. Joignezvous encore à lui, remerciant Dieu pour le bien inénarrable dont il vous a comblé, et demandez avec ardeur l'Avènement du Messie, qui vient accomplir les augustes mystères dont le renouvellement sur l'autel est le principal soutien de la vie chrétienne.
Les Oraisons terminées, le Prêtre se tourne de nouveau vers le peuple, et lui envoie le salut, pour se féliciter avec lui de l'insigne faveur que Dieu vient d'accorder à l'assistance ; il dit:
DOMINUS vobiscum, T E Seigneur soit avec