Ant. Erunt prava in directa, et aspera in
L'Avait.
vias planas : veni, Domine, et noli tardare.
Alléluia.
4. Ant. Dominus veniet, occurrite illi, dicentes : Magnum pnncipium, et regni ejus non erit finis ; Deus. Fortis, Dominator , Princeps pacis. Alléluia, alléluia.
5. Ant. Omnipotens sermo tuus, Domine, a regalibus sedibus veniet.
Alléluia.
CAPITULE
chemins raboteux seront aplanis : venez, Seigneur, et ne tardez pas. Alléluia.
4. Ant. Le Seigneur va venir ; aile- à sa rencontre, et dites : Grande est sa puissance, et son règne n'aura pas de fin ; il est le Dieu, le Fort, le Dominateur, le Prince de la paix. Alléluia, alléluia.
5. Ant. Seigneur , votre toute-puissante Parole va descendre de ses royales demeures. Alléluia.
Fratres, sic nos existimet homo, ut ministros Christi. et dispensatores mysteriorum Dei : hic jam quaeritur inter dispensatores, ut fidelis quis inveniatur.
Mes Frères, que l'homme nous considère comme les Ministres de Jésus-Christ, et comme les dispensateurs des mystères de Dieu. Or, ce qui est à désirer dans les dispensateurs, c'est qu'ils soient trouvés fidèles.
L'Hymne Creator aime siderum et le Cantique 'Magnificat sont aux pages 107 et iq8.
Onchante.à Magniricat,ce//e des Grandes Antiennes qui est marquée pour le jour du mois de Décembre auquel tombe le quatrième Dimanche.
PRIONS
Faites paraître, Seigneur, votre pouvoir, et venez ; secourez-nous par votre vertu toute-puissante, afin que, par le secours de votre grâce, votre indulgence miséricordieuse daigne accélérer le remède dont nos péchés nous rendent indignes ; vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Amen.
Excita, qusesum Domine, potenti;
OREMUS
îmus iaœ
tuam. et veni : et magna nobis virtute succurre.
ut per auxilium gratiae tuœ, quod nostra peccata praepediunt, indulgen.ia tuae propitiationis acceleret. Qui vivis et régnas.
LE LUNDI
DE LA QUATRIEME SEMAINE DE L AVENT
E Seigneur est déjà proche:
, venez, adorons-le.
Du Prophète Isaïe.
Chap XLI.
ET toi, Israël, mon serviteur, Jacob que j'ai élu, fils d'Abraham mon ami, et dans lequel je t'ai pris des extrémités de la terre, je t'ai appelé à moi d'un pays lointain, et je t'ai dit : Tu es mon serviteur, je t'ai élu et je ne t'ai pas rejeté. Ne crains point, parce que je suis avec toi ; ne te détourne point, car je suis ton Dieu ; je t'ai fortifié, je t'ai secouru, et la droite du Juste que je t'ai envoyé t'a soutenu.
Voici que tous ceux qui combattent contre toi seront confondus et rougiront de honte : ils seront comme s'ils n'étaient pas, et ils périront, 'jeux qui s'opposent à toi.
Tu les chercheras, et tu ne les trouveras pas, ces hommes qui s'élevaient contre toi ; et ceux qui te faisaient la guerre seront comme s'ils n'avaient jamais été, et disparaîtront ; car je suis le Sei-
rofs est jam Dominus: venite, adore-
De Isaia Propheta.
Cap. XLI.
ET tu, Israël, serve meus, Jacob quem elegi, semen Abraham amici mei ; in quo apprehendi te ab extremis terrae, et a longinquis ejus vocavi te, et dixi tibi : Servus meus es tu, elegi te, et non abjeci te.
Ne timeas, quia ego tecumsum: ne déclines, quia ego Deus tuus : confortavi te, et auxiliatus sum tibi. et suscepit te dextera Justi mei. Ecce confunden- | tur et erubescent omnes qui pugnant adversum te ; erunt quasi non sint, et peribuntviri qui contradicunt tibi. Quasres eos, et non invenies. viros rebelles tuos : erunt quasi non sint, et veluti consumptio hominesbellantes adversum te :
quia ego Dominus Deus tuus apprehendens ma-
L'A vent.
num tuam, dicensque tibi : Ne tiineas, ego adjuvi te. Noli timere, vermis Jacob, qui mortui estis ex Israël : ego auxiliatus sura tibi. dicit Dominus, et redemptor tuus Sanctus Israël.
Ego posui te quasi plaustrutn triturans novum, habens rostra serrantia :
triturabis montes, et comminues, et colles quasi pulverem pones.
Ventilabis eos, et ventus tollet, et turbo disperget eos : et tu exsultabis in Domino, in Sancto Israël laetaberis.
gneur ton Dieu qui prends ta main et te dis : Ne crains pas ; c'est moi qui te soutiens. Ne crains point, ô Jacob ! faible vermisseau, ni vous, enfants d'Israë', qui êtes morts : c'est moi qui suis venu te secourir, dit le Seigneur; et c'est le Saint d'Israël qui est ton Rédempteur. Je te ferai semblable à un chariot tout neuf, qui foule des blés, qui a des dents de fer : tu fouleras et tu briseras les montagnes, et tu réduiras en poudre les collines. Tu les vanneras, et le vent les emportera, et la tempête les dissipera ; et toi, tu tressailliras dans le Seigneur, tu te réjouiras dans le ^aint d'Israël.
C'est ainsi que vous nous relevez dans noire bassesse, ô Fils éternel du Père ! c'est ainsi que vous nous rassurez contre les trop légitimes terreurs que nous causent nos pèches. t Israël, mon serviteur, nous dites -vous, « Jacob que j'ai élu, fils d'Abraham mon « ami, je t'ai appelé de bien loin : ne crains « point, car je suis avec toi. » Mais pour être ainsi avec nous, ô Verbe divin ! de quelles hauteurs ne vous a-t-il pas fallu descendre 1 Nous ne pouvions venir à vous ; un chaos immense vous séparait de nous. Bien plus, nous n'avions aucun désir de vous voir , tant nos péchés avaient appesanti notre cœur ! et d'ailleurs, nos yeux n'auraient pu supporter votre éclat. Dans cette extrémité, vous êtes descendu en personne, et, voile de votre
Le Quatrième Lundi de VA vent. 2j5
humanité comme d'un nuage, vous vous êtes donné à voir à nos faibles yeux. « Qui douce tera, s'écrie saint Bernard dans son premier « Sermon de l'Avent, qui doutera que ce ne « soit là une grande chose, qu'une si sublime « Majesté ait daigné descendre de si haut « dans un lieu si indigne ? Oui, certes, c'est « là une grande chose ; car c'est une miséri- « corde immense, une pitié excessive, une « charité infinie. En effet, pourquoi vient-il? « Il vient chercher sa centième brebis qui « s'était égarée. O admirable condescendance « d'un Dieu ! ô dignité sublime de l'homme, « objet d'une telle recherche ! Certes, si « l'homme s'en glorifie, ce ne sera pas sans « motif : non pas qu'il doive se considérer en « cela comme s'il était quelque chose par « lui-même; mais bien parce qu'il est l'objet « d'une telle estime de la part de son auteur. « Toutes les richesses, toute la gloire du « monde, tout ce qu'on désire dans le monde, « est moins que cette gloire ; que dis-je ? n'est « rien en comparaison. O Seigneur ! qu'est-ce « donc que l'homme, pour que vous le traitiez « avec tant de gloire, pour que vous lui atta- « chie^ ainsi votre Cœur ? » Montrez- vous donc bientôt à vos brebis, ô divin Pasteur ! Vous les connaissez, vous les avez vues du haut du ciel, vous les contemplez avec amour, du sein de Marie où vous reposez encore ; elles veulent vous connaître aussi-, elles ont hâte de considérer vos traits chéris, d'entendre votre voix, d'entrer dans les heureux pâturages que vous leur promettez.
L'A vent.
HYMNE POUR LE TEMPS DE L AVENT
Composée par saint Ambroise; elle est au Bréviaire Arnbrosien, au VIe Dimanche de l'Avent.)
C'est un mystère de l'Eglise, c'est une Hymne que nous chantons au Verbe du Père, devenu le fils d'une Vierge.
Seule entre toutes les femmes . vous avez été choisie dans le monde, et jugée digne de porter le Seigneur en vos saintes entrailles.
Ce mystère est grand ! A Marie seule le privilège de voir naitre de son sein le Dieu qui a créé toutes choses.
ysterium Ecclesiae, Hymnum Christo
referimus.
Quem genuit Puerpera Verbum Patris in filio.
Sola in sexu fœmina Electa es in saeculo :
Et meruisti Dominum Sancto portare in utero.
Mysterium hoc magnum est ;
Marias quod concessum est,
Ut Deum per quem omnia
Ex se videret prodire.
Vere gratia plena es.
Et gloriosa permanes, Quia ex te natus est
Christus Per quem facta sunt omnia.
Rogemus ergo. populi, ~'irgi-
Dei Matrem et
nem.
Ut ipsanobis impetret Pacem et indulgentiam.
Gloria tibi, Domine, Qui natus es de Virgine,
Vraiment vous êtes pleine de grâce , et votre gloire demeure à jamais ; car de vous est né le Christ, par qui toutes choses furent faites.
Peuples, implorons la Vierge Mère de Dieu, afin qu'elle nous obtienne à tous paix et
indulgence.
Gloire à vous. Sejgneur, qui êtes né de la Vierge ;
Le Quatrième Lundi de VA vent. 27 y
gloire au Père et au Saint- Esprit, dans les siècles sans fin.
Amen.
Cum Pâtre et San<
Spiritu, In sempiterna sœcula.
Amen.
PRIERE DU MISSEL AMBROSIEN
(En la Messe du Ve Dimanche de VA vent.')
ODlEU , qui ayant vu l'homme tombé dans la mort , l'avez voulu racheter par l'Avènement de votre Fils unique ; faites , nous vous en prions, que ceux qui confessent sa glorieuse Incarnation, méritent d'obtenir la société éternelle de ce divin Rédempteur, qui vit et règne avec vous dans les siècles des siècles. Amen.
DEUS qui hominem delapsum in mortem conspiciens , unigeniti Filii tui Adventu redimere voluisti ; prœsta , quasumus, ut, qui ejus gloriosam Incarnationem fatentur, ipsius etiam Redemptoris consortia mereantur. Qui tecum vivit et régnât in sœcula sceculorum. Amen.
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LE MARDI
DE LA QUATRIEME SEMAINE DE L AVENT
Prope est jam Dominus ; venite, adoremus.
De Isaia Propheta.
Cap. XLll.
ECCE servus meus, suscipiam eum, electus meus complacuit sibi in illo anima mea : dedi Spiritum meum super eum. judicium Gentibus proferet. Non clamabit, neque accipiet personam, nec audietur vox ejus foris. Calamum quassatum non conteret. et licum fumigans non exstinguet : in veritate educet judicium. Non erit tris— tis. neque turbulentus , donec ponat in terra judicium : et legem ejus insuloe exspectabunt.
Hase dicit Dominus Deus creans ccelos, et extendens eos : fimans terrain, et qua; germinant ex ea : dans flatum populo qui est super eam, et spiritum calcantibus eam. Ego Dominus vocavi te in justitia, et apprehendi manum tuam,
E Seigneur est déjà proche:
. venez, adorons-le.
Du Prophète Isaïe.
ChaF. XLII.
Voici mon serviteur, je le soutiendrai ; mon élu dans lequel mon âme a mis toute son affection. J'ai répandu mon Esprit sur lui : il annoncera la jnstice aux nations. Il ne criera point ; il n'aura point acception de personne , et on n'entendra point sa voix au dehors. Il ne brisera point le roseau déjà éclaté, et il n'éteindra point la mèche qui fume encore ; il rendra justice selon la vérité. Il ne sera point triste ni violent, jusqu'à ce qu'il ait établi la justice sur la terre , et les îles attendront sa loi.
Voici ce que dit le Seigneur Dieu qui a créé les cieux et qui les a étendus, qui affermit la terre et tout ce qui germe en son sein, qui donne le souffle au peuple qui l'habite, et la vie à ceux qui la foulent. Moi le Seigneur, je t'ai appelé dans la justice ; je t'ai pris par la main, et je t'ai
Le Quatrième Mardi de VA vent. 2 y g
et servavi te. Et dedi te in fœduspopuli, in lucem Gentium : ut aperires oculos caecorum, et educeres de conclusione vinctum, de domo carceris sedentes in tenebris.
gardé; je t'ai établi pour être l'alliance du peuple, la lumière des nations : pour que tu ouvrisses les yeux des aveugles, pour que tu tirasses de la prison celui qui était enchaîné, et de la maison de captivité ceux qui étaient assis dans les ténèbres.
Que votre arrivée en ce monde est douce et pacifique, ô Jésus ! On n'entend point votre voix retentir avec empire; et vos mains, encore immobiles au sein maternel, n'essaient même pas de rompre le faible roseau qu'un souffle achèverait de briser. Que venez-vous donc faire dans ce premier Avènement ? Votre Père céleste nous l'apprend par le Prophète. Vous venez pour être un gage d'alliance entre le ciel et la terre. O Enfant divin ! à la fois Fils de Dieu et fils de l'homme, bénie soit votre venue au milieu des hommes ! Votre berceau sera l'Arche de notre salut ; et quand vous marcherez sur la terre, ce sera pour nous éclairer et nous délivrer de la prison des ténèbres. Il est donc bien juste que nous allions au-devant de vous, et d'autant plus que vous faites à vous seul la plus grande partie du chemin. « C'est bien le « moins, dit saint Bernard dans son premier « Sermon de TAvent, quand le malade n'a « pas la force de marcher au-devant de son « Médecin, qu'il tâche de soulever la tête, et « de faire quelques mouvements à sa rencon- « tre. Il ne s'agit donc pas, ô homme ! de « passer les mers, de pénétrer les nuages, de « franchir les montagnes : non, le chemin
L'A vent.
« n'est pas considérable. Va seulement jusci ou'à toi-même, et tu rencontreras ton Dieu ; o car il est dans ta bouche, il est dans ton « cœur. Va au-devant de lui jusqu'à la com- « ponction de ton cœur, jusqu'à la confession « de ta bouche ; sors seulement du bourbier « de ta malheureuse conscience ; car l'auteur « de la pureté ne saurait la choisir pour asile « dans l'état où elle est présentement. » Gloire à vous donc, 6 Jésus, qui ménagez les fractures du roseau, afin qu'il puisse reverdir et fleurir au bord des eaux dont vous êtes la source ! gloire à vous, dont le souffle toutpuissant se modère, afin de n'étouffer pas la dernière étincelle de cette mèche qui s'éteint, mais qui, n'étant pas encore froide, peut se raviver et luire pour le festin de l'Epoux.
HYMNE EN L'HONNEUR DE LA SAINTE VIERGE
(Composée par saint Pierre Damien.)
Terrena cuncta jubilent, 'Astra iaudibus intonent, Virginis ante thalamum, Laudes alternent dramatum.
Haec Virgo Verbo gravida.
Fit paradisi Janua ; Qu32 Deum mundo red-
* didit, Cœlum nobis aperuit.
Félix ista Puerpera, Evae lege liberrima, Concepitsine masculo.
Peperit absque gemitu.
QUE toute la terre soit en jubilation, que les astres retentissent de nos chants, et qu'un double chœur, au ciel et sur la terre, répète l'epithalame de la Vierge.
Cette Vierge que remplit le Verbe, devient la Porte du Paradis ; elle a rendu Dieu au monde, elle nous a ouvert les cieux.
Heureuse Mère! affranchie de la loi d'Eve, elle sans le secours de l'homme, enfanté sans gémissement.
Sein de Marie, riche trésor ! Il a porté le prix du monde, ce prix glorieux de notre rachat, à nous qu'il a dégagés d'une dette accablante.
Le Fils du Père repose en elle, l'Esprit-Saint la couvre de son ombre; les très pures entrailles de la Vierge sont devenues le ciel.
Louange soit à vous, Très- Haut, ne d'une Vierge; ineffable honneur soit au Père et au Saint-Esprit. Amen.
Dives Mariœ gremium !
Mundi gestavit pretium, Quo gloriamur redimi Soluti jugo debiti.
Quam Patris implet
Filius, Sanctus obumbrat Spi-
ritus.
Cœlum fiunt castissima Sacra; puellœ viscera.
Sit tibi laus, Altissime, Qui natus es ex Virgine ; Sit honor ineftabilis Patri , Sanctoque Flamini. Amen.
PRIERE DU SACRAMENTAIRE GALLICAN'
(In Adventu Domini, Oratio post Prophetiam.)
AUTEUR de la lumière, qui /~\ fécondez toutes choses. ^-^
vous qui venez visiter un peuple indigne de cet honneur, et qui, par la bouche du bienheureux Jean, accomplissez les oracles prophétiques qui retentirent dans les siècles, en même temps que vous les exécutez par les œuvres qu'il fait paraître au désert ; accordez à votre peuple qui vous en supplie.
ta grâce de vous servir sans crainte, afin que , par les entrailles de votre miséricorde, étant remplis de science, nous méritions d'être dirigés par la vérité.
pifex lucis aima;, plebis visitator immeritœ, qui illa prophetalium vaticiniorum oracula , quas sœculis fueruntnuntiata, beati Joannis ore expies, opère perficis, professione peragis ; concède plebi supplici tibi sine formidine famulari ; ut per viscera misericordias repleti
scientia. veritate dirigi mereamur.