‹ L'Année musicaleChapitre 141 sur 159 · LA MUSIQUE DE L'ÉCURIE · texte numérisé non relu

LA MUSIQUE DE L'ÉCURIE

Les musiciens de rÉcurie jouent un rôle très différent de celui des artistes de la Chambre. Ils ne font pas admirer comme ceux-ci leur virtuosité individuelle, ils se produisent toujours en troupe. Ils ne brillent pas devant un auditoire attentif, mais égaient de leurs airs joyeux les festins, les bals, les joutes, les défilés. En un mot ce sont des musiciens d'orchestre et non des solistes.

Leur vie est dure. Ils aeompagnent le Roi dans ses voyages continuels à travers la France. La même année, on les trouve à Lyon, à Nice, à Marseille, à Aigues-Mortes, à Montpellier et à Compiègne. Il est fort probable que ces modestes instrumentistes cheminaient le plus souvent à pied pendant que d'imposants sommiers les accompagnaient à pas lents, le dos caparaçonné de luths, de sacquebutes et de violes ^ Cependant parfois la générosité du Roi leur octroyait une gratification « pour leur aider à avoir ung cheval ^ ».

1. Ms. fr. 21449 f» 206. Hans Chaaler est aussi appelé Hance ChaiMart ou Challet. L'éditeur des Actes de François I a mal lu le texte d'une donation faite à Hans Chollet et Jacques Colles. Il écrit : A Hans, Charles, et Jacques Collet, etc. (Actes VI, p. 366, n» 20778). De telles erreurs sont fréquentes effort excusables, on les rencontre parfois pour des musiciens célèbres, mais inconnus du paléographe qui effectue le travail. Voir aussi sur ce fifre : Actes VII, 783, 796.

Page 1