Mercure, juin 1751, II, p
LA SYMPHONIE FRANÇAISE VERS 1750 Îi3
œuvre second, chez Fauteur, Boivin, Leclcrc, CastagncryS offre un autre intérêt. Ecrites à quatre parties, ces symphonies, sauf la dernière, comportent quatre mouvements, et, particularité intéressante, commencent par des A llegros ; en outre, les morceaux de la fin ne sont pas toujours vifs; ainsi, la Symphonie III se clôt par un Allegretto et la Symphonie V par un Andanle. Blainville affecte ses mouvements lents d'épithètes expressives : « amoroso », « gracioso » ; il les écrit à la dominante, mais se contente parfois du mineur; la dernière symphonie ne présente même aucun mouvement modal ou tonal.
Les premiers Allégros ne comportent pas toujours des reprises, et sont généralement monothématiques ; cependant, deux thèmes constituent r.4/^e^ro initial de la Symphonie I : le premier, imité de Richter -, exposé dans la force {a) et redit deux fois à deux octaves différentes, le deuxième, exposé piano (b) :
Celui-ci parait à nouveau légèrement modifié dans une coda qui suit un arrêt à la tonique en point d'orgue. De l'étude des symphonies de Blainville nous ne retiendrons que deux observations : l'une relative à la conduite homophone des parties, les deux violons marchant à l'unisson, à la tierce ou à la sixte, ou bien le deuxième violon traité vraiment en deuxième violon de symphonie [Andante de la Symphonie V), pendant que l'alto et la basse, doublée du basson, comme dans les symphonies de Richter du recueil de 1744, cheminent ensemble ^ ; l'autre concernant la dynamique qui se perfectionne notablement. Outre le dirninnendo marqué dans le thème {b) par la succession P. PP., les contrastes F. P. se multi-
1. Bib. nat. Vm'', 1509. L'arrangement « en concerto grosso » desl" et 2° parties de l'œuvre I" de Tartini, par Charles Blainville, qui porte à la Bibliothèque nationale la cote V' 1697, est sans doute du même musicien,