‹ L'Année musicaleChapitre 37 sur 159 · Sinfonia V du Recueil de 6 symphonies de · texte numérisé non relu

Sinfonia V du Recueil de 6 symphonies de

3. Le basson se sépare quelquefois de la basse, comme dans l'Aria amoroso de la Symphonie IIL Blainville aime dans les mouvements langoureux le timbre grave et mélancolique de cet instrument.

54 ■ l'ankée musicale 1911

plient de mesure à mesure. Enfin, Y Allegro initial de la symphonie IV présente un « trémolo » à la Mannheim.

Le 7 avril 1751, le Concert spirituel s'ouvre par une symphonie de M. Martin, qui est reprise le lendemain ^ Ce M. Martin n'était autre que le violoncelliste François Martin, musicien du duc de Gramont, déjà connu depuis 1747 des habitués du Concert 2. Il avait publié en 1746 Six Trios on Conversations à trois pour 2 violons ou flûtes et un violoncelle, III'' œuvre, dédiés au duc de Gramont, pair de France ^, d'un caractère délicat et d'une facture ingénieuse. Divisés en quatre mouvements, les trios de Martin, appelés Conversations à trois, à l'exemple de l'œuvre XII de Guillemain, afin de préciser leur caractère de musique de chambre, s'intitulent Sonates, et commencent tous à la façon des Suites par un morceau lent, Adagio, Larghetto ou Andante ; le dernier se termine par une longue Chaconne variée. On est ici sur les confins de la suite et de la sonate ; les trois instruments concertent sur un pied d'égalité, et il n'y a pas de basse chiffrée.

Les symphonies jouées en 1751 font vraisemblablement partie de l'œuvre IV : Simphonies et ouvertures pour deux violons, alto

Page 1