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Symphonie VI en ut majeur

2. Voir le Scherzo du Concerto publié dans les Den.îmuler allemands de 1907.

3. Allegro de la Sit^fonia VI du recueil publié chez Duter en 174 i.

l'ankée musicale 1911

A côté de la mélodie, la dynamique mérite qu'on s'y arrête ; les indications de nuances s'accumulent dans l'œuvre de Martin, et deviennent plus précises, plus expressives. Tantôt, une note tenue pendant quatre mesures recevra la mention : « en diminuant le son », tantôt des crescendo ou des diniinuendo se marquent implicitement par les successions F. FF. P. PP. ou F. P. PP.

Disons, à ce sujet, que, dans une certaine mesure, la dynamique s'établit en relation, soit avec la technique instrumentale, soit avec la direction et surtout la registration des motifs, soit avec les modulations : avec la technique instrumentale, car on observe fréquemment que les figures et passages écrits en notes détachées se présentent dans la force, tandis que les incises en notes liées entraînent un adoucissement de sonorité, par exemple :

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Avec la direction et la registration des fragments thématiques, car on a tendance à renforcer le son en montant, à le diminuer en descendant ; enfin, avec les modulations, le passage des quintes aiguës aux quintes graves s'accompagnant le plus souvent d'atténuations dynamiques.

Les symphonies de Martin permettent encore de recueillir quelques exemples de « manières » dites mannheimistes. C'est dans r.4na de la Symphonie 1, le passage suivant :

C'est dans l'Ouverture III, le grupetto à la tierce supérieure

De plus, des modifications apportées à leur instrumentation les rangent parmi les « symphonies à cors de chasse » si fort à la mode en 17o0, 1751 et 175"2. Le 11 juin 1731, en effet, le Concert spirituel

s'ouvre par une « symphonie à cors de chasse de M. Martin^ » et le 28 mars 1752, par une « grande symphonie » du même, grande symphonie, qui, vraisemblablement, comportait des cors, conformément à l'usage du temps ^ Après le surcroit dactivité que nous avons signalé plus haut dans la littérature des instruments de cuivre, la « symphonie à cors de chasse », c'est-à-dire la symphonie dans laquelle deux cors de chasse s'ajoutent à l'orchestre des cordes et des bois, devient un des éléments essentiels du concert. On joue des symphonies à cors de chasse, le 24 et le 25 décembre 1750, le 2 février 1751, le 28 mars et le 9 avril 1751. Puis, c'est le 12 avril 1751, la première apparition d'une symphonie de Jean Stamitz a à timballes, trompettes et cors de chasse^ ». Après quoi, la série des symphonies à cors de chasse continue, les 18 avril, 2 mai et 16 mai 1751. Le 23 mai, on entend une symphonie de J. -J.Rousseau \ qui reste introuvable; enfin, le 10 juin, la symphonie précitée de Martin.

Il semble hors de doute que la participation de plus en plus régulière des cors à la réalisation symphonique, s'est décidée grâce à la présence de cornistes allemands dans l'orchestre de La Pouplinière. Allemands et Autrichiens employaient en effet depuis longtemps ces instruments dans la symphonie». Mais Scheibe, en 1745, restreint leur nombre à une fonction ornementale, décorative*^. Ils remplissent l'harmonie, soulignent les rythmes, ponctuent des rentrées de tlièmes. On les emploie généralement dans les morceaux extrêmes des symphonies, alors que le mouvement central, de caractère plus intime, reste contié aux archets et aux bois.

1. Me?'cure , juin , II, p. 174. Annonces, affiches et avis divers, 17ol, p. 58.

2. Le Mercure fait suivre son annonce des lignes suivantes concernant Martin : « Musicien estimé et qui a tous les talents qu'il faut pour se faire un grand nom, si trop de timidité et de modestie ne l'arrête mal à propos au milieu de sa carrière » [Mercure, mai 1732, pp. 178-179).

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