‹ L'Année musicaleChapitre 39 sur 159 · Bib. nat. Ym' 1518 (avec le privilège de · texte numérisé non relu

Bib. nat. Ym' 1518 (avec le privilège de

2. Cette épithète staccato est fréquemment ajoutée aux termes largo, grave, adagio, aussi bien en France qu'à l'étranger. Cf. Geminiani. Concerti grossi, opéra III, Gonc. II et III, où on lit : Largo e staccato.

3. Mennicke. Lac. cit. p. 58. Voir aussi A. Schering : Geschickte des Instrumental Konzeris, p. 2.3. Les deux types d'ouvertures, française et italienne, ont passé dans la musique de chambre et la musique d'orchestre. Le 13 avril 1753, le Con-

Les trois symphonies du recueil de Martin adoptent la forme ternaire italienne ; la première {fa majeur) se termine par un Rondo. Voici le début de la troisième symphonie.

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cert spirituel commence par la 1" Ouverture des Symphonies de M. Martin (Mercure, juin 1753, I, p. 164). On rejoue cette l'« Ouverture, le b avril 1753 (Mercure o mai 1754, p. 183).

Ce spécimen d'écriture montre le caractère symphonique de la composition, avec ses deux violons à l'unisson, à l'octave, à la tierce ou à la sixte, et ses deux instruments d'harmonie généralement reliés rythmiquement.

En ce qui concerne la thématique, Martin ne suit pas de règle constante ; tantôt, il n'utilise, dans ses Allégros, qu'un thème unique, tantôt il en utilise deux; V Allegro assai de la Symphonie I et Y Allegro de la Symphonie II présentent des exemples de bithématisme. A remarquer que le début de cette dernière :

qui rappelle celui d'une symphonie de Cannabich^

Les Andantes s'écoulent mélancoliques et sentimentaux, avec une pointe de mièvrerie. Ce qu'il y a de plus intéressant dans l'œuvre de Martin, ce n'est point la mise en œuvre symphonique, c'est la nature de la mélodie. Certains thèmes ont quelque chose d'alerte et de mutin ; voyez, par exemple, V Allegro à 3/4 de TOuverture II, dans lequel la tonique est frappée pendant deux mesures. Martin aime beaucoup de semblables répétitions de notes. Il affectionne aussi les grands intervalles qu'il orne de petites notes, telles que celles qu'on voit en (a) dans l'exemple tiré plus haut de la troisième Symphonie. Ces petites notes ne s'installent pas, comme chez nombre de musiciens de l'école de Mannheim, à la seconde supérieure de la note qu'elles précèdent; elles déterminent des intervalles beaucoup plus ouverts, l'intervalle de 7^ par exemple, comme ci-dessus {a), particularité qui donne aux incises mélodiques ainsi ornées quelque chose d'acide et de cinglant.

A la vérité, on rencontre ailleurs, en France comme en Allemagne, des précédents aux résolutions éloignées de petites notes. Nous citerons le Concerto III de l'œuvre X de jLeclair, où on observe des petites notes placées à intervalle de quarte. Chez Telemann, il y a des petites notes situées à la quinte supérieure- et une symphonie de Richter, que Martin a pu connaître, présente les appels de petites notes suivants ^ :

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