Sinfonia TII. Allegro
Alto
confiées au premier violon. Doubles cordes, batleries, interviennent plus fréquemment. L'écriture apparaît nette et claire. (Symph. V. Allegro manon troppo.
Les nuances se multiplient ; leur clavier s'étend et ne se borne pas à accumuler les contrastes F. P. On voit indiquer « mezzo piano »; un crescendo figure implicitement dans VAndanle de la Symphonie VI : P. F. Fortissimo, et on relève la série P, PP, puis P. Des nuances se basent sur le caractère agogique de la mélodie ; une incise, par exemple, exposée piano en croches, se répétera forte en doubles croches. Enfin, sur le terrain des « manières », nous rencontrons, outre la petite note à la seconde supérieure et le « trémolo )> à notes jaillissantes, le sanglotant « Vorhalt » :
Bien que le violoniste Papavoine ne paraisse au Concert spiri- 1. Symphonie VI. Andanle.
luel, en qualité d'auteur de symphonies qu'au printemps de 1757 '■, il avait composé, dès 175'2, un recueil de symphonies qui porte un privilège du 4 février de cette année ^ et que nous étudierons ici ; son titre s'énonce de la façon suivante :
Six simphonies, pour deux violons, alto viola et basse, dédiées à M. le Marquis de La Bourdonnaye, conseiller d'État, intendant de la Généralité de Rouen, composées par M. Papavoine, Premier violon de l'Académie de Musique de Rouen, œuvre I^'"; gravée par M°'^ Leclair. A Paris, chez l'auteur, chez M""^ Saint-Paul, marchande luthière, rue Saint-André-des-Arts, Leclerc, Boivin^.
Rien de spécial à signaler au point de vue de la morphologie des symphonies de Papavoine, toutes enfermées dans le cadre classique à trois compartiments, sauf que les Andantes peuvent affecter la forme lied. Celui de la Symphonie I se dispose comme il suit : premier thème présenté en mineur sur la tonique ré de la symphonie ;
1. La première apparition des symphonies de Papavoine, au Concert spirituel, eut lieu le jour de l'Ascension, 19 mai 1757. (Mej'c«î'e, juin 1757, p. 181). On joua, probablement, une symphonie de l'œuvre III.