‹ L'Année musicaleChapitre 64 sur 159 · Sinfonia VI, Allegro tna non troppo · texte numérisé non relu

Sinfonia VI, Allegro tna non troppo

il faut que le premier et le deuxième violons ne jouent qu'à demi-jeu et lorsqu'il se^trouve un Forte, il ne faut faire que la première note forte, pour marquer la phrase. »

Les d ^ux violons marchent généralement à la tierce, ou bien le deuxième effectue des arpèges ou des batteries ; le premier violon et la flûte ou hautbois « concertent », échangent des incises mélodiques (Symph. V, Ai?' à variations).

fa)

On reconnaîtra ici, en (a), le « Vorhalt » traité sensiblement à la façon d'Exaudetet de Gossec.

Les indications de nuances sont nombreuses : presque toujours le mineur est marqué P et le majeur F. Un crescendo explicite se lit sur la partie de flûte de la Sinfonia III {Moderato) : accresendo.

' "^ i^"" accresendo

Mais VArt de la modulation ne constitue pas de la musique d'orchestre ; c'est un recueil destiné à la chambre, comme les Sonates en trio que le chevalier d'Herbain^ dédiait à M'"'^ de Pompadour, et qu'annonçait le Mercure de février 1755, comme encore les Nouvelles pièces de clavecin avec un accompagnement de violon et de basse, fait en concert, que François Clément publiait en mars 2. Deux mois plus tard, le 29 mai 1755, le même Clément, suivant l'exemple de Mondonville, faisait jouer au Concert spirituel, la « première suite de ses pièces de clavecin mise en symphonie par luimême » qui, vraisemblablement, appartenait au recueil de 1744 étudié plus haut -^

Au reste, de nombreuses Sonates en trio paraissent à celte époque. Qu'il nous suffise de citer celles de Lamoninary, de Mathieu le fils, et de Cannée.

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