Sinfonia V
2. Mercure , avrillTaS, II, p. 172. Louis Aubert naquit à Paris le la mai 1720, de Jacques Aubert et de Marie-Louise Le Cat, et fut baptisé le 23 mai à Saint- Sulpice. Ses parents demeuraient a l'hôtel de Condé (Arch. nat. Oi, 606''). Enfant prodige, Louis Aubert fut reçu à l'Opéra, comme violon, en 1728. En 1750, il touchait, en cette qualité, des appointements de 700 livres (Arch. Opéra). Le 24 avril 1752, il obtenait la survivance de Joseph Francœur aux 24 violons (Arch. nat , Oi, 76, f» 219) et en 1737, il était premier violon k l'Opéra, aux appointements de 800 livres, avec 100 livres de gratification. Les Spectacles de Paris indiquent qu'en 1763, il occupait à l'Opéra, l'emploi de deuxième batteur de mesure ; enl774, il recevait, sur les Menus Plaisirs, une pension de 1,365 livres qui lui était continuée en 1779. Il vivait encore à la fin d'octobre 1779 (Oi, 661^).
Son œuvre I consiste dans des Sonates à violon seul et basse dédiées à M"»" Adéla'ide de France (Vm'^ 794).
permettent cependant, comme celles de Bailleux, d'enregistrer l'évolution continue de la dynamique. Ces symphonies, qui forment l'œuvre II du musicien, portent le titre suivant :
Six Simphonies à quatre, trois violons obligés avec basse continue. Dédiées à J/™^ la marquise de Villeroy, composées par M. Aubert, ordinaire de la Chambre du Roy et de t Académie royale de musique, œuvre II, gravée par Labassée '.
Elles reçoivent une terminologie française, à l'encontre de la plupart des œuvres contemporaines, et comprennent trois ou quatre mouvements. Deux d'entre elles (II, V) commencent par une Ouverture ; la cinquième contient deux Menuets précédant une Contre-danse, la sixième présente une Pantomime. De même que chez Bailleux, les premiers mouvements vifs ne sont pas toujours munis de reprises, et Aubert fait usage du vieux système du Da Capo.
Enfin, l'orchestre ne comprend pas d'alto, ce qui constitue une sorte de régression ; Aubert revient à la combinaison qui met en œuvre un groupe de trois violons opposés, sans voix intermédiaire, à la basse. Son écriture est, du reste, assez symphonique et complètement homophone, comme on peut en juger par l'exemple ci-après, où des batteries assez monotones alternent avec les rythmes syncopés chers à Sammartini. La basse est toujours chiffrée :
1. Bib. nat. Recueil, Vm' 18915-18922 et Bib. du Conservatoire (s. d.