‹ L'Année philosophique (volume 2)Chapitre 29 sur 45 · I. \ Innée ph 1896, lit · texte numérisé non relu

I. \ Innée ph 1896, lit

celle de 1902, p 164 I • |

Puxon. — Année phflot 1 1

ic,2 l'année PHILOSOPHIQUE. 1006

dérée que comme contingente : et c'esl par là, croyons-nous, que peul s'expliquer l'expression de convention commode, employée par quelques savants pour les caractériser, <'ii 1rs séparanl tout à la fois des jugements d'expérience et des jugements analytiques.

DUMAS (Georges). — Le sourire Psychologie et physiologie . (in-12, Biblothèque de philosophie contemporaine, F. Alcan : 167 p.).

Description des muscles de la face; physiologie du sourire; pathologie et psychologie du même phénomène; la lui du sourire et l'expression <\c> émotions; ainsi est distribuée cette courte, mais excellente monographie.

D'après Spencer, tout sentiment s'accompagne d'une décharge motrice diffuse, proportionnelle à son intensité e1 indépendante de sa nature agréable ou pénible. Iu> plus elle affecte les muscles en raison inverse de leur importance <•! «lu poids qu'ils ont à soulever. Les muscles de la face étanl petits el insérés sur des parties mobiles deviennent, par cela seul, de merveilleux instruments d'expression (p. 26 el 21 . M. Dumas pari de ce commencemenl d'explication. Spencer est, croil il, sur la mule du vrai. Il n'a oubli''- qu'une chose, c'esl de nous dire pourquoi l'excitation pénible n'affecte pas les mêmes muscles que l'excitation agréable. M. Dumas essaie de l'expliquer. D'après lui, o les muscles se contractent d'autanl mieux qu'ils se trouvenl par leurs contractions d'accord avec 1rs contractions des muscles voisins, ou qu'ils ont moins de muscles antagonistes à vaincre » (p. :<-.!-:(.'( . Ceci posé, tout plaisir, étant dynamogène, excite l'activité musculaire. 11 se manifeste dans le corps tout entier, mais plus particulièrement Bur le visage, où il détermine une réaction plus facile, par la même plus intense. Inutile de marquer le caractère exclusivement mécanique, donc anti finaliste, de cette explication du sourire. Elle prépare la définition qui viendra plus lard au moment de l'explical ion psychologique

.. Le sourire esl a l'origne une simple réaction mécanique: puis il nous apparat! en vertu A'uiu- association psychologique

comme l'expression de la joie, el finalement - en lai-.. us. par

la simple imitation de nous-mêmes, le signe volontaire de ce senti-

ul p. loi |.

i. îouligni i par la simple imitation de nous-mêmes etj'aper- ! dans cette parenthèse les éléments d'un livre que, mieux que personne, M. Georges Dumas serait capable d'écrire. Rien n'est plu- intéressant que les phénomènes d' automimétisme chez l'homme et surtout chez l'enfant. Demandez a un enfant qui grogne pourquoi il est ilo mauvaise humeur II ne vous répondra pas m la question le Burprend. Demandez-le lui plus laid. H aura trouvé

P1LL0N - - Kl. \ i i: i.iiu [OC, n v I* i i i< • i i

une raison, une raison anal celles qu'il sail capables de le

rendre triste II y a là un phénomène d'imitation de Boi mèm<

En voici un autre fes-tu fail mal ? demand i un . -ni. ml.

Mon ! — Pourquoi cries tu alo cric toujours quand on

tomh<

Le langage, œuvre .1-- l'homme, non de la Providence, ni même de la nature, puisque la nature ne nous en fournil que la m

Kplique de même façon. Nous constatons que la douleur nous fait crier. Plus tard nous crions pour manifester notre douleur. On sait avec quel talenl Vlberl Lemoinea démon) ré la chose da un h\ re excellent sur la Physionomie el la Parole. El Bi je parle de ce livre, c'esl parce que je retrouve dans le Sourire les mèn qualités de psychologue prudent, sagace et lin c.r~\ aussi parce que la théorie <!<• M. Georges Dumas confirme, .< plus <!<• quarante ans de distance, celle d'un psycholog [ui savait écouter !<•> physiologistes el tirer parti de leurs informations.

Vjouterai-je que le Sourire esl un travail de première importance, si l'on admel < 1 1 1< ■ le sourire esl l'aîné du rire el qu'on ne sail vraiment rien de décisif sur le rire, tanl qu'on n'est pas des cendu jusqu'au réflexe qui en est, pour ainsi parler, la racine physiologiqui

Disons en finissant < j 1 1#* cette monographie pourrait, sans exa-

ration, être qualifiée de chef-d'œuvre en son genre : 1° parce que la question ) esl épuisée : tout ce qu'on peut en dire, en l'étal actuel de notre savoir, y est dit; 2° parce que la méthode suivie par l'auteur est scientifique dans le meilleur sens du mot el qu'elle applicable à un grand nombre <!<' monographies psychologiques; 3 parce que cette méthode esl transmissible. Il faul lire le 5 . non pas seulement en vuede savoir pourquoi l'on sou-

rit, mais encore afin d'apprendre de l'auteur comment, au temps mi nous sommes, on |>< •->• les questions <l<- psychi comment

<>n les traite el même comment on lr> résout II semble bien, en effet, que nous soyons i<i en présence il une question résolue, <>u bien près de l'èl re.

Dl PKEEL Ki ,.i m Essai sur les catégories in-8°, Bruxelles,

lien ri Lamerl i n ; \ l i i » > p.).

L'objet de cette étude, à la fois historique et[critiqu< * d'assurer une signification rigoureuse .m mot de ci el

de rechercher les propriétés fondamentales de la notion ainsi désignée \ rtisstment, p. h ». Elle comprend sept chapitn Dans les trois premiers, l'auteur expose, ou plutôt résume t brièvement, — trop brièvement, — la théorie des nez

Aristote, chez Kant et chez Renouvier. Dans Le chapitre iv. il compare ces trois systèmes el montre les points sur lesquels ils s'accordenl el ceux où ils présentent <\r> différences. Dan- les deux chapitres suivants, il l'ail connaître ses vues personnelles sur le problème des catégories. Le chapitre vu el dernier est consacrée l'appréciation «1rs trois systèmes exposés el comparés dans les chapil res i. n. m et iv.

M. Dupréel distingue les catégories en primaires el en secondaires. Los catégories primaires, qui son! en raison dé leur universalité logique, impliquées nécessairement dans toute démarche de l'esprit, peuvent être aussi appelées catégories logiques. Ce son! la multiplicité, la quantité, la qualité, la relation. Les catégories secondaires se divisent en catégories sensibles (espace ri temps) et en catégories psychologiques. La conscience fait partie de ces dernières, au nombre desquelles L'auteur entend sans doute aussi, — nous le supposons, mettre la causalité el la finalité.

Nous remarquons qu'il reproche à Kanl de séparer radicalement h- monde connaissable du monde nouménal, ce qu'il considère coin me une régression sur lr système aristotélicien; à Renouvier de méconnaître l'ordre hiérarchique des catégories, ce qui lui pareil un recul sur le système de Kanl p. 136). <>n a pu voir [en lisant, dans V Année philosophique de 1905, notre étude sur le livre de M. Séailles, la Philosophie de Charles Renouvier) que, sur ces deux points, nous sommes d'accord avec M. Dupréel.

Nous n'avons pas d'objections contre La distinction et l'ordre qu'il établit entre les espèces de catégories, ni contre Les noms de logiques, de sensibles et de psychologiques par lesquels il exprime cette distinction el cel ordre. Mais selon nous, il n'y qu'une catégorie sensible, l'espace, et l'on doit mettre le temps, avec la qualité el le nombre, dan- les catégories Logiques. De plus, nous

tenons, — et cette idée, don! il parait fort éloigné, c me l'était

Renouvier lui même, esl à nos yeux, de la pins grande importance,— qu'à cette unique catégorie sensible ou forme de la

sensibilité, l'espace, i ■ saurait accorder le même caractère de

nécessité qu'aux catégories logiques et psychologiques.

Il i esl agréable, d'ailleurs, de retrouver la doctrine néo-

criticiste dans l'impossibilité qu'il reconnaît p. lit1 de poser l'absolu, la substance, l'inconnaissable, sans nier les catégorii Seulement, on peut s'étonner, semble-t il, que, reconnaissant cette impossibilité, il n'ait pas signalé, qu'il n'ai! pas vu peut être ce qui en esl la conséquence essentielle el qui est fondamental dan- le néo criticisme, l'incompatibilité de cel absolu qu'est I 'inlini avec la 1 iti gorie du nombre '.

I. Le nom ,\ .1I1-..I11 rtarnemenl .1 l infini qui, pur hypothèse,

pas, comme les nombres finis quelconques, de relation a l'unité; et

PILLON i:i.\ i S BIBIJUliR mmi-i i 1 6

FIESSINGER (D Ch Soience et spiritualisme

m 12, Pei rin ; 278 p

i , [ivre ''-1 divisé en quatre chapitres : i l> la valeur de lit . h L'dme el Dieu; m. Le matérialisme; \\ i ,

Catholii istne.

Lac ilusion du premier chapitre es) que l'hypothèse tient

une place énorme dans les scienc< imélriques, mécaniques,

physiques, que nous nous plaisons .< croire assises sur des fonde ments définitifs > ; que, par suite, la valeur réelle d< es) toute dans leurs applications : que, pour ences, comme

pour les sciences morales, il ne faul pas s'inquiéter des fondements, m;ii> se contenter de juger de l'utilité ou <l<- la beauté <!<• l'édifice i : que, dans les unes aussi bien que dans les autres, on ne doil pas avoir la prétention d'apporter une faculté d'analyse rigoureuse à l'examen de tous les postulats p V\ el suiv v, [on l'auteur, cette conclusion - il !<• déclare deux r<>i- p '■;> el esl imposée surtout par les non-euclidiennes

donl l'apparition, dit-il, a désorienté la direction des conna Bances acquis* -

L'objet du second chapitre esl de montrer '|n<' les croyances spiritual istes existence de Dieu, immortalité * I • - l'âme se justifient surtout parleur valeur el leur portée morales, et que, si elles sont repoussées, c'est à cause de l'influence directrice qu'elles exercenl sur la conduite Ces croyances ont leur source dans « les aspirations vers un idéal <!<• justice p 81 ; elles font la grandeur de l'humanité D'ailleurs, remarque notre auteur, le matérialisme ne pi'iit plus se soutenir aujourd'hui que les questions d!énergie onl | > ti - pi m du domaine scientifique Nous

savons qu'en dehors de la matière il existe autre chose. Le monde de l'énergie ou monde immatériel est démontré el sa connaissance ébranlera bien des opinions qui se croyaient sûres <!<• leur fail (p. :■•

Il \ ,i. dirons-nous, une excellente raison pour admettre que la matière n'est pas tout, c'est qu'elle n'est rien, i est que les <|u,ilitcs qui la définissent ne peuvent avoir >ir réalité objective, qu il n'existe donc dans le monde < 1 1 1 • - des sujets percevants, des conscienci

Dans le chapitre m, M i i ^singer réfute le matérialisme par les . conséquences intellectuelles, morales el sociales qui lui paraissent en résulter Le matérialisme, dit-il, engendre des mou> ments «I idées, des formes de sentiment, des modifications 30< ia

l'on oe peut donc adn* son caractère d'unie ei salit

166 L'ANNÉE PHILOSOPBIQl E. 1906

Ni les unesjni les autres ne sont heureuses. On y lient parce qu'elles flattent les instincts obscurs, de l'animalité (p. 98). » I. errçùr qui, selon lui. caractérise le matérialisme esl d'appliquer à la vie inorale, que régil la loi du plu- grand effort, celle du moindre effort, à laquelle esl assujettie la vie organique.

Le chapitre iv et dernier esl consacré ;i l'apologie du catholicisme. L'auteur y défend, en invoquant la psy< hologie, le célibat dc> prêtres, les exercices spirituels, le culte des images, lu eonfession. l'infaillibilité du pape. Le catholicisme est, à ses yeux, de toutes les religions la plus opposée au matérialisme, doue la plus parfaite, parceque c'esl celle qui réclame de ses fidèles le plus grand efforl p. 213) ».

FOI CA1 LT (Marcel). — Le rêve, études et observations, (in Bibliothèque «le philosophie contemporaine, F. Aican : m-

Ce livre, où l'auteur a refondu -;i thèse latine (De somniis observationes et cogitationes), comprend huit chapitres ; i Questions / liminaires; n. L'évolution duréve après le sommeil; m. L'état de conscience pendant le sommeil ; w. I." construction du rêve après le sommeil; \ . Les sentiments dan ileréve; vi. /.<■ développement spontané des mm \ vu. Le rêve perceptif; vin. L'organisation émotionnelL des sén

M. M Foucault distingue dans la* formation du rêve un double travail : un travail qui s'effectue après la lin du sommeil, c'est-àdire principalement pendant la période du réveil; un travail antérieur qui se fait pendant le sommeil même. Il en résulte que doux problèmes Be posent au sujet du rêve : t Gomment I" rêve devient-il le souvenir du rêve et quelles transformations subit-il dans cette opération ? 2 Gomment se forme le rêve proprement dit ei sous quelle forme existaient, avant que le mémoire leur eût donne une forme nouvelle, les sensations et les images que noua trouvons dans le souvenir du rêve, dans le rêve d'observation ' Le pi imier problème est traité principalement dans h-- chapitres u et i\ : la description générale île l'état de conscience pendant le nmeil esl l'objet du chapitre m : et, dans les chapitres \. \ i mi et mu. l'auteur s'applique à élucider quelques-unes des questions relatives à la no- mentale pend. mi le sommeil.

Pour faire connaître les résultats de ces intéressantes recherches sur le rêve, nous ne saurions mieux faire que de citer les propositions où M l ;mli n pi U soin de les résumer lur-même :

Les deux travaux qui produisent le rêve d'observation, travail de construction logique après le sommeil, travail d'arrangement automatique pendant le sommeil -ont entièrement inaper- ., u- pour l'esprit qui le<= plit...

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l i construction logique, postérieure au sommeil, a pour l"il de faire de l'ensemble des évônemenl naires ou illusoires

du rêve, une suite d'événements raisonnablement aussi semblables que p< » — i 1 »l « • à ceux <iu<- pr< sente le monde réel...

La construction logique s'achève rarement, de 3orte que l'efforl instinctif des facultés rationnelles a précisémenl pour effel de produire I incohérence...

Pendant l«- sommeil, l'espril esl occupé par une pluralité de simultanées il imaj uxquelles se mèlenl aussi des sen-

sations: l'espril i|tii -•■ réveille saisit ordinairemenl deux ou ti lambeaux de < les plus récents, et ce son! là les tableaux

qui ,ii>nit ensuite en un drame

i simultanées forment probablement plusieurs

couches différentes, donl 1rs unes son! plus rapproché» autres plus él - de l'aperception ..

Les images qui <>ui le plus de chances de reparaître à la conscient e par le moyen du i< ve, el d'occuper dans la subc< cience les couches supérieures, sont, toutes chos aies d'ailleurs : 1° les plus récentes; 2° les plus é tii celles qui

proviennent de perceptions inattentives ; i celles qui onl occupé l'esprit récemment à titre d'ima

Des images oubliées dans l'étal de veille, des sensations inaperçues dans le même état, peuvent reparaître pendant le sommeil, el prendre place dans les n\

l. g sentiments de la veille tend< -■• réaliser pendant le

sommeil, les craintes plus encore que les

l es sentiments qui agissent pendant le sommeil sont surtout ceux qui onl été refoulés pendant la veille .

laque image tend à se développer pour son compte subordonner les autres imag

I i subordination n'est pas toujours parfaite, I là une

source nouvelle il<' bizarreries ou d'incohéren ondairi

l »ns peuvent se développer aussi dans le rèv<

elles forment alors des tableaux perei p islruction du

tableau perceptif comprend les mêmes opérations que celle de la perception, mais la sensatioi mbine dans l< les

images qu'elle trouve à Ba disposition el qui B'imposenl à elle, de telle sorte qu'il en résulte une illus

L'émotion qui apparaît brusquement pendant h meil

unifie les séries voisinesel provoque le réveil; l'émotion qui ; Biste sans produire le réveil donne lieu .i un rêve simple el sui>

GAULTIER [Jules de). — Les raisons de l'idéalisme (in-12, Société du Mercure de France; 258 p. .

Dans cri ouvrage, qui se rattache à ceux qu'il a publiés antérieurement, notammenl ;i ceux quj Boni Intitulés : l>< Kant <> Xictzscke et Nietzsche <■/ lu réforme philosophique l, M. Jules de Gaultier expose et s'applique à justifier une conception idéaliste du monde, où l'esthétique, substituée à l'éthique, est présentée comme le principe qui doil donner à l'existence sa significati I -a valeur.

Dans le premier chapitre, il critique el rejette la métaphysique dualiste, c'est-à-dire la distinction de la substance créatrice el de la substance créée, où il croil pouvoir montrer une contradiction logique. Le second chapitre esl consacré a la métaphysique matérialistej a laquelle l'auteur reproche avec raison, de < blesser

la réalité psychologique, la seule qui nous soit d< je, en imagi-

nant un être métaphysique, la matière, la matière abstraite, qu'aucune de nos sensations oe nous fait connaître p. 54] ».

Lemonisme matérialiste écarté, M. de Gaultier passée l'idéalisme de Berkeley, qui réduit la réalité des choses, des objets dits extérieurs - au percipi, au l'ait d'être perçue », et qui, entre . deux termes percipere <\ percipi, ne laisse place pour aucune

réalité relevant d s origine différente (p. 65 II tient. — et sur

, i poinl nous sommes parfaitement d'accord avec lui. qu'à l'appui de eetle thèse, . Berkeley a apporté une suite d'arguments techniques d'une extraordinaire rigueur et don! aucune réfutation n'a réussi a compromettre la solidité eh. m. p. 65

Mais il repousse, c me un retour au dualisme, l'hypothèse de

l'intervention divine par laquelle Berkeley explique la constance de- représentations qui ont engendré la croyance a l'objectivité des choses. Il no laisse pas d'admirer ■ l'usage que Berkeley a f;,il d'une telle hypothèse, le remarquable pouvoir justificatif qu'elle comporte sous le jour de ses théories De toutes les

pr< uves .le l'existence de Dieu imaginées par le- docteurs, dit-il. c'esl la seule, qui soil digne d.' retenir l'examen (ch. iv, p 90). » Non seulement, dirons-nous, cette hypothèse déiste de Berkeley esl digne de retenir l'examen, mais elle peut, Belon non-, être opposée victorieusemenl à celle que lui préfère notre auteur et qu'il soutient, au chapitre v, en poussant l'idéalisrhi consé-

quences extrêmes. La première de ces hypothèses, dont il parait

satisfaire, esl celle de l'idéalisme subjectif absolu d'ap laquelle,' Bans sortir de mon moi, je possède tous les éléments

I. Nous ■ •> •"- " udu i »mpte du premier de ces Ih res dans \' Année philosophique de 1900 p 291 ; et du ad dans VAnm e de 1905,

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d'une explication propre .1 rendre compte de I existence «!<■ l'uni vers phénoménal p. 106 , La seconde hypothèse esl celle de l'idéalisme objectif absolu qui ne laisse place dans l univers <|ii .< la seule réalité de la pensée. Dan dit M. de Gaul

tier, aucun Bujel individuel, \>.>- plus «pi aucun objcl n<- possède aucune réalité véritable, mais imi^ !»■> objets comme toua les sujets 3ont des moyens de représentation pour la pensée, la penétanl la Beule activité répandue dans l'univers : les rapports fixes '|ui existent entre les sujets el les objets t< moignent, non pas de l'indépendance de l'objel à l'égard «lu sujet, mais de la dépendance « I « ■ l'un el de l'autre .1 l'égard <!<• la pens< e p 1 1 1

qui nous éloigne de ce monisme idéaliste et, par suite, des conséquences qu'en lire forl ingénieusemeni l'auteur dans les chapitres suivants, c'esl que la pensée abstraite est, à notre sens, une fiction métaphysique, comme la matière abstraite; que la conscience, le sujel individuel, esl la vraie réalité Bans laquelle el hors de laquelle la pensée n existe pas; que M. de Gaultier le prouve lui même en personnifiant sanj la pensée, en la fai-

sant agir comme nue conscience; qu'il existe réellement objets hors <!<• moi, mais que ces objets sont des sujets autres que moi, indépendants * 1 « - moi, des sujets conscients .1 des divers . que le monde se compose d'une multitude de conscient dont les rapports supposent une conscience suprême.

LAGRÊSILLE Himii . — Monde psychique, les ordres des idées et des âmes grand in 8 . Fischbacher; 654 p. .

ouvrage tail Buiteé '■«•lui qui a paru en 1902 bous ce titre : Le fonctionn niversel, ithèse philosophique, etdonl nous

avons rendu compte dans V Année philosophique de 1902, |> 158. Le volume publié à cette époque était consacré < l'élude <lu monde

physique. Le présent volume a | r objet l'étude du monde de

l'espril II esl < i 1 \ 1 —« • en cinq livres: I Logique n appliquée; Il Tht III 0 ionisation psy-

chique ou psychologie constitutionnelle ; l\ / \ / \aléthique ou reconn

Le premier livre comprend six chapitres où l'auteur expose ses vues . Bur l'adaptation du raisonnement à la nature et .1 b< rations; but la logique de l'existence ou ont . sur la

tude rationnelle; sur la raison universelle ; but les prini ipes de raison pure ou de causalité; sur les différent! cause el leurs liaisons

Dans les cinq chapitres dont se compose l<- second livre, M l aille traite successivement : de l'idée de Dieu el d<

valeur philosophique ; de la critique kantiste de la démontration

de l'existence de Dieu; des diverses preuves de l'existence de Dieu; des rapports de Dieu el du monde; de la fonction de l'être universel el «lu développement de I ordre.

Dans les sepl chapitres du livre III. il étudie : les objets et les éléments véritables de la science psychologique ; la norme et les principes de représentation de l'ordre psychique dans le monde; l'organisation animique chez l'homme; les rôles simultanés des âmes composantes de l'homme; la volonté et son rôle de din lion: la sensibilité physique et la sensibilité psychique ou sentimentalité; l'intelligence el l'imagination.

Le livre l\ esl divisé en six livres doni les matières sont indiquées par les titres suivants : Qu'est-ce que l'idée '.' Sa valeur de forme, d'existence <■! de fonction ; L'idée comme phénomène el comme donné; Formation de nos idées ou de dos expressions intelligibles ; Fonction de l'idée dans l'esprit ; L'idée principe de toute fond ion : Les idées vi\ antes.

Le livre V el dernier, où Tauleur se propose d'atteindre lea termes vrais composant les relations auxquelles se trouve ramené le développement du monde, se compose de six chapitres : Des li rmes des choses : l>u terme du mouvement : l'idée, cause originelle et finale; Terme extérieur général ou dernier office >\r> actions :1a vie de la nature ; Termes intérieurs ou buts des acb la vie subjective et le bien; La morl comme terme naturel des êtres vivants, et la vie future comme terme spirituel *\f> àm< - Tenue- signes (|ui expriment verbalement, el termes-qualités qui définissent intellectuellement les objets du monde et de la pens<

.Niais regrettons de ne pouvoir, en cette notice, arrêter l'attention du lecteur sur quelques-unes des idées originales que ren

ferment ces cinq livres. Nous is bornerons à lui signaler dans

le chapitre premier du livre \. les articles III. IN el \ p. 544 556), où M. Lagrésille établit la non-réalité, ou, comme il dit, ['inentité de la matière, et qui nous paraissent fort remarquables, Cependant les arguments sur lesquels s'appuie sou idéalisme ne snnl pas tous également solides; et nous ne saurions accorder aucune valeur à celui qui « ► [ » | »■ i^« • à l'existence réellede la matière l'impossibilité d'admettre : d'une part, que Dieu aiteréé ca nihilo une substance quelconque; d'autre part, qu'il ait tiré de sa substance, qui esl spirituelle, ■ une substance contraire, toute matérielle p 552

LAHOH h \\ . Le Bréviaire d un panthéiste et le pessimisme héroïque in-16 . Fischbacher ; 325 p

1 • volume i -i un recueil de réflexions et de max •- que I auteur a emprunté* à de- penseurs de toutes lesrai

PILLON i.l m l BIB1 IOGBAPHIQI B 1 Tl

el tir tous les temps, el auxquelles il a j • • i i ■ t des notes très in

pour mettre en lumière l'unité de la doctrine qu'il a emJj el qu'il nomme , M. Lahor prend

d'expliquer, dans une courte introduction, le titre qu'il ;• donné .1 son livre el < i u i en indique I objel el l espril ;

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