II. J 1 ufit ; m. J / homme : i
nihi . , /
\i Sympa t Hilarité, justice ; \n L'art, la
vin. Vesthé l » la
l hé'
Parmi les notes de I auteur non où il expose
vues personnelles sur le panthéisme brahmanique |> 18 : sur sine j - ur l'unité de substance p 54 ; sur la nature litn sur le problème du mal p 1 1 i el sui r le
b iuddhisme |> 126 ■•' suiv ; sur 1< ». 145. I ir le
pessimisme envi* lition <-i point «It* départ <l u
moralité el d'une foi nouvelles p. 159 <i suiv. : Bur la ■ cience à laquelle I humanit» ècle p
Ii- 1 ondil ions di - de la \ ie humaine
sur !<• pacifisme •>'"- incompal ibili
vie |> 264
Il est inutile de dire que nous sommes fort éloigm ■ panthéiste que 11. Lahor pi rne chrétien \
trine qu'il préconise, parce qu'elle lui paraît s'accorder avec la sri. ncr a et ne 1 1< •. nous opposons la critique que la philosophie idéaliste, en ses progrès de plus en plus décisifs, a faite de la matière e1 del'espace, de la substance el <le l'infini. .Nous remarquons, d'ailleurs, que, malgré son admiration pour le bouddhisme, il repousse avec raison la morale bouddhique de l'amour absolu.
LAPPON1 (Dr Joseph . — L'hypnotisme et le spiritisme. —Etude médico-critique in-12, Perrin, 290p. .
Ce! ouvrage en es! à sa troisième édition. Nous en concluons que les phénomènes spirites onl le don d'inquiéter la curiosité publique. Car il est suc le même sujet pas mal d'autres livres mieux faits el plus sérieusement médités. Il es! \ raiment étrange qu'on vien ne nous assurer de la réalité des phénomènes tels que les tables tournantes, apparitions.., etc. pour déclarer peu âpre- qu'on ii a jamais pu observer par soi-même un fait de ce genre» Le docteur Lapponi a pu être un fort hou praticien. Il n'a jamais eu I prit critique, ni l'espril scienl ifique.
LE DANTEC Félix).— La lutte universelle (in 12, Bibliothèque de philosophie scientifique, Flammarion : 294 p.).
L'infatigable penseur qu'esl M Le Dantec, sous le nom de Lutte Universelle, a écril un livre des plus personnels et, pour les profanes, du moin-, des plus instructifs. Il ne songe nullement à varier le vieux thème de la concurrence vitale. Il vise el parvient à établir que toute existence est le résultat d'une lutte.
(m le savail pour les corps vivants. <»n savait la guerre «les espèces entre elles. Je me trompe, on était censé le savoir. La for mule Struggle for life, est dans toutes les bouches II se pourrait qu'elle fût, pour nos jeunes 'jeu- el nos jeune- filles de France, el cela surtout, une occasion de mal prononcer l'anglais. Car il ne Buffil pas de nommer pour comprendre ce que l'on nomme. M ce a esl point sur ce côté de la concurrence que M. Le Dantec in e. Il voil dans les faits d'habitude, d'adaptation, la preuve d'une victoire sur le milieu, mais d une victoire achetée : -i l'être s'habitue, i esl après avoir accepté ce qu'il repoussait tout d'abord, tanl il esl vrai, qu'en dépit de la tendance de tout ce qui \d a varier incessamment -e- perceptions, il esl au fond île tout ehe un je m quel misonéisme qui le rend réfractaire
aux changements ou trop brusques ou trop inattendus. El ce n'esl vraiment pas dommage : à trop docilement accepter l'innovation, n'importe laquelle, on se transformerait jusqu .1 ne plus
PILLON . RI \ i i. RIDI lOfiB v C H i
se reconnaître, ou ce qui équivaudrait, à disparaître, du moins en t. ni qu'individu. i! i esl pourquoi le vieux dicton: Charité bien ordonnée commence par soi même >, demande à être pria toul ce qu il 5 a de plus au sérieux.
h omenl où vivrec'esl lutter el même vaincre, il esl naturel
de chercher ;i classer Ie9 êtres en raison du degré de leur apti tude à vaincre \ ce poinl de vue, il > a lieu d'intercaler, Belon M, Le Dantec, entre les vivants victorieux dans la lutte el les corps bruts incapables de vaincre, une classe de corps donl lea victoires sonl partielles el intermittentes. Ce qui caractérise i corps, -i i .h bien compris l'auteur, c'esl qu ils émanent de corps vivants el sonl comme des parties de leur activité physique transportables à d'autres êtres, relie la flamme qui peut imposer l'étal flamme à des parties croissantes de I espai e sans subir la moindre modification p. 113 , telles les diastases réfracta ires à I assimilation chimique, nullement, dans certaines circonstam ;i l'assimilation physique p. 13). La lutte des corps vivants contre les di remplil presque toul le champ de la pathol -
El l'étude de la pathol ajouterons-nous, jette de »
lumières sur la constitution des corp9, puisqu'elle nous permet d'ébranler les vieilles classifications el vienl enrichir la compréhension de notre idée de la nature.
On lira curieusement les pages de M. Félix Le Dantec sur la tuberculose. On fera bien surtout, «mi les lisant, dese rendre compte des raisons pour lesquelles ces pages ne sont point un hors d'oeuvre el se rattachent, au contraire, à l'intimité, du sujel Ce que nous venons d'écrire, en citant l'auteur, sur les corps intermédiaires entre la matière vivante el la matière brute, d'une part, el de l'autre, ce que nous savons toul couramment sur ce mal dont la gravité justifie notre terreur, permettent, croyons-nous, de faire comprendre comment dans un livre sur la Lutte universelle » telle que I écrivain l'a conçue, le chapitre sut la tuberculose avait sa pi naturelle el de première importance au double point de vue pathoque ''l philosophique.
1.1 Q| El G Idées générales de psychologie i B . Bibliothèque
de philosophie contemporaine, F. Alcan,295 p
M. Luquet, ancien élève de M Berj son, a voulu mettre les idées de Bon maître à la portée des candidats au baccalauréat, e ;it.
sous le titre qu'on vienl de lire, une introduction .i la psychologie. Un peu longue cette introduction pour des élèv< s. n faul en prendre son parti, quand on s'adresse à des lecteurs ptans,
et ne leur servir que de la b e toute préparée, ■ <■ Jenl
l." \\\KK PHILOSOPHIQUE.
toul prendre et3 au besoin, tout apprendre. Or, pour se servir utilement de cet ouvrage, il conviendrait de le résumer. Ce serait chose facile à mon avis. M. Luquet aurait pu réduire son volume .1 sa moitié en lui conservant tout l'essentiel,
Que contient cet « essentiel »? On le sait quand on connail les idées de M. Bergson. M. Luquet a eu l'heureuse idée de les exposer sans les « opposer ». Les adversaires sont oubliés. Et c'est tort bien. Quand on parle à des élèves, inutile de débuter ainsi : « Il y a des philosophes qui.... etc : ces philosophes se trompent . Car.... etc. > Siircciil r.-jK.ns.v- f.-iilrs ;m ki< •<■;■ lauréat. quatre- vingtdix sont de cette forme. Inutilede dire que le candidat a toujours une idée plus exacte de la doctrine soi-disant fausse que de la doctrine censée vraie.
En suivant son heureuse méthode d'exposition, M. Luquet a vraiment rendu service à M. Bergson, car lu à travers l'élève, le maître ne garde presque plus rien d'hétérodoxe. La fameuse théorie bergsonienne du temps passe aussi facilement qu'une pilule d'homœopathe. Kl ceci est très curieux à moins que ce ne soit très inquiétant ■'. — la réputation d'originalité faite à la doctrine pourrait y perdre. Le dommage en sérail certes amoindri, si la réputation de vérité avait chance d'y gagner
A y regarder de près, si on sait lire M. Luquet, si on le lit, comme ne le liront pas les élèves, on s'aperçoit au bout d'un certain temps que la thèse fondamentale de M Bergson est là tout entière, et que la digestion en est moins facile que ne I avait été l'ingestion. Chez l'élève, comme chez le maître, le moi durable participe de je ne sais quelle <• nouménalité . qui en fait un inconnaissable partiel. On 3e demande ce que devient alors la psychologie considérée comme science... bref, ou se pose toutes les questions que -,. posenl les admirateurs du talent de M. Bergson réfractaires nu bergsonisme.
Le style «le M. Luquet est clair, un peu terne, cependant : facile,
un peu verbeux, toutefois. L'ensemble du livre esl I La thèse
il, la solidarité des faits psychologiques, chère aux néo-critù istes on lésait, y esl bien présentée, sagement défendue. Elle a inspiré à I auteur ses meilleures paj
M \l. \l'l.i; I Paulin). - Les éléments du caractère et leurs lois de combinaisons, deuxième édition entièrement refondue in-8°, Bibliothèque de philosophie contemporaine, F. Alcan : wvui- 206 p.).
La première édition de cet ouvrage ;i paru en 1898. Nous en avons rendu compte dans l Année philosophique de 1898, p. 177.
PII LOIf. - BIBI IOGRAPHIQI i I 75
I tuteur n'a introduit dans la nouvelle édition aucune modifii tion essentielle; il s'csl borné, nous d il il, re un assez grand nombre de corrections de détails el à compléter 3ur certains points ->>\i exposition Dans la Préface donl cette deuxièi
tion estprécédée, il précise >-i défend contre les objections qui y « m t été faites lr> thèses principales qu'il .1 soutenues au sujel «lu caractère. Ces thèses peuvent se ramener à deux.
li première esl que, pour déterminer les variations que pré sentent les éléments du caractère, il faut considérer, non seulement • les inégalités que manifestent dans leur intensité, dans leur ampleur, dans le développement de leur activité, les gram fonctions mentales . mais encore <•( surtout leurs formes <>u mod ■ aspects caractéristiques qu'elles révèlent el qui tiennent beaucoup moins en sommeâ leur intensité, ;i leur développement <>u ;i leurs objets, qu'à leur fin/un de jouer, si l'on peut ainsi parler Ce qui me paraît important, «lit M Malapert, «•<• n'est \>;\^ seulement <!<• savoir d'un homme s'il sent plus mi moins, ni même qu'elles sont les circonstances, les objets qui sollicitent de préférence Ba sensibilité, c'est encore el surtout de connaître sa manière individuelle de sentir, je veux dire la brua querie ou la lenteur avec lesquelles naissent chez lui les émo l i. m -i. leur stabilité ou leur fugacité, leur aptitude ;i revivre el ;■ se diffuser, .1 s'éveiller en quelque sorte sympathiquement, leur puissance de retentissement, leur indépendant leur discordance réciproque, leur tonalité habituelle, etc. Pré/ . |>. r\
La seconde thèse soutenue par l'auteur est que les éléments du caractère se combinent selon des lois qu il s'agit de déterminer.
II explique le sens qu'il convient, selon lui, <!<• donner, en étholo-
! , es lois de combinaison :
! iand il lu caractère, dit-il, la complexité des éléments
.1 des facteurs en présence est telle qu'on ne peut jamais affirmer que telle modalité s'accompagnei tinement el constamment < 1 • - telle autre, mais qu'elle tend à la produire, qu'elle la produira .1 moins qu'un ensembh irconstances ne vienne contrarier <>u modifier le résultat. C'est «-n <••• sens, el j'y ;ii insisté ■> plusieurs reprises, que j'ai entendu parler de l< «i s. de corrélation [p. xu
MOUTIN h. I.. Le magnétisme humain L'hypnotisme et le spiritualisme moderne in 12, Perri I p.).
Ce livre n .1 rien d'original. C'est une compilation au - plus
cl du terme Pasde critique En revanche, beaucoupdi Les gens du monde le liront peut-ètn aveccuriosil 1 dlleurs
.1 eux que, visiblement, il B'adresse. L D.
NAYRAC Jeas Pai l — Physiologie et psychologie de l'attention. Préface de M. Th. Ribot in-8°, Bibliothèque (i<' philosophie contemporaine, F. Alcan : \i 223 p.).
Écrit en vue d'un concours académique, ce livre traite, en quatre chapitres, delà physiologie, de la psychologie el de la pathologie ,1,. l'attention el se termine par un chapitre sur la rééducation et ['éducation de l'attention. Ce qui en fait le principal intérêt, c'est qu'il expose clairemenl les études récentes don! l'attention a été l'objet. Tous 1rs chapitres sont, à ce point de vue, également instructifs. Ton- seronl lus avec profil et plaisir. Nous citerons quelques passages des Conclusions générales de l'auteur, où l'on peut voir que sa pensée ne manque ni de force, ni d'originalité :
« L'attention agit tout autrement que le sentiment. L'on peut dire même qu'elle est l'ennemie du sentiment. Celui-ci dissout, désagrège leséléments psychiques ; celle là, au contraire, unifie, groupe et synl hétise.
« L'attention détient un pouvoir de création, je dirai presque d'invention. Elle crée, en premier lieu, <!<■> attentions habitudes, qui s'enracinent si profondément dans notre esprit qu'elles résis tint longtemps à l'œuvre néfaste de la dissolution. Elle rend nos sensations, nos perceptions, en un mot, toute notre idéation plus claire, plus nette el plus précise Elle donne naissance à des souvenirs et a des associations d'idées neufs et originaux. Unie à l'el forl et à la volonté, elle forme notre faculté précieuse d'adaptation mentale p. 205)...
« L'attention spontanée el l'attention-sentimenl sent souvent assez rigoureusement déterminées par des causes et dea influences de lieu, de milieu et de temps; l'attention volontaire, au contraire, est relativement libre, c'est-à-dire qu'elle est relativement maitresse de son activité el du choix de cette activité. Qui dit attention dit nécessairement tendance à la distraction. L'homme est natu rellement distrait, il n'est attentif que grâce à l'effort. L'homme esl naturellement fait pour l'indolence : il aime le changement. (. esl pourquoi l'attention représente une lutte tenace contrecette distraction el colle indolence innées (p. 206 ...
La p la ogie actuelle se a :ie fort peu de l'éducation de l'attention. Lea parenta ne sont paa dea édu< ateura de I effort el de la \ olonté ; il gàtenl l rop leurs enfants. .
Les facteurs sociaux qui paralysent l'éducation de l'attention, chez l adulte, ne sont (i.i- h is graves Les parenta sont, en général, trop inconsi iemmenl bons pour leurs enfants, car ds ne leur laissent pa z d'initiative; ils ne Bavent paa leur procurer l'occasion de taire dea efforts utiles et adaptée Aussi, ceux-ci sont ils, trop souvent, dea sujeta indolents, faibles el paresseux (p. ^<>9)...
PII I ■ i n - in;\ i i BIHLIUGR U'Hlgl i
i ose me risquer jusqu .1 dire que, somme toute, l'attention e util- activité .un.i-m.ilr • de notre nature, je veux dire qu'étant uni' création même de l'homme, qui esl à l origine naturellement paresseux el indolent, elle représente, de ce fait, une action, une lutte intense el considérable de celui-ci contre la Nature...
1 e n esl qu'en inl but la Nature, el .1 force de peines el
de labeur que l'homme a Fail naître du vieux fonds de l'attention spontanée el innée l'attention volontaire, qui constitue son meil leur instrument d'investigation scientifique. C'esl de la lutte opi- 11i.it 1- tre la Nature el sa nature, qu'est née la plus belle œuvre de I homme, c'est .1 dire la science p. 21 1). »
9 vues sur l'attention volontaire nous paraissent justes et importantes1. Mais, -1 la passion est une espèce du genre sentiment, el s'il est, comme nous le croyons, impossible de nier l<- rôle que la |».is-ion joue dans l'attention volontaire, peut on voir, comme M Nayrac, un réel antagonisme entre l'attention et le sentiment? 1 lislinriioii de l'attention spontanée el de l'attention volontaire conduit naturellement à distinguer dans les états affect ifs des pèces différentes, si telle espèce du genre sentiment, précisément parce qu'elle détermine l'attention spontanée, peut être dite « l'ennemie ■ de l'attention volontaire el tenace . telle autre esp esl certainement la condition de cette dernière, loin de lui être opp
OLLÉ LAPRI NE Leoh . — La Raison et le Rationalisme, œuvre posthume avec préface de \ 1 1 Delbos [in-12, Perrin; -
M Ollè-Laprune a enseigné la philosophie plus de vingt an
durant à I Ecole -maie supérieure, de 1875 .. 1898, année de
mort Les élèves qui reçurent son enseignement n'onl guère fait moins honneur ;■ la philosophie, que leurs aînés qui avaient eu M. Lachelier pour maître 0 que M Ollè-Laprune,
par la franche el sympathique dignité de son attitude, se lil aimer d'un grand nombre d'élèves Je n'ai jamais entendu parler .1 personne qu'avec le plus grand respi
Si je rappelle ces choses el -1 j'ai voulu faire un acte de ivpecl envers une mémoire chère à plusieurs philosophes vraiment dignes de ce nom, c'esl pour les assurer de l'impartialib laquelle je me suis efforcé de lire ce recueil de leçons fait< l'École normale supérieure pendant la première année qu'Ollè- Laprune 3 n 1. 1 ai donc lu n ai je pas compris I ne
que cela m'étonnerai! : car on muI presque partout le maître