‹ L'Année philosophique (volume 2)Chapitre 7 sur 45 · Gomperz, "/- cit., pp. I W sqq · texte numérisé non relu

Gomperz, "/- cit., pp. I W sqq

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peut s'enseigner1. Mais ce qu'il entendait par renseignement de li vertu, loin d'affaiblir notre interprétation en est la «••m firmation manifeste Car, disait il. la vertu s'apprend par une gymnastique de la volonté analogue à la gymnastique du corps; la volonté se fortifie non par l'étude, mais par l'exercice El ce terme avait, de son temps, une signification très précise: il désignait la pratique purement empirique qui crée une aptitude sans que l'intelligence ;iit à intervenir. Platon pense peut être aux Cyniques quand il oppose la vertu populaire qui s'acquiert par l'exercice - . à la vertu

véritable qui peut s'enseigner •..//-- . Nous comprenons par là ce que les Cyniques voulaient dire quand il^ parlaient d'éducation et d'instruction Peu leur importail la formation d»' l'intelligence A l'exemple des Sophistes, il faisaient apprendre par cœur à leurs disciples des morceaux empruntés ;ni\ poètes1, où, vraisemblablement, étaient exaltés !»• courage et la maîtrise de Boi Cette sorte de dressage ne pouvait pas avoir à leurs yeux l'inconvénient de restreindre la liberté du vouloir, puisque celle-ci ne consistait pas d'après eux à agir avec intelligence, mais à agir avec énergie.

Aussi rr qu'Antisthène admirait le plus <'n Socrate, ce n'était pas ->>\\ enseignement, mais smi caractère. Il avait été Béduit par sa sérénité, ><>n endurance, <<>n dédain des conventions* Tandis que la plupart des Socratiques puisaient

dansla doctrine de leur maître la convicti [ue la raison

est l'essence de la nature humaine, Antisthène concluait de son exemple «i1"' l'homme n'est proprement et ne doit être que volonté.

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