Zeller, "/> cil . p
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de cette concession dépend, évidemment, du genre d'éducation qu'ils préconisaient el * i t • la façon donl il- concevaient l'instruction l.
On déclare, enfin, que la vertu d'après Antisthène, comme d'après Socrate el Euclide, réside dana lasaj • ou l'intelligence : que la raison esl 1 1 seule chose qui donne du prix à la vie; < [ u< * la sagesse, pour Antisthène el son école, se confond entièrement avec la volonté droite, la force, l'empire sur el l'honnêteté, doctri [ui non- ramène à la théorie socratique »l<' l'unité il»- la vertu el du savoir -'. — Il y .1 là quelques confusions. Les textes qu'on invoque pour établir qu'An tisthène a reconnu la suprématie de l'intelligence sonl singulièrement insuffisants. Il ;i pu dire 'i1"' la prudence - est le rempart le plus solide : que si l'on ne possède pas la raison
. il faut avoir u îorde pour se pendre, sans que
expressions ou d'autres semblables aienl impliqué le moins
du monde l'identité de la science et de la vertu. Car la
donl il parlai! consistait, au moins en grande parti.-.
.1 reconnaître l'impossibilité de la science, el la raison, chez
lui. bannissait le raisonne nt. D'autre part, en mettant au
premier rang la volonté droite, la force, l'énergie, l'empire mit soi, sa moral.- s'opposail directement à tout ce qui, dans la doctrine de Socrate, tendait à subordonner la volonti l'intelligence
Si An tisthène eûl été mis en demeure d'opter entre le volontarisme et 1 intellectualisme, il n'aurait pas hésité un seul instant La vertu ne peul consister, aurait-il dit, quedans la force du vouloir, la maîtrise de soi, l'effort. L'indépendance d'une volonté dont l'irrésistible énergie surmonte toutes le^ stances au dedans el au dehors, tel est! idéal des Cyniqu - Hercule est, pour eux, le type de la perfection Avant les Stoïciens, et bien plus décidément, ils ont fait consister le souverain bien dan- la tension de la volonté. S'ils ont pous
1. Les témoignages invoqu< a par Zeller, ibid., n. lisent, pour ta
plupart, sans indications plus 1 Cyniqn - ont attribué une
grande importance & la jeottSi *. L'un d'eu* i' • VI, (H ajoute qne d'après Diogène le Cynique cet x devait produire chei les jeunes
gens i., ruvï] .i. chez les vieillards, la «ap«p.uO(a. Seul un pass
.!■ Diogène Laêrce VI, 31 que nous allona citer, contient une dons cisesurla façon donl les Cyniques entendaient l'instruction.
t Zeller, op. et/., pp
\ cela se luit qu'il y .1 •[■' caractérisUque dana ■ ji.ii Zeller, u. l.
plus loin que tous les autres penseurs anciens la réprobation de la volupté et des passions, c'est parce qu'elles peuvent maîtriser et asservir la volonté '. Le plaisir même cesse d'être un mal s'il ne s'impose pas à la volonté et si, eu l'atteignant, elle conserve sa souveraineté et déploie son énergie2. Dès lors tout est bon et légitime, — car le plaisir est la dernière cbose qui puissele devenir, — pourvuquenlevoulaut, on soitassuré de n'être dominé par aucune tyrannie intérieure ou extérieure. Peu importe le but pour lequel se dépense l'effort individuel, l'essentiel est qu'il soit vraiment iudividuel et libre. II n'y a aucune raison pour que telle conduite soit meilleure que telle autre. On sait de reste que les Cyniques sont allés dans cette voie jusqu'au scandale. Mais ce que l'on considère chez eux comme de l'outrance et du paradoxe est la conséquence nécesd'une doctrine qui s'efforce de vider la moi alite de tout contenu intellectuel.
Ou a comparé Antistbène à Rousseau et soutenu que les Cyniques avaient prêché le retour à l'état de nature1. Mais cet état de nature est pour eux celui où la volonté ue subit aucune contrainte, et chacun peut le réaliser dans n'importe quel état social. Pais ce que veux, à condition que tu sois assuré que c'est toi-même qui le veux, telle serait la formule de la moralité comme ils la concevaient. Ils auraient pu dire aussi que la bonne volonté est la seule chose qui soit bonne sans conditions, et que la loi morale est celle que la volonté 3e ilonne à elle-même. Mais, impuissants à sortir de ce formalisme et à eu déterminer le contenu, ils ont affirmé que la matière de la loi est indifférente et que la volonté est toujours bonne quand elle est libre et robuste.
i tu objectera peut être qu'Antisthène a soutenu que la vertu
i Sur ces points les témoignages abondent, el sont trop connus pour qu'il > ait lieu de les énumérer. Nous nous bornons .1 rappeler les i de Cratès <<]> Clem , Strom., II. »i:i A) :
rjoovty otvopaitooujoet iôouÀtuxoi xai cntafxircoi iôdrvaTov ; >6ep(av t' ivcwtûffiv
el le début du résumé do la doctrine d'Antisthène dans Diogène i VI. 2)
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\nl , a], . Btob , Floril , 29, 65 : î<8ovàç ~.'y; ;x?-:i toùç ICÔVOUÇ BlUlXT- £ov, à> / OÙV \ *; itpô tô»v Ttévuiv.