Cf. Arist., De un.. I, I. i03 <>, i
16 l'année philosophiqde. 1908
par la conversion de A Cette conversion, en effet, s'opère, comme on l'a bien vu l, par un syllogisme de la troisième figure. Mais on introduit dans ce syllogisme comme dans celui de la seconde figure pour la contraposit ion une proposition identique : sorte de jugement que la pensée naturelle ignore, et qui n'est, encore une fois, que le résidu mort d'une action vivante de l'esprit. Dans le cas qui nous occupe, on affirme qu'une notion s'implique elle-même comme matière: l'homme est homme; l'homme est animal : quelque animal est homme. Cela signifie qu'en s'élevant jusqu'à la forme homme, la matière animal rencontre cette forme elle-même el s'en revêt.
Selon l'auteur que nous venons de citer, le principe de la troisième figure serait tout autre que nous n'avons dit. Il y aurait au fond de ce principe une constatation expérimentale, et le syllogisme de la troisième figure serait une interprétation de l'expérience 2.
Cependant uous croyons que le syllogisme de la troisième figure et l'induction n'ont rien de commun. C'est ce que nous allons essayer de montrer, eu nous inspirant surtout du passage connu d'Aristote 3, qu'est-ce qu'on a écrit de plus profond et de plus lumineux sur les rapports de l'induction et du syllogisme.
Que la proposition issue de l'induction exprime un rapport analytique ou un rapport synthétique, que le sujet y soit forme-fiu ou matière-moteur, toujours est-il que. dans une telle proposition, le sujet se présente comme fournissant la raison du rapport affirmé: les animaux sans fiel ont la vie longue., précisément parce qu'ils sont sans fiel. La proposition inductive comme telle est donc une proposition immédiate (itpôxaffiç ifjiecdç). Aussi est-ce en cela même qu'elle diffère de la démonstration déductive 4.
Lors doue que nous entreprendrons d'exposer une induction sous forme de syllogisme, le moyeu de ce syllogisme aura une fonction toute nouvelle. Si, essayant de lui conserver sa signification ordinaire, on voulait le considérer dans son rapport objectif (qu'il nous soit permis d'employer ici le langage
\. L.vchelier, Rev. phil., p. 473 : cf. 469; Et. sur le syll., p. 13 ; cf. '■<■ -2. Rev. phil-, p. 487 : Et. sur le syll., p. 38.