Lvchelier, Bev. phil., \>. 471 ; Et. surlesyll
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déjà de la logique artificielle. Mais il n'en reste pas moins que sa raison d'être est au fond la même que celle de la seconde figure : savoir que là où la matière u'est pas, la forme n'esl pas. Cette identité de principe entre les deux opérations fait d'ailleurs que, sauf les trois cas énumérés plus haut, nous tenons la contraposition des négatives pour illégitime la [liante n'est pas animal; l'animal u'est pas plante). Le sens de la négation, car. au fond, il ne s'agit pas d'autre chose, ne peut pas être le môme dans un monde rationnel et, d'autre part, dans un monde empirique ou dans un monde d'uni versaux, c'est-à-dire de classes. Car dans uu monde rationnel la subordination règne, taudis que, dans les deux autres, il n'y a que juxtaposition ou coordination.
La troisième figure repose, comme nous l'avons déjà indiqué, sur ce principe que, de deux matières d'une forme donnée, la moins complexe doit, à un certain moment de son ascension vers la forme donnée, revêtir une certaine forme, par son union avec laquelle, elle peut, être dite être la forme de la forme plus complexe. Mais, puisque ce n'est pas par elle-même que la forme en question joue le rôle qu'on lui donne dans la conclusion, puisqu'elle ne le joue qu'à la condition d'être unie à une certaine forme, il faut indiquer cette circonstance par un signe, et c'est à quoi l'on emploie fort convenablement le signe de la particularité: quelques, dont on fait précéder le nom de la matière dont il s'agit. Nous disons qu'un tel usage du signe quelque est très convenable, parce que les notions perdant de leur extension à mesure qu'elles se compliquent, la marque d'une extension restreinte désigue naturellement une notion enrichie par l'addition de déterminations nouvelles. Quelque X, c'est X plus autre chose avec quoi il fait corps.
V est Y ; V est Z ; quelque Z est Y, tel est le syllogisme dor>t nous venons d'expliquer et de justifier le type: c'est ce qu'on appelle le mode dArAptl. Mais on peut dire aussi que si une forme donnée n'a pas une certaine matière (c'est-à-dire est moins complexe que cette notion qu'on voudrait lui donner pour matière), une autre matière de cette forme ne saurait dans son ascension jusqu'à cette forme s'incorporer à une notion qui fit d'elle la forme de cette notion supérieure, par laquelle la forme donnée était surpassée déjà. Ce type de syllogisme est le mode fElAptOn.
Le syllogisme de la troisième figure est une opération quelque peu bizarre, ce qui se comprend sans peine pour peu
qu'où réfléchisse qu'il n'exprime pas une analyse, mais ce qu'il y a d'analytique dans la synthèse, ce qu'il y a d'immobile dans la progression. Sa fonction est de rappeler au dialecticien qui serait tenté de l'oublier, que la forme ne se sépare poiut de la matière, parce que la matière la suit tout en s'élevant grâce à elle. La maison est quelque chose de plus que les pierres, les tuiles et le bois, mais ce sont, pourtant, les pierres, les tuiles et le bois qui reçoivent la maison comme forme l.
La constitution presque anormale du syllogisme de la troisième figure se trahit eu ceci que le moyen seul y est bien déterminé ; P et G pourraient, pris en eux-mêmes, éclianger leurs rôles. Ils ne sont ce qu'ils deviennent que par institution : on fait des notions qu'ils représentent un majeur ou un mineur selon ce qu'on se propose de conclure. On peut admettre que l'ordre traditionnel : MG, MP est acceptable, parce que quelque Z sert à désigner la notion la plus complexe qu'il y ait dans le syllogisme dont il s'agit. Mais il y a là un certain arbitraire qu'il est impossible d'éviter. De cette indétermination de P et de G, il résulte que, parfois, le sujet de la conclusion peut se trouver, par lui-même et non pas seulement en tant qu'affecté du signe quelque, la forme du prédicat. Mais comme c'est là une circonstance dont les prémisses ne disent rien, il est clair que, pour ne rien introduire daus les données rigoureuses, ou doit se placer dans l'hypothèse la plus défavorable, et supposer que le nom du sujet de la conclusion désigne par lui-même la plus pauvre des deux matières, — hypothèse qui entraîne constamment la particularité de la conclusion. Mais cette particularité même est un dernier signe de la nature presque anormale du syllogisme de la troisième figure. Car la particulière est l'expression d'une pensée insuffisamment déterminée ; d'une pensée qui, incapable de saisir la forme des choses, les désigne par leur matière eu indiquant seulement d'une manière vague, que cette matière rie doit pas être prise en elle-même, qu'il s'y ajoute, dans la chose dont on parle, une détermination qu'on ne saurait assigner. Avec le syllogisme de la troisième figure, nous sommes aux extrêmes limites de la pensée rationnelle analytique. Le voisinage de la logique artificielle se fait pressentir. On touche directement à cette logique, si déjà on n'y entre,